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Terreur en milieu hostile >

Critique du Téléfilm : Terreur en milieu hostile

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 25 octobre 2007 à 16:32

Ripley des bois vs Démon des grottes

Danny, au-delà-du fait (très agréable, je dois bien l’avouer) qu’elle possède une imposante paire de nichons, a subi un fort trauma. On ne rie pas, s’il vous plaît. Elle est en effet responsable de la mort de sa meilleure amie, survenue dans un accident de voiture au cours d’une virée de pochtronnes qui a mal tourné. Elle seule le sait, la vilaine, et elle le vit très mal. Pour se punir, elle accepte un job de merde au fin fond du fion de l’Amérique profonde, attachée à la surveillance d’un barrage, avec pour seule compagnie, le volubile Opi, son perroquet medium (si, si !), et une bouteille de vodka qui ne vide jamais.
Les jours passent. Sur une musique que l’on peut penser avec raison sortir tout droit du dernier opus de Richard Clayderman ou d’André Rieu, Danny rumine sa peine et son sentiment de culpabilité. La poitrine bien cintrée dans un débardeur blanc qui met ses très agréables formes en valeur, elle observe la forêt, les yeux dans le vague, assise sur un rocher… c’est bô comme un coucher de soleil. Et aussi anesthésiant…


Elle reçoit alors la visite de son petit ami, Justin (pas Timberlake, mais un bellâtre du même style) qui l’amène compter fleurettes (ou plutôt pommes de pin) dans les bois. Commence alors une séquence d’un romantisme sincère et émouvant- Je t’aime - tu m’aimes ? - Oui, non, ce n’est pas possible – Pourquoi, dis, je peux tout te pardonner ? – Je suis une meurtrière – Mais, tu n’y es pour rien - Si – Non – Si … Bla, bla, bla… La musique perdure, ça baise un coup au ralenti (avec plein de fondu artistiques… beurrrrk) mais on voit que dalle – production Sci Fi oblige… Bref, c’est à la limite du soutenable… Un véritable feuilleton brésilien, la vodka remplaçant le traditionnel verre de whisky. Opi, en fond de cadre, crie son désespoir. On compatit.
Puis survient l’horreur (ouf, enfin…). Opi la sent venir, prévient tout le monde au moyen d’une grande tirade, mais qui écoute un perroquet verbeux ?... Certainement pas ce jeune couple de tourtereaux névrotiques qui règle ses problèmes existentiels à coup de gnole et de radada. Aussi, quand ils se rendent compte que quelque chose cloche, il est un peu tard, et il fait nuit bien entendu. – C’est peut-être un élan ? dit le jeune homme en entendant des bruits de pas sur le toit de la tour de guet. Hum !! Mais oui, mon garçon, c’est sûrement ça… tu as pris ton médicament ? Heureusement, comme nous, Danny n’a pas l’air de trop y croire et ne sort pas pour vérifier si des traces de bois marquent le sommet de la tour. De toute façon, on ne verra rien, car « l’élan » s’en va sans explication, mais non sans avoir auparavant renversé la jeep des deux gardes forestiers. J’en suis resté comme deux ronds de flan.

En fait, le monstre n’est pas parti, il guette. Caché dans les bois. C’est un monstre voyeur, un pervers. Il s’occupe aussi entre deux séances de voyeurisme, notamment en massacrant deux randonneurs stupides qui ont réussi à s’égarer en suivant un sentier en terre battue archi balisé. Le soir venu, il n’a aucun mal à décapiter Justin, qui a poussé le crétinisme dans ses derniers retranchements en attendant l’obscurité pour se casser dans les bois, à la recherche d’un éventuel secours. Puis il retourne harceler un moment Danny et Opi, décidemment le plus futé de la bande. Mais, inexplicablement, comme la nuit précédente, il n’insiste pas. Il secoue la tour de guet comme un prunier puis se casse. Pour sa part, Danny, très balaise, tire au pif dans les bois, pointant sa carabine à dix mètres au-dessus du sol, et le blesse. Probablement des balles à têtes chercheuses d’élans volants.
Le lendemain, Danny croise un vieil indien. Pas vraiment vieux en fait, mais plutôt intello, style shaman prof de fac en costard bleu délavé. Il lui dit que le responsable de ces meurtres n’est pas un élan volant (sans blague) et encore un moins un castor vampire arboricole, mais un démon venu tout doit des Enfers. Nettement plus crédible (sic), n’est-ce pas ? Le démon vit dans une grotte et ne sort pas quand il pleut (le premier monstre soluble ?), et c’est probablement une femelle parce qu’« il est à l’écoute des gens ». Ouaip, comprenne qui pourra. Sur ces bonnes paroles, Danny prend congé et retourne à la tour (pourquoi en est-elle sortie au fait ?). Elle trouve alors au sol un téléphone portable sûrement déjà allumé (parce qu’elle n’entre aucun code pour accéder au menu) et, ô miracle, malgré qu’elle soit à des lieux de toute agglomération, elle arrive à joindre un collègue (purée, vachement balaise ces ricains. Chez moi, en Corse, dés que tu passes un virage t’as plus de signal). Le collègue, un malotru, se fout de sa gueule. Il la traite même d’ivrogne. On sait de suite que ce type ne va pas s’en tirer quand il accepte finalement de se pointer le lendemain.

Le dernier jour voit l’affrontement entre Danny et le monstre. Opi s’’étant barré se geler les plumes dans les bois, l’indien se trouvant empalé sur un pieu et le collègue mal embouché écrabouillé comme une crotte, il ne reste plus qu’elle pour faire face à la créature. La Ripley des forêts fonce alors avec sa jeep dans le démon, une sorte de Creeper de deux mètres de haut et le projette dans une grotte qui passait par là (c’est une grotte baladeuse). Après avoir obstrué l’entrée de la grotte avec la bagnole, il ne reste plus pour notre héroïne « bonnet D » qu’à dynamiter l’entrée de la grotte pour y emprisonner la sale bête. Pfiuuu, qu’elle émotion !
Bon, il est certains que It Waits est un film construit essentiellement autour de la personnalité et la plastique – surtout la plastique en fait – de la jolie Cerina Vincent, une des plus belles paire de miches de tout Hollywood. En même temps, je ne peux nier que cette fille qui a débuté dans les Power Rangers (Maya, c’était elle) - et qui a atteint une certaine notoriété grâce à sa performance dans Cabin Fever – possède une certaine dose de talent. On a affaire, avec elle, à une plus que convenable comédienne de série B qui parvient souvent à dégager une énergie bienvenue et qui montre souvent de la conviction dans son jeu, et sans trop en faire. Le problème ne vient donc pas de son interprétation, mais plutôt du scénario.
La première demi-heure, terriblement mièvre et construite sur l’ l’exploitation des états d’âme de Danny, est tout simplement horripilante. Tous les poncifs du drama romantique à deux balles sont mis en exergue, à grands renforts de musique sirupeuse moisie. Si ensuite, cela s’arrange un peu, cela reste poussif, avec une narration victime d’un script accumulant les incohérences, les raccourcis faciles et les réactions ridicules. Le plus nase étant surement le cas d’Opi, un perroquet tropical qui a le « don » de prévoir les évènements, qui parle comme Socrate et qui retrouve son chemin sur des milliers de kilomètres à travers une forêt du nord-ouest des Etats-Unis pour arriver à bon port, et cela sans le moindre rhume.

Le monstre, quand à lui, est l’œuvre de Tony Gardner, un honorable spécialiste. Il est donc pas mal foutu quoique je l’ai trouvé un peu trop similaire au Creeper des films de Victor Salva. De même que les effets gore, bien sympas et souvent assez drôles comme cet empalement filmé en cadre serré. On a droit aussi à une tête coupée. Cool, non ? Mais, hélas, la fréquence des séquences chocs est trop faible pour hisser le niveau du film à un seuil convenable.

20

It Waits est un film d’horreur bancal, plombé par un script qui s’égare dans le romantisme à l’eau de rose et qui accumule les incohérences. C’est dommage car l’entreprise aurait pu être réussie. Le film possédait en effet des atouts, en commençant par son actrice principale, mignonne et assez bonne comédienne. A cela, si l’on ajoute la présence de Tony Gardner aux effets spéciaux et un cadre forestier propice à une atmosphère fantastique, on se dit que l’on affaire là à un sacré gâchis.

Critique de publiée le 25 octobre 2007.

Que faut-il en retenir ?

  • Cerina Vincent, une icône de la série B des années 2000
  • Un décor naturel propice à une atmosphère fantastique
  • De bons effets gore
  • Une créature peu vue mais convaincante

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario bourré d’incohérences
  • Une première demi-heure chiante
  • Attitude des personnages peu crédible
  • Opi le perroquet, n’importe quoi !

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