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Critique du Téléfilm : Manticore

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 12 février 2008 à 15:31

Mythology Burning

La journaliste Ashley Pierce, du network GNN (wouaou, notez la subtilité de la référence !), est persuadée de pouvoir trouver dans un petit village du nord de l’Irak un dépôt d’ADM (pour les profanes : armes de destruction massive). Grâce à ses appuis politiques - et à sa luxueuse carrosserie classe mannequin - elle parvient donc à se faire déposer en hélico – en compagnie de son sympathique cadreur – dans cette région en principe interdite aux civils. Elle va alors se retrouver nez à museau avec un animal mythologique vraiment pas commode qui, sous ses yeux et l’optique de la caméra, va bouffer la population du village. Quelques temps plus tard, sans nouvelles des journalistes, le haut commandement décide d’envoyer une section de militaires en mission de récupération dans la zone….
Enième production Sci Fi Channel, Manticore se révèle en fait de facture un peu plus luxueuse que les autres produits de la chaîne. En effet, dans ce film, les producteurs poussent plus loin l’aspect réaliste car nous avons droit à la vision d’un camp de Rangers américains en opération de pacification musclée dans le désert irakien, et mieux, quelques véhicules semi blindés en parfait état de marche ! A noter d’ailleurs une assez réussie séquence d’ouverture guerrière, filmée caméra à l’épaule, dans le style Chute du Faucon Noir (en plus fauchée bien sûr). Quelle opulence, n’est-ce pas ? Rassurez-vous, cela ne va pas durer….
C’est d’ailleurs l’une des sections de ces troupes motorisés qui va se retrouver dans une galère pas possible, isolée dans un agglomérat de carton pâte ressemblant plus à une attraction Disney ou au plateau d’un épisode de Xéna qu’à un village irakien. Mené par un sergent bedonnant aussi crédible en baroudeur que Mimi Mathy en Godzilla, les soldats américains vont alors découvrir l’horrible vérité. Hors, si elle est nouvelle pour nos héros, cette révélation ne surprendra pas le spectateur qui aura eu, lui, l’immense honneur d’assister à la résurrection du fameux monstre, la manticore, en début de métrage (ahhhh ! cette magnifique caverne aux parois en papier mâché pour crèche de Nöel, vraiment enchanteur !)


L’histoire se concentre alors sur le récit de la lutte entre la créature et cette poignée de militaires essayant de protéger les très rares survivants qui, par un heureux hasard, se trouvent être le duo de journalistes, un gamin anglophone et le responsable du réveil de la bête : un cheik en manque de crédit (ce qui le rend aigri, on le comprend). Pour se faire, s’appuyant sur un scénario linéaire plombé par les poncifs et les clichés militaro-humanitaires, le cinéaste Tripp Reed se penche à mettre bout à bout des séquences répétitives au cours desquelles une manticore en CGI de piètre qualité éviscère et dévore à moitié ces individus incultes qui ne sont même pas foutus de reconnaître en ce monstre une créature mythologique.
Cependant, il faut le reconnaître, certaines scènes sont amusantes, comme lorsque la manticore, au tempérament farceur très affirmé, pénètre en catimini dans un hélicoptère envoyé en mission de secours pour faire un petit coucou aux deux pilotes. Autre moment très drôle ; quand le sergent Baxter utilise l’écran de contrôle d’un minuscule caméscope pour renvoyer à la créature sa propre image et parvenir, par ce moyen, à la pétrifier. En effet, il faut savoir que si une manticore en mate une autre, c’est transformation en statue assurée pour les deux bestioles. On pourrait appeler ça l’effet Méduse… Ce qui me laisse à penser que, pour les manticores, question accouplement, il n’y a donc pas d’autre solution que la levrette ! Hum, bref, pour fermer cette parenthèse à peine digne d’une blague de Bigard et en revenir au sujet ; l’on est très surpris de voir que la technique marche ! (Pas la levrette, bande d’obsédés, le coup du miroir !). En effet, la manticore, de nature apparemment très curieuse ou très narcissique, fronçant les sourcil pour observer l’image vidéo, se retrouve transformée en un caillou prêt à être concassé.

30

Manticore, avec son mélange de séquences filmées en live et en studio, est un met télévisuel au goût un peu plus épicé que la soupe de navets habituellement servie par les tacherons officiant pour Sci Fi Channel (Philip J. Roth en tête). Le film est linéaire et totalement prévisible c’est vrai, et la manticore est souvent très mal modélisée et surtout très mal insérée dans les décors, mais Tripp Reed nous propose quand même quelques scènes assez marrantes qui peuvent contribuer à faire passer la pilule. Au final, Manticore peut être envisagé comme un spectacle banal et inoffensif (malgré quelques effets gore) à réserver pour les dimanche après-midi pluvieux.

Critique de publiée le 12 février 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Ce que Sci Fi nous propose de mieux
  • Pas mal d’effets gore
  • Quelques séquences réussie

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans surprise et linéaire
  • Des inserts CGI assez mauvais
  • Narration parsemée de clichés
  • Personnages archétypaux

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