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Critique du Film : Créature
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Critique du Film : Créature

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 9 janvier 2008 à 1514

Alien « tromatisant »

Dans un lointain futur, l’humanité découvre que Titan possède de prodigieuses ressources minérales. Dés l’annonce de cette nouvelle, les cupides responsables des compagnies minières terriennes s’empressent d’y envoyer des expéditions afin d’occuper le terrain. Les premiers à y parvenir sont les allemands qui, en plus de cailloux énergétiques, découvrent un étrange container. Personnellement, je me serai méfié, mais comme ces mineurs ne sont nullement des cinéphiles – et que, par conséquent, ils ne connaissent pas Alien, un vieux film du 20ème siècle -, ils embarquent le machin bizarre à l’intérieur de leur vaisseau. Les fous…ça se termine bien évidemment dans des litres de ketch… euh, de sang.
Un peu plus tard… se pointent les ricains. Cet équipage hétéroclite est fortement motivé bien que doté d’attitudes socio-anthropomorphiques bien peu communes ; ils ont tous pour manie de parler avec une incroyable lenteur - avec un bien étonnant ton de voix monocorde - et de poser devant leurs compagnons comme s’ils évoluaient dans une pièce de théatre No. C’est bizarre…. Serait-ce le mal de l’espace ?


Bref, ces valeureux explorateurs du futur arrivent sur les lieux. Là, ils découvrent qu’ils ont été devancés. Enfilant leur tenue de ski, leurs épaulières de football américain et leurs après-ski, tous trois teints en bleu schtroumf, protégeant leur tête avec un aquarium équipé d’une lampe de chevet, ils descendent de leur maquette Heller échelle 1/5000ème pour se rendre à la rencontre de leurs concurrents. Ils s’aperçoivent alors – Hiiiiii ! crie à cette occasion (de manière très convaincante… si elle eut été une souris), Wendy, le médecin de bord – que les teutons ont été massacrés et leurs aquariums cassés. Seul un astronaute allemand a été épargné, et là, on peut dire que nos amis n’ont vraiment pas de bol, car il s’agit de ce cabotin de Klaus Kinski, tripoteur de nichons interstellaire.
Super content dans sa tenue spatiale achetée chez Decathlon, Klaus fait alors l’intéressant. La bouche emplie de pan-bagna – probablement piqué à la cantine des studios Troma – il joue avec la patience de ses nouveaux amis, usant de mystère et de paraphrases qui finissent par lasser tous son auditoire, même la cruche blonde de service. En fait, pour résumer, un monstre horrible s’est glissé dans le vaisseau et usant de parasites cérébraux, a pris le contrôle des humains qui ont fini par s’entretuer, lui fournissant ainsi un approvisionnement en viande bien fraîche.

Il n’y a pas à tortiller, quand Troma se met à faire des remakes d’Alien, on ne peut rester insensible à la chose. Réalisé - par un William Mallone alors débutant - avec deux bouts de chandelle (dans tous les sens du terme tant les éclairages de cette série Z sont sombres), Créature pompe sans vergogne dans le chef d’œuvre de Ridley Scott… Pour le meilleur, mais surtout pour le pire. Ce pire, on le découvre principalement dans le jeu complètement surréaliste des principaux protagonistes. Jamais en phase avec les évènements qui se déroulent autour d’eux, débitant de façon solennelles des textes stupides, aussi réactifs que des dodos devant le canon d’un mousquet anglais (inversement, il leur arrive de manière tout aussi illogique de rouler des yeux comme des fous ou de ricaner comme des cons), les comédiens nous offrent des prestations qui dépassent de loin les limites du ridicule. Il faut les voir s’extasier devant ces décors en carton-pâte mal foutus pour mesurer tout l’ubuesque de la situation.
Le cinéaste joue aussi la carte de l’érotisme. Complètement gratuite, la scène de baise dans le vaisseau et celle, encore plus incongrue, sur la surface de la planète (si, si !) n’ont aucun autre but que de montrer les jolis attributs naturels (la mode n’était pas encore au silicone) de Wendy Schaal. Complètement inutile, donc indispensable, n’est-ce pas ?

Mais vous allez me demander : et le monstre la dedans ? En fait, ils sont de deux types ; les humains devenus des zombies en raison d’un parasite collé à leur tête et, bien entendu, la créature. Cette dernière se présente sous la forme cheap d’une lointaine cousine de l’Alien. Il faut dire que le manque d’éclairage ne nous aide pas des masses à définir sa morphologie. On peut toutefois se réjouir du fait qu’elle ait en guise d’yeux deux petites lumières rouges, ce qui nous permet de la localiser dans cette quasi-obscurité et de parvenir à suivre tant bien que mal le déroulement des évènements. On se rend compte que la bestiole est très empotée (le figurant doit avoir du mal à se mouvoir dans le costume en mousse), mais aussi très goulue - on a donc droit à un peu de gore car elle mange très salement.

La conclusion de

Sympathique série Z des années 80, Créature est il est vrai parfois assez gonflant. Heureusement, certains détails narratifs, comme le jeu complètement surréaliste des comédiens, le font entrer de plein pied dans le domaine du nanar plutôt rigolo. De plus, malgré qu’il n’en a aucunement les moyens (ni matériel, ni artistique), William Malone choisit de doter son film d’une atmosphère dramatique très sérieuse, assume le premier degré, deux éléments générateurs de comique involontaire.

Que faut-il en retenir ?

  • Involontairement drôle

Que faut-il oublier ?

  • Scénario pompé sur Alien
  • Dialogues crétins
  • Interprétation surréaliste
  • Décors et effets gore cheap

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