75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
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Critique du téléfilm : Le Trou noir [2007], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 19 novembre 2007 à 15h20

Attack of the Electric Monster from Outer Space

Tiens, qu’est-ce que c’est que ce DVD ? The Black Hole ? Bon, vu qu’il ne se trouve pas dans le rayonnage des films X, je suppose que cela cause d’astronomie. Voyons voir un peu le résumé… hum : « suite à une erreur de manœuvre dans une centrale d’essai, un trou noir se crée, menaçant d’engloutir toute la planète ». Rhha, la vache, ça a l’air vachement bien ce truc, allez hop, je le mate….
Quelques temps plus tard, devant mon écran..
…Oh, en plus, c’est un film des studios Nu Image ! Cela faisait longtemps que je n’avais plus eu de nouvelles d’eux. Après les crocos, les serpents, les araignées, les poulpes, les cafards, les abeilles et bon nombre d’autres résidents de l’Arche de Noé, voilà qu’ils se penchent sur les phénomènes astraux inexpliqués. Ils ont gagnés le gros lot ou quoi ? J’imagine déjà ; un gigantesque trou noir rodant dans l’espace, se rapprochant dangereusement de notre planète, engloutissant goulûment sur sa route Saturne, Jupiter, avec quelques carcasses d’Apollo et de Soyouz dérivant dans l’espace en guise d’amuse-gueules… Oui, eh bien, figurez-vous, cela n’est pas du tout ça.


Car, ce fameux trou noir, en fait, il se déclare dans un couloir de sous-sol. En effet, suite à une expérience qui tourne mal (comme d’habitude), une anomalie se crée, générant une violente distorsion spatio-temporelle. Evidemment, les ingénieurs présents en restent comme deux ronds de flan, d’autant plus que de ce phénomène émerge une créature électrique débarquée tout droit de la Planète Interdite. Dans la foulée, comme elle est vachement furax, elle transforme en nuées de particules les deux techniciens présents sur les lieux. Dans le centre de commande, après un moment d’égarement et une lutte inégale contre la chose à grand renfort de jet de chaise de bureau, l’équipe de recherche appelle à ses cotés l’un des créateurs du complexe… En gros - pour ceux qui connaissent - la première partie de ce scénario est une sorte de variante filmée de Half Life, le personnage de Gordon n’étant cette fois-ci pas directement responsable de la boulette.
Il faut savoir ensuite que l’entité électrique parvient à s’échapper du complexe scientifique. En chasse d’énergie, elle sirote avec gourmandise tous les pylônes électriques de la région, une boulimie énergétique qui entraîne bizarrement l’agrandissement du trou noir – je vous passe l’explication scabreuse que nous assènent les scientifiques pour justifier ce lien, c’est aussi crédible que si je vous disais que j’étais détenteur du prix Pulitzer. Et voilà nos amis – parce Gordon a une copine ! - transformés en Ghostbusters au volant d’un véhicule des services publics. Ils sont aidés dans leur quête par une clique de militaires complètement débiles. Il faut voir l’intervention musclée des GI pour y croire ! Un moment désopilant durant lequel des militaires se la jouent commando comme s’ils étaient en territoire Irakien avant de déverser le contenu de leurs chargeurs sur une créature immatérielle ! Ne s’étonnant même pas que leurs balles n’aient aucun effet, ils meurent misérablement, tués par l’entité mais aussi, et surtout, par leur connerie.

Pendant ce temps-là, le trou noir grandit, grandit ! Après avoir engloutit le complexe, il s’attaque à la ville d’Atlanta. On le sait par l’intermédiaire d’un journaliste en hélicoptère, qui survole le phénomène et nous offre des images cataclysmiques pleine de destructions. Le spectateur attentif s’étonnera d’ailleurs de voir la quasi-totalité de l’environnement finir dans la gueule béante du trou noir, attiré par une aspiration d’une violence inouïe… sauf l’hélicoptère, qui n’oscille même pas un chouia. Le journaliste est quand même un peu décoiffé, histoire d’ajouter une touche de réalisme.
C’est alors que Gordon a une idée géniale : mettre le A sur le B en pliant la feuille, ou plutôt mettre le A dans le B. Selon lui, cela résoudrait tout, car A+B=0. Vous ne suivez pas le raisonnement ? C’est normal, n’essayez pas de comprendre… sauf si vous êtes un ponte en mathématiques quantiques. Comme Gordon. Car là on ne discute pas du prix du melon sur le marché de Cavaillon, monsieur, on cause maths et physique pour gens sérieux! Ce n’est cependant pas tout : pour que la formule soit valable, il faut un C. C'est-à-dire un camion – ou un con, si vous voulez – pour transporter le A vers le B. Et ce C sera un G, autrement dit Gordon.

Le plus incroyable, c’est que ça marche. Privé de jus – les officiels ont fait stopper les centrales électriques de la région – l’entité se jette sur le camion bourré d’énergie comme Britney Spears sur une bouteille de vodka. Complètement stupide, elle ne se rend même pas compte que Gordon la ramène à la maison, occupée comme elle est à téter le dard du véhicule. Et c’est dans un immense éclair blanc qu’elle sera punie de sa gourmandise. Un éclair blanc marquant le départ du trou noir, et annonçant par là même la survie de l’humanité.
Dans le rôle de Gordon – enfin, dans le film il se nomme Bryce – on trouve le goguenard Judd Nelson, un habitué des séries télévisées. On ne peut pas vraiment dire qu’il soit crédible en génie de la physique, on dirait plutôt un étudiant tardif, potache et peu assidu. A coté de lui, on trouve une ancienne gloire des années 80, Kristy Swanson, une blonde quadra qui, ma foi, possède encore tout son charme. Les effets spéciaux, bien entendu, sont entièrement générés en image de synthèse ; si le trou noir ressemble tout simplement à un gigantesque tourbillon, l’entité électrique est beaucoup plus rigolote, avec un aspect humanoïde qui lui donne un cachet kitch, à mi-chemin entre le personnage de cartoon et le monstre de B-movies des années 50.

La conclusion de à propos du Téléfilm : Le Trou noir [2007]

Nicolas L.
30

Allez hop, encore une perle de n’importe quoi produit par les studios Nu Image. Réalisé par Tibor Takacs, un vétéran de la série B ayant longtemps officié chez Charles Band, Black Hole n’est pas de vision insoutenable. Il est surtout trop miné par les incohérences pour que l’on accroche à son déroulement. A mi-chemin entre le film catastrophe (pas de grande différence ici entre les désastres d’un trou noir et ceux d’un cyclone) et le film de monstre SF, le film ne convint dans aucun de ses aspects. Il n’en est pas moins parfois assez amusant.

Que faut-il en retenir ?

  • Parfois involontairement drôle
  • Réalisation sans génie mais bien maîtrisée

Que faut-il oublier ?

  • Scénario bourré d’incohérences
  • Foire aux clichés, personnages stéréotypés
  • Aucun suspens, peu spectaculaire.

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