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Critique du film : Poltergeist II [1986], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 15 janvier 2008 à 15h06

Mauvais trip pour les Freeling

Après l’immense succès public remporté par le premier Poltergeist, il était naturel que les studios Universal relancent la machine à spectre sur cette pauvre famille Freeling, histoire d’amasser quelques millions de dollars supplémentaires. Encore fallait-il trouver une idée de scénario originale. Ce qui ne fut pas simple, étant donné que le voile de mystère entourant ces manifestations – la profanation d’un ancien cimetière indien – est levé depuis la fin du film de Tobe Hooper.
Dans ce deuxième opus, la famille Freeling a déménagé. Installée dans une banlieue pavillonnaire (sans habitant dans les maisons situées à proximité, si l’on en croit le manque de réaction du voisinage lors de ces bruyantes et voyantes manifestations surnaturelles) , elle essaye de reprendre le cours d’une vie normale et d’oublier une terrifiante mésaventure - qui s’est finalement plutôt bien terminée. Mais, hélas, les capacités médiumniques de Carol Anne finissent par attirer les convoitises des forces du Mal, notamment celles de Kane, le Prêcheur ; l’âme damnée d’un prêtre défroquée qui, dans sa folie démoniaque, retient dans les limbes les essences spirituelles de tous ses fidèles.


Poltergeist, premier du nom, n’était ni plus ni moins que l’histoire d’une maison hantée. Hors de question, sous peine de vulgaire redite, de reproduire alors le même récit. On introduit donc dans le script des éléments supplémentaires qui sont le Prêcheur et le shaman indien, et on supprime (presque) totalement la notion de possession. L’histoire prend ainsi l’allure d’une lutte entre deux groupes : celui des humains - représentés par la famille Freeling - et celui des spectres soumis à l’autorité du prêtre damné. Le lien entre les deux étant assuré par la présence du shaman.
L’idée était intéressante, le traitement nettement moins. Bien sûr, certaines séquences sont assez réussies et sortent du lot, comme l’inquiétante visite du Prêcheur au domicile des Freeling. Mais la plupart du temps les efforts faits pour nous intéresser sont vains. En fait, le film pêche essentiellement par des dialogues insipides et une philosophie de comptoir qui entraînent, soit l’ennui, soit le ridicule (la véracité et le sérieux des pratiques shamaniques en prend même un sacré coup). Sans vouloir remettre en cause la sincérité du comédien indien (de la nation Creek) Will Sampson, je dois dire qu’il manque de crédibilité dans son interprétation, qui est de plus sujet aux clichés ethniques les plus sommaires.

La force du film réside en fait dans le personnage de Kane, à savoir l’acteur Julian Beck. Très impressionnant dans son costume sombre alors qu’il se promène sous la pluie en chantonnant un petit air, il représente le parfait croque-mitaine apte à terrifier les enfants et inquiéter les adultes. Quand au reste du casting, il fait honnêtement son office, sans plus. Pas de soucis à ce niveau là, on connaît le professionnalisme de JoBeth Williams et Craig T. Nelson. On assiste même au bref retour de Tangina (Zelda Rubinstein) mais bon, pour ma part, ce n’est pas une bonne nouvelle tant je trouve le personnage agaçant.
Enfin, pour finir, parlons des effets spéciaux. Deux scènes se démarquent dans le récit. La première est la « possession » de Steve Freeling par une larve de Kane. Un peu stupide au niveau du traitement (on se croirait alors plus dans un film de genre du style Freddy que dans un ghost movie se voulant « sérieux »), elle bénéficie du travail du sculpteur suisse Giger et est appuyé par le jeu halluciné de Craig T. Nelson.Deux éléments qui contribuent à faire passer sans douleur la pilule. La deuxième est la séquence finale, celle qui se déroule dans le fameux « Other Side » du titre. Déjà fortement mal introduite (un rite shamanique métamorphosé en tour de passe-passe par le matérialisme occidental), elle continue par un ridicule spectacle à la Mary Poppins pour s’achever dans la mièvrerie la plus totale. A ce moment là, il est évident que l’on navigue à des années lumières de l’atmosphère du premier volet.

La conclusion de à propos du Film : Poltergeist II [1986]

Nicolas L.
40

Poltergeist II ne fut pas convaincant lors de sa sortie, dans les années 80. Trop lisse, linéaire et plombé par des dialogues insipides, il n’avait connu le succès (41 millions de dollars de recette quand même) que grâce à la notoriété (pleinement justifiée) de son aîné. Vingt ans plus tard, on peut même ajouter à ses carences des effets spéciaux datés. Ce qui, vous vous en doutez bien, ne contribue guère à rendre ce métrage intéressant. A voir par curiosité, uniquement…

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences réussies
  • Des comédiens professionnels et consciencieux
  • Le personnage de Kane

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario linéaire
  • Des dialogues insipides et une philosophie de comptoir
  • Des effets spéciaux datés

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