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Critique du Film : Darkhunters
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Critique du Film : Darkhunters

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 19 avril 2008 à 0052

Chasse aux cornichons

Dans la première séquence du film, Carol Miller, un fusil à pompe en main, fait exploser le buffet de Georgina. Car Georgina est un fantôme et Carol Miller une chasseuse de cornichons. Vous ne voyez pas le rapport, c'est normal, tout cela est un peu confus. Tout comme les dialogues de ce film arty gothique britannique réalisé par Johannes Roberts. Soyez patient, vous allez comprendre...
On retrouve ensuite Carol Miller dans un confessionnal où elle explique à un prêtre qui en a vu d'autres que, même si elle préférerait faire du shopping avec des copines, son destin est de dégommer des fantômes avant qu'ils ne soient capturés par les démons. A cette occasion, elle nous dévoile sa personnalité très fataliste: - Dieu a une façon de vous laisser le choix qui vous donne l'impression de ne plus avoir le choix... Et il n'y a pas de choix a faire sur la mort. » Le curé en reste comme deux ronds de flan... Nous aussi d'ailleurs.


Il faut dire que – suite à un accident où son âme s'est momentanément mélangée à celle d'un chat (si, si!) - Carol est capable de voir les fantômes. Elle a même la faculté de visionner la mort future des gens en les touchant (c'est pour ça qu'elle se balade toujours les mains gantées). Son premier cas spectral fut Charlie Jackson (Dominique Pinon). Comme les autres êtres dans son cas, Charlie ne sait pas qu'il est mort et il ne comprend pas que les gens ne le voient pas. Au lieu de se faufiler dans les douches des filles ou rentrer aux concerts sans payer, lui, il préfère s’énerver. En fait, il le vit très mal (enfin, pour lui, c'est plutôt il le mort très mal, mais bon...). De plus, deux démons, guidés par des chats (oui, car les chaaaats voient les tréfonds de l’ââââmeuhh !..), sont à sa poursuite.
L'une de ses créatures est Philip Barlow, une sorte de détective de film noir qui engage autour d’un café une discussion hautement philosophique (sic) avec Carol: - Pourquoi recherchez-vous Charlie?, demande la fille, perplexe. - je suis détective privé, voici ma carte. » Il lui passe une carte de visite au nom de Philip Barlow. - Vous n'avez pas l'air d'un détective privé. - Ah bon? - Alors, vous allez me dire pourquoi? - Pourquoi je n'ai pas l'air d'un détective privé? - Non, pourquoi vous poursuivez Charlie Jackson. » Barlow réponde négativement, et comme la discussion dans le vide s'éternise, Carol a alors envie de fumer une cigarette. - Vous avez une cigarette?, demande-t-elle. - Non - Pouvez-vous me passer mon sac, s'il vous plait. » Elle prend alors un paquet de son sac et allume une cigarette. - Ces choses vous tueront, c'est sur. Mais je peux vous dire que si vous avalez ce cure-dent, » il sort alors le petit bout de bois qu'il a entre les dents, « vous allez chier des échardes pendant une semaine. » Passionnant, n'est-ce pas?

Mais Mr Barlow ne va pas faire long feu. Il va en effet tomber sous les coups d'un démon vachement moche qui va lui arracher le cœur en faisant gniak gniak. Carol comprend alors que son destin est de remplacer Barlow et de protéger l'âme de Charlie contre le démon et ses chats. Mais elle ne saisit pas encore que tout cela n'est qu'une histoire de condiment. C'est le démon qui va lui expliquer, au cours d'une séquence de face à face ou la caméra n’arrête pas de tourner (burps !.. Pardon…): - Il n'est pas mort, il n'est pas vivant, il est une erreur administrative, » dit le démon au sujet de Charlie Jackson. - Une erreur administrative ? », s’étonne Carol. - Oui, comme quand tu trouves un cornichon dans ton hamburger alors que tu l'avais demandé sans. » C’est ce que l’on appelle le sens de l’image, n’est-ce pas ?
Carol prend alors conscience que le monde est rempli de cornichons poursuivis par des démons flous aux ongles longs et sales aidés par des chats. Elle décide de ne plus fuir ses responsabilités et d'empêcher les âmes des cornichons de se noyer dans le vinai... euh, non, de tomber dans les mains de ces créatures infernales dotées d'un humour aussi nase que le mien. La seule solution, dégommer tour le monde à coups de fusil à pompe. Oui, car dans ce film, les cornichons, tout comme les démons, sont vulnérables aux balles, même non bénies.

Darkhunters part sur une bonne idée. Un personnage médiumnique avec des fantômes style Sixième Sens, mais abordés sous un aspect occulte, avec une lutte entre les démons et les anges pour capturer les âmes de ces créatures égarées. Le seul problème est que comme bon nombre de ses confrères britanniques qui adoptent le cinéma néo-gothique, Johannes Roberts voit son travail perverti par une prétention arty qui entraîne le traitement au summum du ridicule. Revisiter Andy Warhol ou David Lynch, tout en abordant des thématiques horrifiques et baroques chères à Clive Barker n'est pas donné à tout le monde, surtout quand le récit se voit attribuer d'interminables lignes de dialogues pseudo-philosophiques remplies de métaphores à deux balles.

La conclusion de

Avec Darkhunters, Johannes Roberts tombe dans les mêmes travers que ses compatriotes Andrew Goth ou Jake West, à savoir tenter de réaliser des travaux néo-gothiques au dessus de leurs capacités. Le résultat est donc pompeux, prétentieux, parfois inspiré et poétique, c'est vrai, mais manquant de recul vis à vis du potentiel dramatique de leur cinéma. Personnellement, je n'adhère pas vraiment à la démarche.

Que faut-il en retenir ?

  • Idée de départ intéressantes
  • Interprétation correcte

Que faut-il oublier ?

  • Dialogues et monologues pompeux et ridicules
  • Histoire faussement compliquée
  • Cinéma prétentieux et alambiqué

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