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Critique du Film : Primeval - Danger en eaux troubles
Primeval - Danger en eaux troubles >

Critique du Film : Primeval - Danger en eaux troubles

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 1 octobre 2007 à 1615

Sushis d’indigènes pour Gustave

Sur les bords du lac Tanganyika, comme si les méfaits d’une guerre civile ne suffisaient pas, sévit un crocodile géant. Surnommé Gustave par les autochtones, le saurien, après avoir goûté à la chair humaine en se délectant des cadavres flottant fréquemment dans le lac, a fini par préférer la viande vive, plus à son goût, et surtout plus joueuse. Attirée par la possibilité de mettre en boite un scoop du tonnerre, une équipe de télévision américaine débarque alors dans cette région sauvage et ravagée par la guerre. Leur idée : filmer la capture spectaculaire de l’animal au moyen d’une cage géante et d’une vieille bique puante… ça promet.


L’expérimenté scénariste John Brancato est un malin. Prenez un vieux film de cannibales italien des années 80, remplacez les anthropophages par un gigantesque sac à main sur pattes, et vous obtenez Primeval. Comme dans ces vieux nanars spaghettis, il est essentiel qu’une mise ne situation soit assurée : la région doit être politiquement instable, le spectateur doit ressentir au fond de lui (oui, oui, bien au fond, cherchez un peu...) une relative sensation de dépaysement exotique, et surtout… il faut qu’il y ait plein de papous, de masaïs, de mayas, de jivaros ou de corréziens. Et, si l’on se réfère uniquement à cet aspect sémantique : c’est gagné, Primeval réunit tous les éléments pour accoucher d’un « film de jungle » moderne. On y trouve même la jeune écologiste, le broussard impitoyable, le black marrant de service qui ne l’est pas et, bien entendu, un héros modèle « regard sombre mais cœur tendre » (bon, y’a que les fesses et les tétés qu’y a pas car on se trouve ici dans le secteur du film pour tous, euh surtout pour les ricains pudibonds en fait…).
Et finalement, on peut même dire que le mariage de ces clichés se passe plutôt bien. La beauté des décors naturels y est bien sûr pour beaucoup mais on trouve aussi dans la réalisation de Michael Katleman la matérialisation d’un souci de réalisme, proche des techniques de politique fiction. Dans la première partie du film, avant que la traque ne débute, on pourrait même se croire, avec un moindre effort, assister à un drame humanitaire de Roland Joffé ou Oliver Stone. Hein? OK, c’est vrai, j’exagère peut-être un chouia sur ce point. De toutes façons, n’oublions pas qu’un ensemble d’éléments ne suffisent pas à faire un film, il faut aussi donner un lien à tout cela, à travers un montage rythmé (film de suspens oblige) observant une montée en puissance de l’intrigue et des enjeux valables. Et là, cela se passe de suite moins bien.

Car Primeval est fade, très fade. Déjà, le croco, on ne le voit pas des masses, et surtout la nuit (je le repérais grâce à la douce lueur de la lune sur ses dents nacrées… eh oui, je sais être un poète parfois). Ensuite il faut bien avouer que l’intrigue parallèle, qui va embarquer les journalistes dans une confrontation ouverte avec les milices locales, au lieu de donner du piment au récit, ne parvient qu’à alourdir le rythme. Ça manque surtout de scènes chocs car si l’on désire se faire témoin des horreurs de ce conflit, autant y mettre les moyens. Et ici, Katleman reste prudemment en retrait et finit même par identifier les horribles massacres comme les actes insensés d’une minorité fanatisée dirigée par un parrain local. Un parrain qui sera d’ailleurs puni en finissant dans les mâchoires d’un plus vorace que lui. Si ça ce n’est pas assurer ses arrières…
Heureusement, pour nous consoler un peu, au niveau des effets spéciaux, on sent que derrière, dans les labos, il y a du métier. Que cela soient les fx numériques ou les maquillages, la prolixe boîte du " K.N.B. trio" est sur la brèche et fait du bon boulot avec un croco bien gniak-gniak (pas vu mieux depuis le sympathique saurien de Lake Placid) et quelques petits effets gore bienvenus. Leur contribution se limite hélas au strict minimum. Une décision qui est probablement autant résultante des limitations budgétaires que des choix d’audience.

La conclusion de

Petit film d’aventure sans prétention, Primeval se laisse regarder sans trop de peine. Le film manque de rythme et de séquences chocs mais le sérieux de l’entreprise rattrape quelque peu ces gros défauts. Il n’en reste pas moins que l’ensemble manque cruellement de mordant, ce qui, avouez-le, est un comble pour un film qui cause d’un croco géant. Bref, l’œuvre de Michael Katleman peut occasionnellement se révéler un passe-temps convenable lors d’une soirée DVD, mais guère mieux.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation soignée
  • Effets spéciaux de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Personnages stéréotypés
  • Manque de séquences chocs
  • Un ensemble un peu fade et un manque d’originalité dans la traque..

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