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Critique du Film : Altered
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Critique du Film : Altered

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 24 septembre 2007 à 1310

Les ET sont des salauds...

La nuit. Un bled paumé, perdu au fin fond du trou du cul de l’Amérique. Des chasseurs peu ordinaires qui capturent une étrange créature sans réellement s’en étonner. Puis ils arrivent chez une ancienne connaissance, vivant dans une ferme quasi-fortifiée. Mais ce dernier ne veut pas les recevoir. Ce dernier ne veut pas d’otage extra-terrestre chez lui…


Cela faisait 7 ans que l’on avait plus de nouvelles de Eduardo Sanchez, le co-auteur du célébrissime, s’il en est, Blair Witch Project. Dans le monde du cinéma, autant dire une éternité. Il nous revient cette fois-ci avec une histoire de science-fiction horrifique peu ordinaire puisqu’elle raconte la rancœur d’un groupe d’humain ayant subis des « abductions extra-terrestres». Une haine si intense envers ces cruels voyageurs de l’espace qu’elle va les pousser à capturer et torturer un spécimen.
Au niveau de la réalisation de ce film à petit budget, Eduardo Sanchez, s’il n’utilise plus les tremblements d’une caméra amateur comme moyen narratif, continue de mettre en pratique son gout pour le non-vu (du moins durant une bonne partie du film) et la prise de vue spontanée. Ainsi, l’utilisation des décors naturels (toujours ces bois denses et inhospitaliers) comme une menace intangible se fait à nouveau ressentir, au moyen d’un cadrage serré, laissant l’imagination des spectateurs faire le reste.

Mais il y a quelques différences par rapport au Blair Witch Project. Tout d’abord, même si le groupe a de nouveau tendance à se déchirer et se retrouve finalement projeté de la situation de bourreau à celle de victime, on assiste rapidement à une identification de l’adversité : un alien laid, agressif, psychiquement empathique et doté d’une force herculéenne. Il est de plus sadique, comme lorsqu’il s’amuse avec les intestins de ce pauvre Elis, seul personnage sympathique (et innocent) de ce film poisseux.
Tout au long de ce métrage qui nous propose une lente montée en puissance avant un long climax paroxysmique, on alterne donc entre des ambiances à la The Thing de Carpenter, les X-Files de Chris Carter et l’univers glauque de Brian Yuzna (surtout lorsque le film passe violemment dans le registre du gore). Point commun avec ce dernier, la présence d’un humour noir omniprésent mais point envahissant tout d’abord, mais aussi cette facilité à mettre en valeur jusqu’aux moindres dollars de cette petite production. La créature extra-terrestre se voit ainsi attribuer une apparence familière, mais elle est fichtrement réaliste et finalement plus impressionnante – plus viscérale - que dans Signes ou Dreamcatcher, par exemple. Quand aux nombreux effets de maquillages, ils sont très classiques mais très efficaces et bien mis en valeur par des éclairages avisés.

Bien entendu, vue l’étroitesse des moyens, Eduardo Sanchez doit se résoudre parfois à utiliser des artifices pour rallonger la sauce. L’introduction de nombreuses lignes de dialogue un peu superflues et peu crédibles, au regard de la situation des personnages, et une fin un peu précipitée qui va à l’encontre de l’ambiance générale du film (le coup du surhomme, c’est un peu « too much »), sont les défauts les plus importants. Mais dans l’ensemble, c’est le coté sérieux de l’entreprise qui l’emporte et fait de ce Altered une très sympathique série B.

La conclusion de

Mais que voilà une bonne surprise ! Un film qui prend le genre au sérieux, à la réalisation très efficace et qui utilise le moindre penny au service d’une atmosphère oppressante et horrifique, que demander de plus ? Altered, vu son petit budget, ne dépasse pas ses limites de petite série B, mais si vous êtes amateur de gore et de vilains extra-terrestres sans pitié, ce film va vous faire passer un excellent moment.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation sérieuse et efficace
  • Atmosphère oppressante et glauque
  • Du bon gore pour une série B solide

Que faut-il oublier ?

  • Un manque de moyens parfois ressenti
  • Quelques longueurs

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