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Critique du film : FleshEater [2002], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 19 mai 2008 à 14h08

Night of the Living Dead Meet Evil Dead

Une bande de jeunes en pleine explosion hormonale se rend dans les bois pour y passer la soirée. Au programme, bien entendu ; bière, danse et baise, et peu importe dans quel ordre, pourvu que le tiercé soit gagnant. Oui mais voilà, cela ne va pas se passer comme l’a prévue cette nouvelle génération en rut. Non loin de là, un redneck, en nettoyant sa propriété, met à jour une ancienne sépulture levée par une secte satanique aujourd’hui disparue. Soudain, de ce tombeau sort une goule démoniaque, le Flesheater. Une créature dont la morsure est si maléfique qu’elle transforme la victime en mort-vivant !..


Vous ne connaissez peut-être pas le nom de S. William « Bill » Hinzman. Normal. Rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul. Par contre, si je vous parle du premier mort-vivant moderne, le premier zombie à se lever dans le cimetière de la Nuit des morts-vivants, celui qui fiche une trouille bleue à Barbara et qui contamine son frangin, je suis sûr que cela vous dit quelque chose, n’est-ce pas ? Et bien voilà, Bill Hinzman, c’est lui, ce zombie émacié qui a marqué toutes les mémoires de cinéphiles, à la manière d’un Bela Lugosi écarquillant les yeux sous les traits de Dracula ou d’un Boris Karloff marchant comme un robot dans la peau du monstre de Frankenstein.
En fait, Bill Hinzman n’a pas atterri dans la Nuit des Morts-vivants par hasard. En effet, il est un proche collaborateur de George Romero, un cadreur d’actualité et un spécialiste de la photographie – il sera d’ailleurs le directeur de la photographie de George Romero sur la Nuit des Fous Vivants. C’est donc un technicien expérimenté, même si son passif, il l’a construit plutôt dans le milieu télévisuel. Par contre, Bill Hinzman a un dada ; il adore les films d’horreur. Tant et si bien qu’en 1986 il réalise The Majorettes, sur un scénario de John Russo (ex-ami de George Romero) et deux ans plus tard ce Flesheater.

Flesheater, c’est un peu comme la Nuit des Morts-Vivants mettant aussi en scène des évènements qui se situeraient chronoliquement après le générique de fin du film de George Romero. On assiste en effet à de longues séquences de « chasse aux zombies » orchestrées par les citoyens, sous la direction de la police locale. Inutile de dire que cette phase de « tir aux pigeons » n’est guère originale, d’autant plus qu’elle entraine un final qui tire autant du plagiat que de l’hommage.
Flesheater emprunte aussi énormément à Evil Dead. Notamment dans le traitement, avec des effets spéciaux de maquillage qui se veulent provoquant et la mise en situation d'un groupe de jeunes gens en état de crise. Les morsures du Flesheater et des zombies transformant tout ce beau monde en deux temps trois mouvements en créatures démoniaques nous ramènent bien entendu à la fameuse entité « lovecraftienne » qui s’empare des amis de Ash.
Bon ensuite, précisons aussi que le film de Bill Hinzman lorgne aussi pas mal sur le cinéma adolescent. Les plans nichons sont nombreux, les dialogues graveleux sont bien présents, ainsi que les couples correspondant parfaitement aux archétypes adolescents de la culture occidentale. Normal, tant le scénario s’oriente parfois sur le film de genre « highties » avec son lot de surprise party et de clichés éculés (comme le coup de la fête d’Halloween…).

Alors, qu’y a-t-il à sauver de ce Flesheater ? Et bien, personnellement, je trouve les plans gore plutôt bien foutus, et cela même s’il n’y a pas de « sommité » à la tête du département des effets spéciaux. Oh, évidemment, ils sont perfectibles, mais ils ont l’avantage d’être nombreux et souvent assez chocs, avec ses litres d’hémoglobine et quelques positionnements politiquement incorrects et provocateurs, comme la petite fille zombie ou la fille à poil dans la salle de bain – un truc que l’on ne voit pas dans le cinéma d’horreur teenager actuel. Donc, dans l’ensemble, l’œuvre de Bill Hinzman se laisse suivre, avec ses bons moments, et cela même si l’ensemble a quand même un sacré gout de réchauffé.

La conclusion de à propos du Film : FleshEater [2002]

Nicolas L.
45

Flesheater est un pur film d’exploitation. N’y cherchez pas une quelconque originalité ou tentative de relecture. Le scénario est donc si prévisible que l’on pourrait presque le croire issu d’un copié-collé récupéré sur les classiques du genre. Il n’empêche que grâce à des maquillages spéciaux corrects et quelques outrecuidances visuelles, le film de Bill Hunzman se laisse gentiment regarder.

Que faut-il en retenir ?

  • Du gore et quelques scènes un peu osées
  • Du cinéma d’exploitation des années 80

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario prévisible, bourré de clichés
  • Une réalisation sans relief
  • Aucune tentative de renouvellement du genre

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