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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Horror Zombie
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Horror Zombie

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 12 mai 2008 à 2353

Luxure, freaks et zombies

Matool est un chicanos qui erre dans un Nouveau-Mexique ravagé par une apocalypse d’origine inconnue. Equipé d'un marteau, de quelques clous, et de ses compétences d'ancien boxeur, il meuble ses journées en débarrassant la région de ses hordes de zombies.
Tout ce passe plus ou moins bien – enfin, suivant les critères de l’époque -, au gré des journées et des réserves de clous. Mais aujourd'hui, le cours des évènements va changer. En effet, après avoir échoué à sauver un petit groupe de réfugiés, Matool est assommé par un inconnu. Il se réveille alors dans une maison occupée par un étrange couple, Nathan et Dexy...


Scott Phillips, rien à redire là-dessus, connait son affaire. Avec The Stink of Flesh, il a construit une série B bien burnée, digne du cinéma indépendant le plus inspiré. En faisant confiance à ce jeune homme, le producteur J.R. Bookwalter ( big boss de Tempe Ent.) a eu le net fin tant ce film de zombies réalisé avec un budget riquiqui tient aisément la comparaison avec des œuvres plus prestigieuses. Et d’ailleurs, si l'on cherche à identifier les raisons de cette réussite, on se rend compte qu'elles sont multiples, mais intimement liées.
La principale alchimie résulte de la fusion entre un scénario mettant en scène des personnages complètement dérangés et une réalisation sans concession - non parasitée par des influences extérieures - dans le creuset d'un cinéma indépendant géré par le système D. Ainsi, si The Stink of Flesh est un film de zombies, Scott Philips prend le genre à contre-pied dans le sens où les véritables freaks sont plutôt les résidents de cette propriété. A commencer par ce couple pervers ; entre Dexy qui adore se faire culbuter par les mecs de passage sous les yeux de son mari et Nathan qui prend son pied en baisant sa belle-soeur zombie accrochée nue dans la remise, difficile pour Matool, et pour nous, de définir quel est le plus taré des deux. Et que dire de Sassy, qui adore claquer les fesses de l'amant de Dexy pendant le coït et qui cache une soeur siamoise atrophiée et baveuse sous sa blouse? Une maison peut fréquentable, n'est-ce pas? Mais, finalement, dans un tel monde où toutes les valeurs de base se sont dissipées avec les restes de la civilisation, Matool finit par trouver sa situation – et la croupe de Dexy – confortables. On ne s’en étonne même pas.
Puis arrivent les militaires...

Trois GI, dont un grièvement blessé. Si Dexy a la vue de ces trois mâles s'exclame: «mais c'est Noël! », cette arrivée annonce en fait le début de la fin pour cette petite communauté égoïste et repliée sur ses perversions. Jalousie, écœurement, haine, concupiscence vont finir par pourrir de l'intérieur cette fragile entité communautaire. Les zombies, qui arrivent en masse sur le final, font presque office d'instruments purificateurs même si le cinéaste, visant probablement à dédramatiser tout ça, met en place un séquence « comique » ou deux protagonistes jouent les Bud Spencer et Terence Hill au milieu des zombies.
Mais le scénario de Stink of Flesh ne serait rien sans la réalisation de Scott Phillips, qui utilise de multiples influences pour mettre en forme son film. Punchy comme un indé US, le métrage étonne par la qualité des chorégraphies martiales – rarement vu des combats aussi spectaculaires dans un low budget -, des zombies parfaitement réussis aux comportements empruntant à la fois à Lucio Fulci et à George Romero, des maquillages efficaces et bien crades, une bande son bien travaillée… et une musique très originale. En effet, mettre du country dans un film de zombies, il fallait y penser. Le plus incroyable est que ça marche, et cela rajoute même un élément « weird » supplémentaire.

Bien sûr, le métrage ne manque pas de défauts. Tout d'abord, il faut bien avouer que si les acteurs principaux se débrouillent pas mal, on ne peut en dire autant des rôles secondaires. Ainsi, les plans prenant comme sujets seconds couteaux et figurants dégagent un assez fort parfum d'amateurisme. C'est assez gênant et fait ressortir encore un peu plus le coté cheap des décors et de la photographie intérieure. Heureusement, probablement conscient du problème, Scott Phillips coupe souvent ces passages au plus court grâce à un montage nerveux et riche en variations de valeurs de cadre. Mais bon, on ne peut occulter le fait que parfois la situation est un peu trop théâtrale (rhaaa, le jeune homme effrayé qui roule des yeux comme dans un cartoon…) et qu’elle décrédibilise le récit.

La conclusion de

The Stink of Flesh est ce qui se fait de mieux actuellement dans le cinéma indépendant américain. Réalisé par Scott Phillips, un monsieur que désormais je ne vais plus lâcher d’une semelle, ce film est complètement timbré et provocateur (comme se doit d’être un vrai indé US), mais il s’avère être aussi d’une qualité technique largement supérieure à la moyenne. Du gore, du sexe, de l’humour noir, de la baston… bref, un mélange explosif !

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario déjanté et des personnages allumés
  • Une réalisation de qualité
  • Des maquillages réussis

Que faut-il oublier ?

  • L’étroitesse du budget se fait parfois sentir
  • L’amateurisme des seconds rôles

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