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Critique du Film : Insecticidal

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 8 avril 2008 à 15:16

Bikini Girls et insectes mutants

Le cadre: une résidence pour jeunes étudiantes, ce que les ricains appellent communément a sorority. Les protagonistes: une poignée de jolies filles et quelques mecs crétins. Le pitch: une attaque d'insectes géants. Voilà, en seulement trois phrases, regroupés tous les éléments du film de Jeffery Scott Lando, le plus sympathique de tous les réalisateurs canadiens de série B, et aujourd'hui considéré comme la version moderne de ces légendes de sont Fred Olen Ray ou Brett Piper. Rien que ça...
En fait, Insecticidal est l'un des tous premiers films de ce cinéaste aujourd'hui passé dans la cour des plus grands (tout est relatif, hein, ce n'est ni Orson Welles ni Howard Hawks) à l'occasion d'un très amusant Decoys 2 (voir la chronique ici). Premiers pas cinématographiques de Jeffery lando, ce qui est en fait une comédie friponne et SF est - et l'on s'en compte dés les premières images - réalisée à base de bouts de ficelles et de caméra DV, le budget consacré étant selon toute évidence aussi faible que le QI d'un Jean Claude Van Damme sous Prozac. On aurait donc pu craindre le pire, surtout si l'on ajoute la présence d'un scénario - écrit par ce farceur de Jeff O'Brien - aussi crétin que peu original. Pourtant, malgré cette chicherie budgétaire et cette pauvreté d'écriture, le film dégage dés le début une atmosphère de fan-attitude, à la limite de l'uber-geek, qui ne cesse pas un seul instant et qui finit par rendre le récit très divertissant.


Jeff O'Brien et Jeffery Lando nous invitent en fait à assister durant un peu moins de 90 minutes aux mésaventures de jeunes filles aux tenues très légères lorsqu'elle se retrouvent confrontés à la présence envahissante d'insectes géants. A cette occasion, réalisateur et scénariste n'évitent aucun cliché et comportements illogiques, avec la présence de personnages archi-stéréotypés: la garce à la cuisse légère, la blonde à forte poitrine, l'asiatique athlétique, et la fausse-moche (elle est même sacrément mignonne) qui prend le rôle d'intello à lunettes coincée. A cela, il ne faut pas oublier de signaler la présence d'autres jolis minois servant de future chair à pâté et d'un échantillon de mâles en rut. Cela pourrait donc être, vous le devinez aisément, complètement ridicule et chiant. Hors, cela n'est pas le cas. Bien entendu, cela reste foncièrement débile, bourré d'incohérences, mais comme les auteurs abordent le sujet sous la forme de la grosse blague potache et coquine, la sauce parvient quand même à prendre.
Il faut dire que le cinéaste parvient parfaitement à utiliser les quelques armes dont il dispose. Tout d'abord, les filles sont très jolies et, cerise sur le gâteau, elle ne jouent pas si mal que ça. De Meghan Heffern à Samantha McLeod (qui s'est fait un "nom" dans le bis depuis sa torrible séquence des toilettes dans Des Serpents dans l'Avion), toutes semblent s'amuser énormément à participer à cette pochade SF au cachet Z parfaitement assumé. Le scénario, d'ailleurs, se prend à jouer avec les clichés - dans le pur style cinéma indépendant US -, transformant par exemple la bimbo de service en une très sexy écrabouilleuse de scarabée. Il faut la voir jubiler en massacrant un insecte géant en plastique avec un mixer, les viscères de la bestiole giclant sur son opulente gorge avantageusement exposée.

Ce qui est également positif, c'est que le film ne sombre jamais dans la vulgarité et le crade à la Troma, et à aucun moment, Jeffery Lando ne souille ni ne salit ses actrices. C'est assez coquin, certes, mais cela reste en permanence bon enfant et totalement immature. Même s'il apprécie les chahuter, Jeffery Lando aime les femmes, les respecte, et cela se ressent (et à la vue de l'enthousiasme de ses actrices à participer à ses bêtises, elle le lui rendent bien) . En fait, c'est plutôt les mecs qui en prennent pour leur grade. Cons, obsédés, couards et machos, tels sont les profils psychologiques masculins exposés dans Insecticidal, transformant ainsi cette comédie sexy en militantisme féministe.
Et les monstres dans tout ça? Jetons un voile pudique sur l'élément déclencheur justifiant le gigantisme de ces insectes et intéressons-nous plutôt aux conséquences. Ces créatures monstrueuses sont au nombre de quatre; une mante religieuse sévissant dans le jardin (près de ce jacusy où se font du bien des jeunes filles en bikini, parce qu'elle le valent bien), et une araignée, un scarabée et un scorpion dans la maison. A cela, il ne faut pas oublier les larves géantes et carnivores qui pullulent un peu partout. Réalisées en CGI, horriblement mal incrustées dans l'image, toutes ces bestioles cartoonesques ne sont nullement effrayantes, vous vous en doutez bien. Elle étonnent plutôt par leur attitude. Ainsi, malgré quelles soient d'espèces différentes, elles agissent de concert et établissent un contact empathique avec l'une des jeunes filles contaminée et se transformant petit à petit en un agressif nid d'asticot anthropophage (si, si!). Même les larves nous épatent, notamment lorsqu'il leur vient la fine idée de sceller les issues de la baraque avec leur salive sous le nez de deux lesbiennes, trop occupées à se rouler vigoureusement des pelles pour les remarquer.

On pourra regretter, cependant, que la plupart des mises à mort soient filmées hors-cadre. Ce choix est certainement la conséquence de contraintes budgétaires. On voit donc pas mal de sang, beaucoup de morts, mais le film reste finalement assez peu violent et nullement choquant. Ce qui, finalement, colle parfaitement au style affiché par le métrage qui est celui du cartoon fun et déjanté. Un mal pour un bien, comme l'on dit communément...

40

Bon, vous l'avez compris, ce film est très con. Si vous êtes du genre à n'apprécier que les films de SF sérieux et bénéficiant des toutes dernières technologies haut-de-gamme en matière d'images numériques, évitez ce produit comme la peste. Par contre, si, comme moi, vous avez de temps en temps envie de vous éclater avec une grosse bêtise bien potache, remplie de jolies filles en bikini et de grosses bestioles improbables, je vous assure que cet Insecticidal est le nec plus ultra pour passer une délirante soirée geek entre amis, entre deux épisodes de Bob l'Eponge, puis un Marc Dorcel en fin de nuit.

Critique de publiée le 8 avril 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Blague potache complètement décomplexée
  • Des jolis filles
  • Bon rythme, esprit bon enfant

Que faut-il oublier ?

  • Scénario crétin
  • Effets spéciaux cheap
  • Un criant manque de moyens
  • Aucune autre ambition que le fun

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