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Critique du Film : Astro-zombies
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Critique du Film : Astro-zombies

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 10 février 2008 à 1617

Satana et les zombies électriques

Ne vous méprenez pas, dans Astro-zombies, vous ne trouverez en aucune façon une espèce de race extra-terrestre marchant à la manière d’un automate constipé. Pas plus que ce film ne parle d’une histoire vaudou faisant revenir d’entre les morts Astro le petit robot. Non, dans Astro-zombies, les monstres sont construits dans la cave d’un savant fou, le docteur Marco, assisté d’un Igor au regard torve, rebaptisé Franchot pour l’occasion.


Un peu paumé dans un scénario sans réelle tenue, le docteur Marco (John Carradine) poursuit un but mal défini, tout en expliquant pas à pas sa méthodologie à un assistant attardé et bossu qui selon toute évidence ne comprend rien à son charabia scientifico-bidon et passe son temps à sourire sadiquement. On est alors légitimement à même de penser : mais que cherche vraiment ce scientifique au moyen de ses tonnes d’instruments hétéroclites qui font bip et qui font bulubulu ? Euh… Tout ce que l’on comprend, c’est qu’il tente des expérimentations sur le cerveau humain. Grace à une haute technologie (notamment une magnifique lampe de bureau transformée en casque à électrodes), il parvient à ranimer les cerveaux des morts en utilisant des ondes électromagnétiques. Ensuite, encore pour une raison très vague, il affuble ses créatures d’un casque du plus bel effet, histoire de faire crier d’effroi les demoiselles.
Oui, car ces monstres, ces astro-zombies, aiment trousser les demoiselles. Toutes les nuits, ils partent chasser les jeunes femmes. Officiellement pour récupérer des organes, mais bon, vu que l’on en voit pas la queue d’un – d’organe -, permettez-moi d’en douter. Evidemment, ces meurtres à répétition ne vont pas manquer d’attirer l’attention de la CIA mais aussi d’une importante organisation internationale de trois personnes dirigée par la vamp Tura Satana. Commence alors une course – menée à la vitesse d’un escargot asthmatique – entre les deux groupes pour localiser la planque du docteur Marco. Les premiers agents gouvernementaux sur le coup étant éliminés par une Satana satanique, c’est le trio d’espions qui parvient le premier dans le repaire du savant fou.

Evidemment, comme dans toute série B pulp, les héros vont arriver quelques secondes plus tard, ou quelques heures plus tard… Très difficile à dire car certaines séquences sont selon toute évidence filmées de nuit et d’autres, censées se passer simultanément, bénéficient d’une lumière éclatante. Bref, tout le monde finit par se retrouver dans le garage du docteur Marco. Vraiment en colère, Satana tire sur les héros, mais comme le canon de son pistolet – collé avec du scotch – est tordu, elle rate bien évidemment sa cible. Dérangés probablement par le raffut, les deux astro-zombies se mêlent au combat le plus mou de l’histoire du cinéma. Franchot meurt en luttant contre un assassin mexicain de 35 kilos tout mouillé (et en considérant le poids de ses bottes). Réfugiés à l’extérieur, les héros, assistés de la police, éliminent un astro-zombie trop attiré par la gueuse et criblent de plomb le tueur mexicain qui se met à danser la carmagnole sous les balles. Quand à Satana, elle tue le docteur Marco pour le forcer à parler (vous noterez la subtilité de la technique) et finit grillé dans un transformateur en compagnie du deuxième astro-zombie.
Me vient alors une question essentielle : mais est donc cette fille ligotée sur le lit depuis le début du film ?

La conclusion de

Elevé au rang de film culte, Astro-zombies est surtout un film très lent, au suspense inexistant, aux dialogues pseudo-scientifiques soporifiques et aux séquences d’actions d’une extrême mollesse. Pur nanar des années 60, le film se laisse cependant regarder, grâce essentiellement à des passages involontairement drôles mettant en scène un festival de clichés et des caricatures issus de la culture pulp. De plus, Tura Satana, seule véritable actrice ayant réussie à sortir – presque – indemne du ciné-nichons de Russ Meyer, se révèle aussi être une attraction à elle toute seule.

Que faut-il en retenir ?

  • Involontairement drôle
  • Tura Satana, véritable personnage de BD

Que faut-il oublier ?

  • Rythme soporifique, scénario crétin
  • Que fait John Carradine dans cette galère
  • Effets spéciaux inexistants
  • Chorégraphie des combats lamentable
  • Réalisation très approximative

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