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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Slaughter Disc

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 6 mars 2008 à 1630

Snuff X mollasson

Mike est dingue de films pornos. Il est tellement passionné par le genre qu'il en perd toute sa vie sociale, et bien entendu sa copine, trop occupé qu'il est à se palucher comme un malade devant un DVD X présentant des filles délurées et déguisées en clowns. Un jour, son seul ami - le vendeur de DVD de son sex-shop favori - lui parle d'un nouveau concept de film, qu'il s'empresse alors de commander. Lorsque le colis tant attendu lui parvient, il se hâte de glisser la galette dans son lecteur de son salon, et s'installe confortablement - c'est à dire la braguette grande ouverte - dans son fauteuil. Il ne sait pas encore qu'il s'apprête à pénétrer dans un univers d'horreur et de luxure...


Continuant d'explorer le très inégal catalogue de Uncut Movies, je me suis aventuré dans l'expérience Slaughter Disc, un film américain de David Quitmeyer sensé causer de pornographie et de meurtre comme son sous-titre (Porno Kills) le laisse si bien entendre. Porno, le film l'est assurément. Avec ses séquences de pénétration non simulées exécutées par une actrice de hard professionnelle (Caroline Pearce) et ses plans très démonstratifs sur les intimités des protagonistes, il ne fait aucun doute que l'on a affaire au produit pour adulte typique. Reste à savoir si ce métrage mérite autre chose qu'une vulgaire appellation hardcore. Et c'est à ce sujet que l'on est à même de s'interroger...
Slaughter Disc raconte l'histoire d'un jeune branleur (dans les deux sens du terme). A la recherche de plaisir de plus en plus extrêmes, il finit par tomber sur ce fameux DVD mettant en scène une certaine Andromeda Strange qui se complait dans l'exhibitionnisme masturbatoire mais aussi dans les expériences nécrophiles. On peut donc comprendre que ce spectacle soit à même de satisfaire les exigences hors limites du jeune Mike. Malheureusement, l'on en vient rapidement à être surpris que Mike soit si excité par des premières séquences de tripotage au prime abord racoleuses mais finalement peu originales et extrêmes, mis à part le fait que la miss finit ses prestations régulièrement recouverte de sang frais. En effet, de nombreux pornos, tous à faits normaux, vont beaucoup plus loin dans la perversion et le bizarre. Cependant, ce détail n'a pas l'air de gêner Mike, qui nous étonne alors à réussir à prendre son pied avec ce produit fade et ennuyeux. Une attitude qui, avouons-le, sonne complètement faux.

Néanmoins, petit à petit, les cérémonies de Andromeda deviennent de plus en plus violentes, avec l'introduction de victimes masculines qui, une fois le coït achevé, finissent assassinées par cette mante religieuse en porte-jarretelles. Mais, encore une fois, tout cela reste bien conventionnel, que cela soit dans le domaine du porno ou dans celui du gore. On en vient alors à constater amèrement que Slaughter Disc officie bien loin du cinéma underground allemand, hormis dans le registre technique, seul aspect dans lequel les deux produits sont comparables. En effet, entièrement réalisé en vidéo, Slaughter Disc prône le misérabilisme, que cela soit dans les décors (deux pièces: le salon chichement meublé de Mike et la minuscule pièce de cérémonie d’Andromeda) qu'à travers les horribles effets numériques réalisés probablement avec un logiciel de retouche d'usage domestique.
Bref, le film enchaîne pendant une heure des ennuyeuses séquences de fornication et d'onanisme qui s'achèvent immanquablement par la vision d'une "comédienne" barbouillée de rouge, avant de prendre vers la fin une orientation plus fantastique avec la peu explicite apparition de symptômes de décomposition sur l'épiderme d'Andromeda. Un twist surnaturel, gâché par des artifices vidéos moisis et des maquillages de pacotille, qui trouvera une explication à son dénouement, et qui fait passer quelque peu le genre du métrage du snuff porno au gore surnaturel mais qui ne parvient pas à masquer le fait que ce film reste avant toute chose une sombre escroquerie. A savoir un film porno médiocre déguisé en film d'horreur pour appâter le chaland fan de films d'horreur indépendants.

La conclusion de

Film porno, de plus de très moyenne facture, maquillé en film d’horreur, Slaughter Disc se trouve être un produit sans intérêt. Très pauvre techniquement, terriblement ennuyeux, doté d’effets gore minimalistes, le métrage du vidéaste David Quitmeyer ne mérite vraiment pas qu’on lui porte un quelconque intérêt.

Que faut-il en retenir ?

  • La désocialisation par le porno

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario minimaliste
  • Des effets gore médiocres
  • Une réalisation à la limite de l’amateurisme
  • Porno déguisé en film d’horreur

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