75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°7 : Reconfigurez votre Adblock d'un coup de baguette magique. Harry P. l'a fait et n'a pas eu de séquelles.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : The Substitute
The Substitute >

Critique du Film : The Substitute

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 9 avril 2008 à 1500

The Goonies vs Monster Woman from Outer Space

Dans le ciel nocturne de la campagne du Danemark, une mystérieuse sphère luminescente fait son apparition, surgissant des tréfonds de la galaxie. Au sol - et pas sur un mur -, une poule picote du pain dur (air connu). La collision est terrible et du volatile ne reste que quelques plumes ensanglantées flottant dans le vent. Puis, de cette sphère émerge alors une sorte de pixie stellaire, apparemment bien anodin, sauf qu'on lui devine des intentions bien peu amicales quand il prend possession d'une fermière bien en chair après s'être débarrassé de son mari éleveur de poulets. Quelques temps plus, tard, Ulla - puisque c'est ainsi que se nomme notre plantureuse blonde - se présente sous l'identité d'un professeur de collège remplaçant. Dés les premiers contacts avec ses élèves, ces derniers sont surpris par son comportement inhabituel et son enseignement peu académique.


Vikaren, alias The Subtitute, est une film destiné au jeune public qui mélange de façon légère et divertissante les éléments propres aux oeuvres d'invasion extra-terrestre et les récits mettant en scène les aventures trépidantes d'une bandes de gamins. En quelque sorte, pour résumer l'affaire, l'on pourrait qualifier sans faute le dernier bébé de Ole Bornedal comme une sorte de mix entre The Faculty et Les Goonies. Et si, à ces deux aspects, l'on ne manque pas d'oublier de rajouter la bande musicale de Marco Beltrami, résolument référentielle, l'on évolue en plein dans ces bons teen movies des années 80.
Film de kids oblige, le scénario se pose à la manière d'un parti pris imprégné de manichéisme. D'un coté, on a des gamins dégourdis et surtout très clairvoyants sur les intentions de leur nouvelle enSAIgnante, Ulla, et de l'autre, des parents obtus, qui ne comprennent rien, ne croient pas un mot aux révélations de ces enfants, et dont l'échantillon masculin se retrouve même victime des formes avantageuses de cette extra-terrestre plutôt bien carrossée. Bref, un sujet classique, très esprit "Club des Cinq" dont la seule remise au goût du jour est l'argument "matérialiste" des parents, qui n'accusent non plus leurs progéniture d'être victime de l'influence de leurs lectures SF et du cinéma, mais de la télévision et des jeux vidéos.
Comme dans la plupart de ces oeuvres, le récit tourne autour des réflexions d'un gamin à problèmes. Ici, le personnage central est Carl, un brave gosse qui voit son quotidien et son équilibre psychologique chamboulés par la brusque perte de sa mère dans un accident de voiture. Un peu solitaire, peu aidé par un père qui a perdu tout repère et qui doit porter une attention plus particulière à sa petite soeur, Carl se retrouve seul face à la révélation. C'est en effet lui qui, le premier, acquit - de visu - la certitude que Ulla n'est pas ce qu'elle prétend être, à savoir une fonctionnaire du ministère de l'Education (à travers hélas l'une des séquence les plus foireuses du film, victime d'un montage raté qui donne l'impression qu'un alien n'arrive pas à ouvrir des portes de toilettes publiques). Et sa situation va d'ailleurs devenir très inconfortable quand il va se rendre compte que son père ne reste pas insensible au charme de la mystérieuse femme.

Le film se déroule de manière prévisible mais cette narration qui aurait pu être lassante et puérile se voit "agrémentée" par les exactions de Ulla envers les enfants. Jouant un double jeu assez machiavélique, elle se montre extrêmement cruelle avec les gosses, allant jusqu'à se moquer de leurs imperfections physiques et de leur immaturité, alors qu'elle se montre d'une affabilité et d'une sensibilité - peu naturelle d'ailleurs - devant la présence de parents complètement crétins et près à gober n'importe quelle couleuvre, du moment qu'elle leur est servie par un adulte "responsable". Et comme ces gosses sont pour la plupart de véritables têtes à claques, l'on en arrive à trouver ça très drôle (sans aller jusqu'à adhérer totalement à la cruauté de Ulla, bien entendu... enfin, si, un peu quand même).
Non pris au sérieux par leurs parents, les enfants décident alors de tirer eux-mêmes les choses au clair. Et c'est à ce moment que l'on sent vraiment ressentir les influences du cinéma jeunesse US des années 80. Le plan où, cadré de face en travelling - plan de pied, ce groupe de gosses se rend en vélo chez cette "sorcière" galactique pourrait sortir tout droit d'un film de John Hughes, Richard Donner ou de Joe Dante. On continue d'ailleurs avec la "référence" Goonies dans la maison de Ulla, où ces enfants vont découvrir l'antre d'un monstre, dévoreur de poulets crus, le tout filmé avec une imagerie très amusante et récréative. En effet, voir cette blonde voluptueuse croquer du gallinacé vivant et finir le contour de la bouche souillé de sang et de plumes donne l'un des meilleurs moments du film.

Par contre, Vikaren perd de son efficacité au fur et à mesure de son déroulement pour arriver à un dénouement décevant et peu original. Les affaires s'annonçaient plutôt bien avec cette "escapade" en autocar dans une ferme avicole servant d'astroport. Mais le ton devenant plus grave, l'aventure des enfants étant parasité par la présence inutile d'adultes, le récit perd en fraîcheur et finit un peu en quenouille.
Au niveau des effets spéciaux, Ole Bornedal a décidé de les limiter au strict minimum. Il y a la séquence d'introduction que je vous ai narré plus haut, la création d'un figurant de synthèse à partir de cette même sphère, un hommage à The Faculty au cours d'un repas où Ulla laisse apparaître son tempérament Cthulhien, et la scène de fin, avec une "démolécularisation" d'Ulla qui met un terme à l'aventure. Bref, pas grand chose à se mettre sous les mirettes, et quand c'est le cas, le résultat n'est guère convaincant, les CGI étant un peu cheap.

La conclusion de

Vikaren est un sympathique thriller SF pour la jeunesse, doté d'une bonne dose d'humour et bénéficiant d'un traitement gentiment effrayant, au parfum collection "Chair de Poule". Très efficace, assez bien interprété par des enfants, avec une méchante TRES méchante, son gros succès sur les écrans danois n'est donc pas surprenant. Les adultes, quand à eux, y verront sûrement un récit trop puéril et prévisible. Ils pourront cependant y trouver un sujet de divertissement en décryptant les multiples clins d'oeil et référence aux teen movies glissés dans ce film par un Ole Bornedal en crise nostalgique.

Que faut-il en retenir ?

  • Un teen movie comme on en fait plus
  • Très souvent drôle
  • Interprétation de bon aloi
  • Réalisation classique mais au rendu agréable

Que faut-il oublier ?

  • Pour les plus jeunes
  • Un aspect année 80 un peu désuet
  • Un final décevant

Acheter The Substitute en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de The Substitute sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+