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Critique du film (direct to vidéo) : The Witch's Sabbath [2005], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 1 mars 2008 à 20h09

Mieux que Charmed; les Cochonnes Sorcières

Le Sin n’ Skin est un Strip Club miteux. À la vue de sa façade pourrie, l’on en est sûr. Par contre, une fois pénétré à l’intérieur – non sans avoir dû graisser la patte d’un ouvreur patibulaire -, l’on s’en rend compte de deux choses. Tout d’abord, on se demande pourquoi il y a une file d’attente à l’extérieur vue que la salle est quasiment vide. Ce mystère, sachez-le, ne sera jamais résolu. La deuxième chose qui frappe nos esprits – enfin, et autres choses placées nettement plus bas – c’est que les Strippers, à défaut d’être de première fraicheur, présentent des formes plus que généreuses, et que, en pleine période de crise anorexique, la vue de ces femmes bien en chair nous transporte dans la pas si lointaine époque des Samantha Fox et autres Sabrina. Ce qui fait du bien…
Mais, hélas, il y a anguille sous roche (pff, c’était trop beau pour être vrai). Oui, car en plus d’être un lieu de débauche, ce Sin n’ Skin est également l’endroit où un cercle de sorcières a décidé de faire son marché de males à sacrifier. Menées par leur leader Auriana, ces voluptueuses demoiselles utilisent leurs charmes pour faire monter… euh…, l’enthousiasme des clients et ensuite les attirer dans leur manoir et les offrir à leur dieu, qui – on le verra sur la fin – se montrera particulièrement ingrat.


Le film se déroule donc principalement en deux lieux différents ; le club et le manoir. Dans la demeure des sorcières, à la déco résolument baroque en toc, officie également le majordome boiteux et au regard torve. Ce personnage complètement déglingué est l’une des principales attractions du film, avec un comédien qui s’obstine – dans un bel hommage – à imiter les attitudes du regretté Tor Johnson, acteur fétiche d’Ed Wood. Et c’est dans l’une des pièces reculées du manoir que le quatuor de sorcières réunit ses coven qui se résument à des attouchements et des décapitations de males en rut. Avant d’aller plus loin, attardons-nous, si vous le voulez bien, sur ce cercle de sorcières sexy, version hot des sœurs Halliwell.
Kearai (April Betts) est l’afro-américaine de service. C’est la moins en vue, du moins en ce qui concerne sa plastique. Dans le film, elle ne fait pas grand-chose à part observer ses copines et les victimes, et elle se montre assez avare de ses charmes. La brune Rachon (Gina Valona) est la principale rabatteuse. Très entreprenante, elle est celle qui va attirer Eliza dans le manoir et qui finalement entrainer leur perte. Meiko est la plus marrante, normale car elle est interprétée par la plantureuse pornstar Lisa Sparxxx. La coquine, probablement très fière de sortir un peu de ses habituelles performances (elle détient le record de partenaires dans une journée avec un chiffre hallucinant de 919 rapports !), exhibe donc ses énormes nibards dés que la caméra se pose sur elle, puis elle se met à les triturer comme une folle. Inutile que je vous précise qu’elle ne parle pas beaucoup (de toutes façons, tous les dialogues sont débiles, alors…). Plus il y a Auriana, incarnée par la reine de Brain Damage Productions, à savoir Syn DeVil. Un peu ridicule dans sa tenue sado-maso, les nichons à l’air, elle assume parfaitement son rôle de maîtresse de donjon un peu kitch et s’en sort même plutôt bien. Elle arrive même parfois à nous faire (presque) peur.

Passons maintenant aux gentils, car dans un scénario d’horreur, il faut des victimes mais aussi des gentils. Dans The Witch’s Sabbath, la fonction de héros est attribué à un quatuor composé de deux couples. Le personnage principal est Eliza, interprété par la très jolie Christine Cowden, mais j’ai plus retenu le dénommé Seth (Eli James) et ses calamiteuses et désopilantes techniques de drague. Car il faut que je vous dise que, à défaut d’être terrifiant, le film de Jeff Leroy est souvent drôle. Il y a pas mal de gags visuels assez fun et de clins d’œil. Parmi les idées les plus pertinentes, la visite au manoir de Ron Jeremy (une ex-pornstar des années 80) en prêcheur évangéliste - lui qui a passé sa vie dans la luxure, ou pire en compagnie de Lloyd Kaufman) est l’occasion de la mise en place d’une séquence croustillante.
Au niveau des effets spéciaux, vous devez vous doutez que cela ne doit pas voler bien haut. Vous avez raison. Par contre, le film présente l’avantage d’être très gore, même si cela n’est pas toujours très réussi. La meilleure scène (content de lui, le cinéaste va même la glisser deux fois dans le métrage) reste celle au cours de laquelle Auriana, tel un Prédator en chasse, arrache la colonne vertébrale et la tête d’une victime encore vivante. Il y a donc beaucoup de sang, dont de nombreuses gerbes atterrissant sur des paires de seins dénudés. Je sais pas pourquoi, ça me fait toujours rire (suis-je normal docteur ?). Puis, il y a la Bêêête ; dans une explosion de blocs de polystyrène et de planches de balsa, à travers une fumée verdâtre, apparaît enfin la créature et… là, je vous conseille de ne pas avoir à ce moment une bière ou un bonbon en bouche, vous risqueriez de vous étouffer. Car la vue de ce monstre tentaculaire en plastique – une sorte de Cthulhu qui serait passé sous les roues d’un camion - est un gag irrésistible.

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : The Witch's Sabbath [2005]

Nicolas L.
50

Je n’ai pas vu tous les films de leur catalogue, mais The Witch’s Sabbath est pour le moment le film le plus sympathique édité par Uncut Movies. Bien sûr, c’est du bis fauché, du cinéma indépendant qui flirte avec le Z, mais je trouve personnellement que Jeff Leroy a fait du bon boulot sur ce coup là, en considérant les moyens du bord (bonjour le son vidéo pourri). Le film est très gore, l’érotisme coquin présenté est très éloigné du porno-gore racoleur, l’humour fonctionne souvent assez bien à la condition d’avoir l’esprit potache (et quelques références dans le domaine du bis et du porno). Bref, c’est le produit à conseiller pour les soirées pizza-bières entre potes rigolards.

Que faut-il en retenir ?

  • Coquin, fun, gore
  • Réalisation très consciencieuses
  • Un casting qui a du chien

Que faut-il oublier ?

  • Très cheap, son vidéo moisi
  • Scénario alibi
  • Dialogues débiles
  • Quelques longueurs

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