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Une Fille pour le Diable >

Critique du Film : Une Fille pour le Diable

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 28 novembre 2007 à 15:19

Satan l’habite ?

Le père Michael Rayner (Christopher Lee) a deux signes particuliers : il a été défroqué par son ordre clérical et il aime à faire de gros yeux en souriant sadiquement. Ah oui, il a aussi une obsession : parvenir à invoquer un avatar de Satan ! Rien que ça ! Un peu dérangé le gars quand même, hein, vous ne trouvez pas ?
Pour ce faire, il a des complices encore plus barges que lui. Oh, si peu, car n’est pas Aleister Crowley qui veut… Ils ne sont que deux, mais sacrément secoués de la calebasse. Réuni par leur goût pour le satanisme et la maïeusophilie, ce trio de dingues a réussi à contraindre un père de famille alcoolo de lui confier sa fille baptisée dans le sang maternel (fanatique aussi, la maman,, mais belle et bien morte…). L’enfant est destinée, le jour de ses 18 ans venu, à être le réceptacle charnel dans lequel le démon prendra place. Entre nous, quand j’ai vu que ce réceptacle était la craquante Nastassja Kinski, je me suis dit que j’aurais bien pris la place du démon.


Oui, mais voilà, tout ne va pas se passer comme prévu. Le jour fatidique approchant, l’alcoolo se rétracte, panique, et veut sauver sa peau (on s’en fout…) et celle de sa fille (oh oui, oh oui !..). Il confie alors la promise de Satan a un écrivain spécialisé dans l’occultisme. Ce dernier, voyant en cette histoire sujet à un bon roman, recueille la jeune fille, habillée en nonne, à son domicile. Mais c’est compter sans la puissance psychique du curé dément qui, 30 ans avant l’invention des téléphones cellulaires, parvient à établir un contact à distance avec sa filleule. Il arrive même à lui faire accomplir des actes inavouables (mais hélas, pas fripons du tout, on a juste droit à un petit plan de nudité lors de la séance finale d’invocation…)
Mouais, ce film a beau être une adaptation d’un roman de David Weathley, un écrivain réputé dans le domaine du fantastique, l’histoire respire quand même un parfum de n’importe quoi. Le problème majeur avec ces films des années 70, c’est qu’ils s’obstinent à jouer dans le registre de la démesure horrifique, tombant souvent dans le grotesque par excès de symbolique et d’effets chocs désespérément cheap. Le cas est d’ailleurs nettement visible dans Une Fille pour le Diable. Certaines séquences sont ridicules et prêtent plus à rire qu’à nous effrayer ou nous écoeurer, comme quand la jeune fille glisse en son vagin un embryon monstrueux après lui avoir caressé la tête pendant dix minutes, histoire de sa recouvrir de son sang. Et ne parlons pas de ce moment hilarant durant lequel deux héros luttent avec peine contre un vent d’une extrême violence… alors que le rideau situé derrière eux bouge à peine !

Dans ces conditions, le film alterne les scènes désopilantes avec d’autres, filmées plus en retenue, qui dégagent, quant à elles, une excellente atmosphère oppressante et inquiétante. Dans ces moments là, plus intimistes, le film prend une autre dimension, mettant en valeur son casting de luxe. Il faut dire que du coté de l’interprétation, Une Fille pour le Diable fait très fort. Passons sans nous y attarder sur un Christopher Lee monolithique qui nous sert une performance de Dracula en soutane, jetons un regard sur les autres. Nastassja Kinski est parfaite en ingénue sous contrôle démoniaque, l’expérimenté Denholm Elliott interprète le rôle d’un père lâche et terrifié dans une prestation toute Lovecraftienne et Honor Blackman (la première mme Peel !) incarne Anna Fountain, une sectariste froide et déterminée. Et puis, il y a Richard Widmark ! La soixantaine bien sonnée, cet immense comédien amène la crédibilité nécessaire pour que l’on s’accroche à cet improbable écrivain détective de l’occulte… Et que l’on gobe sans sourciller les circonstances vraiment peu crédibles qui ont conduit ce personnage à être impliqué dans cette affaire. Bref, cette capacité à un nom : la classe !..

55

Réalisé en 1977, Une Fille pour le Diable surfe sur la vague horrifique qui a marqué la fin des années 60 et toute la décennie qui a suivi. Malheureusement pour Peter Sykes, le film n’atteint pas le niveau de ses deux glorieux contemporains, l’Exorciste et la Malédiction. Il n’empêche cependant qu’il n’est pas désagréable à visionner et qu’il nous réserve même de bons moments, grâce à un casting de qualité et quelques moments d’angoisse bien restitués. Dommage que le métrage pêche trop par un excès de zèle dans le domaine du sensationnel… sans en avoir les moyens.

Critique de publiée le 28 novembre 2007.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance générale assez réussie
  • Un casting de luxe, Richard Widmark en tête

Que faut-il oublier ?

  • Sombre souvent dans le sensationnel de fête foraine
  • Un scénario peu crédible

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