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Critique du film : Supernova [2000], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 31 janvier 2008 à 16h29

Supernavet

Dans un lointain futur, un vaisseau hôpital reçoit un SOS émis d’une planète minière. Après un saut en vitesse lumière qui ne se passe pas très bien, l’équipage se voit contraint de recueillir à bord un mystérieux naufragé qui y amène une inquiétante mais fascinante boule luminescente.
Supernova devait à l’origine être l’un de ces blockbusters marquant le cinéma de SF. Un gros budget, une production prestigieuse et un casting de choix. Malheureusement, probablement emporté par un excès d’enthousiasme, tout ce beau monde a oublié l’essentiel : le scénario. En effet, en essayant de copier quelque peu l’aspect thriller métaphysique de 2001, le scénariste Daniel C. Wilson s’est complètement pris les pieds dans le tapis. L’idée de départ de William Malone était intéressante, empruntant à de nombreux concepts new age sur l’origine et le renouvellement de l’univers, mais en voulant la transformer en spectacle grand public, Wilson l’a complètement vidé de sa substance intellectuelle et, pire, l’a ridiculisé.


Le film tourne alors en une sorte de Shining sidéral dans lequel un super vilain de comics élimine avec une aisance désespérante la plupart des membres d’équipage sauf deux : le couple de héros. Surjouant terriblement, Peter Facinelli, profitant que la réalisation ait axé une partie de sa cosmétique sur des étalages de paires de fesses, fanfaronne dans les coursives du vaisseau le cul à l’air, entraînant dans des effusions d’ébats la nymphomane de service (Robin Tuney, aussi cruche qu’un adolescente). Et ce n’est pas tout. A cette vulgarité esthétique, il convient également d’ajouter une absence totale de subtilité dans le choix de traitement au sujet de l’artefact stellaire. « C’est une bombe ! » s’exclame un moment l’un des membres d’équipage, histoire que le spectateur lambda retrouve des repères matérialistes bien terre à terre.
En fait, en plus d’être un engin de destruction stellaire, une sorte de Galactus en kit, l’artefact fait également office de fontaine de jouvence, allant même jusqu'à transformer ses admirateurs un peu trop proches en surhommes, mais au prix de leur santé mentale. Ainsi, mis à part le héros, coincé dans la mine par le machiavélisme du super méchant, la plupart des protagonistes vont tous plus ou moins péter les plombs et s’entretuer ( dans le même registre, Event Horizon est nettement mieux réussi). Le climax final se résumant à un duel extrêmement prévisible qui verra le brave capitaine intérimaire (le vrai est éliminé dés le début, histoire d’augmenter le poids des responsabilités pesant sur les épaules de ce brave James Spader) l’emporter sur le méchant et conquérir le cœur de la belle Angela Bassett. Le plan de conclusion, complètement ridicule, achève de plonger le film dans le domaine du lamentable.

Avec une histoire pareille, il était inévitable que le torchon brûle très rapidement. Les premiers rushs étant catastrophiques au goût des responsables, la production se brouille avec le premier réalisateur, Geoffrey Wright, qui quitte le tournage dés les premiers jours. Arrive Walter Hill, qui effectue quasiment toute les prises de vue avant de craquer sous les reproches des dirigeants de la MGM. La production appelle alors Jack Sholder à la rescousse. Malheureusement, le pauvre homme ne peut plus rien faire et se contente de mettre en bobine ce space opéra mou, faussement intello et exhibitionniste. Il finit cette épreuve si dégoûté qu’il refuse de signer l’œuvre, tout comme Walter Hill. La MGM met alors au générique le pseudo de Thomas Lee, remplaçant pour la première fois le trop connu Alan Smithee). Jack Sholder ne participe même pas au montage. C’est Francis Ford Coppola - qui a assisté Jack Sholder sur le plateau - qui prend le relais, essayant vainement d’introduire un rythme.
En fait, le seul truc de positif dans ce navet est la qualité des effets spéciaux. Là, on peut enfin dire que l’on sent l’importance du budget (60 millions de dollars, le film en a finalement rapporté moins de 20). On peut donc admirer de temps à autres quelques superbes plans de space opéra bien léchés, mais ils sont tellement rares qu’ils ne réussissent pas à relever le niveau.


La conclusion de à propos du Film : Supernova [2000]

Nicolas L.
20

Supernova devait se poser comme une référence dans le domaine de la SF. C’est finalement le cas, mais pas du tout dans le registre espéré par ses concepteurs. C’est en effet un mémorable et prétentieux navet ainsi que l’un des plus gros flop des années 90. Il faut dire qu’avec les désaccords qui ont pourri le tournage, ce scénario vraiment mauvais qui mélange de manière indigeste métaphysique de bazar, érotisme à deux balles et horreur sans impact, le projet était mal barré. Reste quelques effets spéciaux sympathiques qui permettent au film de passer régulièrement en fin de soirée sur M6. La place qu’il mérite.

Que faut-il en retenir ?

  • Effets spéciaux sympathiques

Que faut-il oublier ?

  • Très mauvais scénario
  • Métaphysique de bazar, érotisme à deux balles et horreur sans impact
  • Rythme mou, enjeux sans intérêts
  • Personnages stéréotypés

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