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Critique du Film : Man with the Screaming Brain
Man with the Screaming Brain >

Critique du Film : Man with the Screaming Brain

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 22 septembre 2007 à 1614

Un cerveau pour deux...

« Il y a deux chose que vous devez respecter avant de pénétrer dans le quartier gitan. La première : ne descendez pas de voiture. La seconde : ne descendez pas de voiture. » A ces deux préceptes prodigués par un espion russe si discret qu’il porte la faucille et le marteau tatouée sur sa main, l’homme d’affaire William Cole aurait du y ajouter « méfiez-vous des femmes de ménage gitanes bien roulées, jalouses et armés d’un tube de plomb , d’un couteau ou d’un calibre». Cela lui aurait peut-être permis d’éviter d’atterrir sur une table d’opération et de terminer avec un espion soviétique has been occupant une bonne partie de son cerveau et revendiquant certains de ses attributs physiques. Mais bon, en même temps, cette négligence nous permet, vous et moi, amateurs de nanars désopilants, de mater le vénéré Bruce Campbell dans l’une de ses prestations les plus dingues.


J’aurais même tendance à dire : « hé Bruce, t’as pas un peu honte, à ton âge, de faire l’imbécile comme ça ? Passe encore ta régression potache, mais trouves-tu bien raisonnable d’embarquer dans tes délires ton pote Ted (Raimi, le frangin de Sam) et Stacy Keach. Surtout ce dernier, qui a une réputation de sérieux à défendre, non d’un chien ! » Franchement…
…Qu’est-ce que c’est que cette histoire aussi claire que le fond d’un yoghourt bulgare périmé ? Tout d’abord, vous prenez un industriel américain raciste, une épouse infidèle qui s’envoie en l’air avec un ex-agent soviétique devenu chauffeur de taxi, un savant fou et son assistant Igor – complètement demeuré bien évidemment – et une magnifique gitane au yeux revolver et à la gâchette facile. Ensuite, vous mélangez le tout en secouant très fort et vous obtenez un homme à deux cerveaux, une brune assassine en robe de mariée et une ''Terminatrice'' pétasse à la motricité limitée. Et au final, cela donne un cocktail comique bourré de références, de clins d’œil et de gags potaches… mais finalement pas aussi délectable que l’on aurait pu l’espérer.
La faute n’en revient pas au scénario, cet hommage aux films de SF des fifties est assez tordu pour cela et assume parfaitement son aspect Z. Puis, les comédiens jouent le jeu, surtout Ted Raimi, complètement déchainé en assistant – DJ à l’occasion - volontaire mais débile. On voit qu’il s’amuse comme un petit fou. Bruce Campbell, dans le rôle principal, est bien entendu impeccable, et ses apparitions qui mélangent un flegme tout britannique (il ressemble d’ailleurs de plus en plus à John Cleese) à une suffisance yuppie prêtent souvent à rire, notamment lorsqu’il se perche sur une ridicule mobylette rose. Alors, d’où vient le problème ?
Principalement de la réalisation et du choix narratif. Production Scifi Channel oblige, The Man With The Sreaming Brain se devait de respecter des impératifs. En premier lieu, un aspect grand public. Il n’était donc pas question, pour Bruce Campbell, de nous offrir un film à tendance « Yuznienne », cela n’aurait certainement pas franchi le rideau des censeurs. Et cette retenue se ressent terriblement. Un manque de folie, d’impudence, qui entraine la narration dans un ronronnement trop gentillet. On attend que le film décolle, que cette histoire, dont le sujet se prête à bon nombre de digressions, prenne des voies un peu moins policées et nous surprenne. En vain.
Un peu déçu par la carence de folie dans le traitement de l’histoire, on se rabat donc sur les pitreries de Ted Raimi, le regard incroyablement bleu profond de Tamara Gorski, les monologues de Stacy Keach, le malicieux cabotinage de Bruce Campbell… Tout cela, en plus de quelques bons gags, parvient à sauver le film de l’ennui mais cela n’en fait certainement pas une œuvre à retenir. Dommage…

La conclusion de

The Man With The Screaming Brain est un film de et avec Bruce Campbell, véritable star du cinéma bis. Par conséquent, on y trouve tous les éléments qui nous séduisent chez ce sympathique comédien affectionnant particulièrement l’autodérision et l’humour potache. Hélas, dans ce cas précis, le ton utilisé ne fonctionne pas trop. Le scénario est propice au délire mais guère la réalisation, qui reste très sage et policée. Au final, on ne s’ennuie pas mais on rit peu.

Que faut-il en retenir ?

  • Histoire bien délire
  • Des acteurs mythiques
  • Quelques bons gags

Que faut-il oublier ?

  • Manque de rythme
  • Un traitement très sage

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