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Critique du Film : Le Corps et le fouet
Le Corps et le fouet >

Critique du Film : Le Corps et le fouet

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 27 septembre 2007 à 1637

L'ile de la tentation

Suite à un coup d’état, un général prend la direction d’une petite république bananière. Poussée par sa maîtresse Carla, il accepte de créer un centre de détention pour femmes, au sein duquel des scientifiques pourront faire quelques expérimentations.


En 1980, le WIP vit ses dernières heures de gloire. Initié à la fin des années 60, notamment par les cinéastes de bis italiens, le genre (qui veut littéralement dire Women in Prison) mélangeaient des thèmes chers à leurs auteurs un peu tordus, à savoir le saphisme, la torture, l’horreur et parfois le gore. Le genre connut un bon succès surtout dans la première partie des années 70 (avec la trilogie Philippine des Femmes en Cage) avant de connaître une lente régression par faute de renouvellement.
Gefangene Frauen est donc l’un des tous derniers films pouvant être classés comme WIP. Le scénario est grosso-modo une variation de Sadomania, un film (autrement meilleur !) de Jesus Franco réalisé en 1980. L’on ne sera donc pas étonné de savoir que le fripon espagnol a tourné quelques scènes de celui-ci, autrement signé par lle producteur allemand Erwin C. Dietrich. Il raconte l’histoire d’un groupe de jeunes et jolies détenues opprimées et violentées par des geôliers lubriques, sous la direction, bien entendu, d’une femme autoritaire à la tenue de simili-cuir.

Autant le dire de suite, les plans de sadisme sont assez rares et simplement illustrées par des fouilles intimes, des coups de fouet et des punitions à coup de jet d’eau. On est loin de certains extrêmes atteint par d’autres films du genre, comme ceux de Bruno Mattei, qui avaient au moins le mérite d’être provocateurs. D’ailleurs, et on le devine rapidement, l’objectif de Dietrich n’est pas de nous écoeurer mais, bien au contraire, mettre en image une belle équipée de filles à poil (et en ces années là, croyez-moi, les poils, ce n’est pas ce qu’il manque).
Le film est donc assez chiant. Flirtant aux frontières du porno, il n’a qu’un seul intérêt : la présence de deux magnifiques stars du X, Karine Gambier et Brigitte Lahaie, car, à coté de ça, il n’y a pas grand chose à en tirer (quoique…, hum, désolé). Les deux actrices sont vraiment très belles, mais la répétition des mêmes scènes d’humiliation et de réconforts (lesbiens et hétéros) finit par lasser. Les décors sont horriblement cheap et le film laisse pathétiquement apparaître son budget riquiqui (notamment dans les ridicules effets sanglants).

La conclusion de

Gefangene Frauen est le prototype du film d’exploitation foireux. Il se voudrait être un WIP, mais par manque de moyen ou de cran, ce n’est qu’un film érotique fauché qui joue uniquement sur la « réputation » de deux stars du X pour se vendre. Mis à part une mise en image soignée, tout sent la ringardise dans ce métrage crapouilleux qui ne propose finalement qu’une bande de filles à poil et en sandales en plastoc. Dans ces conditions, mieux vaut se mater un porno.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation appliquée
  • Karine Gambier et Brigitte Lahaie, très jolies

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire et chiant
  • Peu de séquences choc
  • Décors cheap

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