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Critique du Film : La Marque
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Critique du Film : La Marque

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 29 décembre 2007 à 1344

Quatermass vs. les cacas de l’espace

Deux ans après une première aventure, voici revenu sur les écrans le célèbre professeur Quatermass. Il semble que cette fois-ci les membres du Rocket Group se soit éloignés des influences gouvernementales ; c’est du moins ce que l’on en déduit lorsque l’on s’aperçoit que Bernard Quatermass n’a pas connaissance de la construction d’une usine classée top-secret dans la campagne anglaise, et cela depuis plus de dix-huit mois. On se rend également compte que les affaires du têtu scientifique ne se portent pas au mieux ; il est en effet victime de sévères restrictions budgétaires et d’une carence en crédibilité, notamment en ce qui concerne son projet de base lunaire.
Mais peu importe ces difficultés, Bernard Quatermass reste le même ; un homme volontaire, intelligent, pratique et surtout… le regard porté vers les étoiles. C’est cet intérêt pour notre environnement spatial – et le hasard d’une rencontre - qui lui permet de se rendre compte que la dernière pluie de météorites n’a rien d’anodin. Se penchant sur ce phénomène, il va alors découvrir qu’une invasion de grande envergure est en train de se dérouler, menaçant de disparition toute la race humaine…


La Marque, ou Terre contre Satellite, pourrait être considéré comme un comme une sorte de cross-over entre Les Envahisseurs et l’Invasion des Profanateurs… et qui s’achèverait par un clin d’œil au Blob. En cela, la menace est beaucoup plus grande que dans le premier film, qui ne voyait finalement que l’incursion d’un prédateur solitaire en milieu humain. Ici, l’on a affaire à une invasion de masse, une infiltration massive par une cinquième colonne composée d’humains contrôlés par la présence d’un parasite extra-terrestre peu discret. On est encore bien entendu dans le domaine de la critique idéologique, d’autant plus que ces humains « contrôlés » ont perdu toute personnalité et officient pour une cause « commune » et hégémonique.
Aux commandes, on retrouve encore Val Guest. Cette fois-ci, il choisit d’orienter sa mise en scène vers le cinéma bis américain. Le résultat est très satisfaisant avec un bon mélange de séquences d’action (l’attaque de l’usine) et de scènes plus dramatiques mettant en avant la naïveté d’un peuple manipulé et sa réaction vis-à-vis de personnes mettant en péril sa « pseudo-tranquillité ». Un regard critique sur la société britannique (et occidentale par extension) qui peut faire sourire désormais le spectateur mais qui est très pertinente pour l’époque. Le scénario nous fait progressivement découvrir, en même temps que le professeur, l’ampleur de l’invasion. Cela ne manque pas d’incohérences et de raccourcis faciles, mais l’ensemble se tient bien grâce à un fil narratif tendu et sans temps mort.

Dans le rôle de Quatermass, on retrouve une nouvelle fois Brian Donlevy – qui a assurément pris encore du poids depuis le premier volet. Apparemment, conscient de la faiblesse du capital sympathie dégagé par le personnage dans le premier opus, le comédien donne un ton plus léger à son interprétation ; Bernard Quatermass reste donc un homme sérieux mais il est nettement plus sympathique. Un aspect important quand on se rend compte de l’importance du personnage. En effet, beaucoup plus présent que dans Le Monstre, il porte quasiment seul sur ses épaules l’avenir de l’humanité.
Les effets spéciaux sont encore la grosse faiblesse du film. Les Bowie et la Hammer Films sont des spécialistes de l’horreur gothique mais il faut admettre qu’ils manquent de métier dans le domaine de la SF (il suffit de se rappeler les ridicules Silicates de l’île de la Terreur pour s’en convaincre). En résultat, en plus de la tenue d’un kitch absolu des « hommes-robots » de l’usine, on peut ajouter un monstre final qui ressemble tout à fait à un gigantesque tas d’excrément fumant apte à faire pouffer de rire même le pire des cinéastes bis américains de la période. Heureusement, ces bouses extra-terrestres, on ne les voit guère qu’à la fin…

La conclusion de

Malgré un scénario un peu trop classique, La Marque, deuxième volet des aventures du professeur Quatermass, est un film sympathique et bien mené. Le métrage ne manque pas de défaut – on regrettera quelques raccourcis un peu trop osés dans le scénario et un monstre final ridicule – mais grâce à une réalisation consciencieuse et des comédiens talentueux, il est de vision très agréable, et cela plus d’un demi-siècle après sa sortie sur les écrans…

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation consciencieuse
  • Interprétation de qualité
  • Atmosphère pulp très agréable
  • Un grand classique de la série B britannique

Que faut-il oublier ?

  • Scénario un peu trop classique
  • Quelques incohérences et raccourcis osés
  • Un monstre final vraiment trop moche

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