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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Dark Waters
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Dark Waters

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 24 janvier 2008 à 1431

Le Rebelle vs les Requins Mutants

Dane Quatrell compte parmi les illuminés qui croient dur comme fer à l’existence de l’Atlantide. Mais si on le compare aux autres, Dane Quatrell a un avantage : il possède un sous-marin ! Aussi, comme le capitaine Cousteau, il explore les fonds des mers aux quatre coins du globe, à la recherche de sa chimère. Il doit cependant bien admettre que cette villégiature abyssale ne nourrit guère son homme (sauf si l’on est un inconditionnel du shushi ou du steak de thon). Aussi, quand il reçoit une proposition alléchante – explorer une zone anormalement soumise aux attaques de requins – il n’hésite pas à accepter cette mission qui pourrait mettre du beurre dans le plancton… pour le plus grand bonheur de l’amateurs de nanars.
Dans ce « film », tout sonne faux. A commencer par le jeu des acteurs. Lorenzo Lamas, tout d’abord, qui prend la pause devant la caméra, débite ses textes avec un ton monocorde ou un surjeu désopilant (sans prendre en compte la situation de la scène en cours, cela va sans dire). Décrypter les émotions de ce comédien est très simple ; il lève un sourcil quand il est stupéfait, les fronce quand il est vachement contrarié et reste sans réaction dans tous les autres cas de figure. Un véritable concurrent de Steven Seagal dans le registre du légume bouilli. Mais attention ! Il n’est pas le plus mauvais, car la jolie Simmone Mackinnon (Python 2 quand même !) fait tout pour le surpasser dans le domaine du « je suis ridicule mais j’assume ». Moulée dans une tenue qui met plus qu’en forme ses avantages, elle essaye en vain de jouer les dures. Pour cela, elle essaye de s’inspirer de Lara Croft qui doit représenter pour elle l’archétype de la femme forte. Inutile de préciser que le résultat est tout simplement lamentable, vu qu’elle ne parvient à faire ressentir sa force de caractère que par le biais d’une incessante gymnastique capillaire (si, si, je vous assure), de serrages de mâchoire et de regards de travers. On est vraiment très impressionné (sic)…

Simmone et son joli débardeur

Bon, il faut dire aussi que nos amis ne sont pas gâtés par le scénario. Grosso modo, le script tourne autour d’expérimentations génétiques opérées sur des requins au sein d’une base sous-marine et d’un sous-marin de classe Trident - transformé en labo pour l’occasion. Des requins devenus si puissants qu’ils parviennent, à grands coups de pifs dans sa coque en acier, à couler le submersible de Dane Quatrell. Faut le faire quand même, n’est-ce pas ? Bien sur, on va découvrir également (en bon spectateur, il convient de faire semblant d’être surpris, même si l’on a tout pigé dés le premier quart d’heure de métrage) qu’un lien relie le gentil océanographe à l’un des scientifiques responsables de cette opération, et rencontrer au hasard des coursives un sacré lot de militaires crétins. Aucune aberration ne nous est épargnée, à commencer par des échanges de coups de feu d’armes de guerre dans un sous-marin, les gags bidons sensés faire retomber la tension (la séquence de « séduction » ou Simmone Mackinnon joue les Marilyn devant un parterre de marins médusés vaut son pesant de cacahuètes !) et les situations de suspense invraisemblables (faire remonter un sous-marin du fond des océans au moyen d’un canot pneumatique, fallait y penser !).
De plus, comme s’il était impensable de les démarquer de la nullité de l’ensemble, les effets spéciaux sont également d’une exécrable qualité. Et je pèse mes mots. Bien évidemment conçus en CGI, les requins sont d’un moche absolu et hyper mal animés. Le réalisateur tente de masquer ces défauts à travers des plans très brefs, mais cela n’a pour effet que de rendre les situations saccadées, donc encore plus ridicules. Remarquez, moi, cela m’a fait plaisir, j’ai eu l’impression de retrouver pendant quelques moments mon bon vieil ordinateur Amstrad CPC. Mais bon, je ne suis pas certains que tout le monde puisse partager ma joie.

La conclusion de

Lorenzo « le rebelle » Lamas en océanographe, aussi crédible que Sim déguisé en Conan ; la brune Simmone Mackinnon qui se balade tout le film mouillée, en débardeur, et en jouant de ses cheveux L’Oréal et de ses regards sombres ; il n’y a pas à dire : ça a déjà une sacrée gueule ! Alors, lorsqu’on rajoute un troisième larron blondinet au jeu aussi approximatif que celui d’un acteur de film porno, un scénario d’une débilité hallucinante, des dialogues crétins ou insipides et des effets spéciaux de Game Boy, on arrive à obtenir un mélange explosif nommé Dark Waters !!

Que faut-il en retenir ?

  • Rien

Que faut-il oublier ?

  • Tout

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