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Critique du Film : La boussole d'or
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Critique du Film : La boussole d'or

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 9 décembre 2007 à 2310

Je me suis encore fait avoir...

Adaptation du roman – par ailleurs très réussi - de Philip Pullman, ce premier volet de la saga À la croisée des monde va décevoir, c’est certain, celles et ceux qui se sont frottés à l’œuvre originale : dénaturation de l'histoire et des personnages, gigantesques ellipses, énormes libertés prises pour simplifier à l’extrême une histoire d’origine déjà relativement simple, Chris Weitz, réalisateur et par ailleurs auteur du scénario, est tombé dans tous les travers possibles et imaginables de l’adaptation ratée.
Ce constat étant fait, le reste de cette critique ne sera centrée que sur le film en lui-même, pris indépendamment du roman dont il est tiré, la question étant : La boussole d’or est-il susceptible de plaire au public non initié de l’œuvre de Pullman ?

Dakota Blue Richard est... Lyra

En effet, mine de rien, La boussole d’or présente certains atouts qui le démarquent sensiblement de la masse des films médiéval-fantastique qui nous sont servis tous les ans. Ici, point de nains, d’elfes de maisons ou de fawn, mais simplement un monde relativement proche de ce que pouvait être le notre au milieu du XIXème siècle. Seule différence apparente : l’âme de ses habitants se trouve à l’extérieur de leur corps, incarnée sous forme d’un daemon (prononcez “démon”) dont la forme animale est caractéristique de la profession de l’individu (tigre pour les explorateurs, chiens pour les domestiques, etc.). Un point de départ intéressant qui est mis en avant par tout l’aspect visuel du film : les décors, originaux et inventifs, sont particulièrement bien mis en valeur par la photographie et les jeux de lumière.
De même, l’histoire de La boussole d’or, si elle n’évite pas les traditionnels – mais de plus en plus pénibles – poncifs du genre (prophétie, héros adolescent, etc), s’avère plus intelligente que la moyenne des productions actuelle, embarquant le spectateur dans une alléchante histoire de mondes parallèles. Certes, il ne s’agit ici que d’une mise en bouche (il ne se passe objectivement pas grand chose dans le film), mais dont les potentialités ouvrent la voie à une potentielle saga mythique.
Sam Elliot est... tout droit sorti de Ghost rider...

Mais voilà, là où le bas blesse, c’est que le scénario ne fait pas du tout honneur à l’originalité de l’histoire. Particulièrement mal construit, il ne prend pas le temps de se poser et de mettre en valeur le monde ou, plus grave, les personnages. Ainsi, seul ce qui est utile à l’histoire est développé, à tel point que le film n’est qu’une succession de saynètes dans lesquelles l’héroïne rencontre à chaque fois un nouveau personnage – débarquant souvent comme un cheveu sur la soupe – qui lui donne un indice susceptible de faire avancer sa quête et de l’amener à la scène suivante. De même, on a la désagréable impression que Lyra ne reste dans les divers lieux qu’elle visite que le temps où on les voit à l’écran. Au final, le film n'a l'air de ne servir qu’à une chose : faire en sorte que le personnage principal puisse acheter son équipement, se trouver des compagnons de voyages et ainsi mieux se préparer pour le deux...
Ne pas avoir pris le temps de développer l’univers fait également que ce dernier, aussi original soit-il, est malheureusement totalement sous-exploité, comme une trame de fond qui ne serait là que pour fournir de beaux décors. Le concept des daemons, pourtant intéressant, n’apparaît qu’en filigrane et ne semble uniquement présent que pour pouvoir tuer sans violence les divers figurants du films, et ainsi éviter l’interdiction aux moins de 12 ans.
Derrière la caméra, Chris Weitz exécute un travail inégal. Parfois inspiré, parfois moins, il navigue généralement de scène en scène en imposant une réalisation sans aucun génie. Au plus bas de sa performance, il livre quelques scènes longuettes, ou fait quelques bourdes sans grandes conséquences (on comprend, on moins de trente secondes, que Madame Coulter est la “méchante” du film). Dans ses meilleurs moments, il réalise nombre de séquences rythmées qui font que, mine de rien, on ne s’ennuie pas trop pendant le film.
Enfin, au niveau du casting trois étoiles que s’est offert le film, la déception s’impose également. Outre quelques caméos amusants (Christopher Lee, Derek Jacobi), les acteurs sont soit égaux à eux même (Nicole Kidman, Sam Elliott), soit inexistant (Daniel Craig, Claire Higgins), soit vraiment mauvais (Eva Green). Dans le lot, c’est quand même Dakota Blue Richard qui, dans le rôle principal, s’en tire le mieux en s’imposant face à des acteurs chevronnés.

La conclusion de

Adaptation totalement ratée de l'oeuvre de Philip Pullman, La boussole d'or reste, indépendamment de toute comparaison, un film moyen qui ne sort pas du lot des habituels films médiéval-fantastique de noël.

Que faut-il en retenir ?

  • Visuellement réussi,
  • Univers original,
  • Histoire intéressante,
  • Quelques caméos amusants.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario très mal construit,
  • Univers sous exploité,
  • Personnages sous exploités,
  • Quelques chutes de rythmes,
  • Interprétation inégale,
  • Réalisation sans personnalité.

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