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Evil Grave: Curse of the Maya >

Critique du Film : Evil Grave: Curse of the Maya

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 17 septembre 2007 à 16:32

Le Nouveau Mexique, c’est vachement laid

Le bedonnant Joe Estevez est sans nul doute le mauvais petit canard de la couvée desSheen. En effet, alors que son neveu Emilio Estevez réussit avec brio une reconversion dans la réalisation de films à gros budgets, que son autre neveu, Charlie Sheen, effectue une brillante deuxième carrière dans les sitcoms de prime time et que son frangin Martin Sheen est régulièrement invité à interpréter des hommes d’influences dans des fictions télévisées, comme Grant ou Lee, lui se complait à se vautrer dans le Z de cinéastes rednecks.
En plus de ça, c’est un sacré fripon – ceci peut d’ailleurs expliquer cela, la série Z étant prolixe en scènes coquines, gros lolos et strings échancrés en suce (euh... en sus, pardon). Par exemple, dans Curse of the Maya, il profite de sa position de psychiatre pour se taper une patiente qui pourrait être sa fille. Poussant le vice assez loin, il se l’embarque même dans le désert du Nouveau-Mexique, prétextant une mise au vert, et tout ça juste pour en profiter librement et pleinement. Mais, pas de bol pour lui, cela ne va pas se passer vraiment comme il le souhaitait.


Tout d’abord, malgré l’isolement, il va trouver une concurrence virile en la personne d’un ouvrier au sourire Pepsodent. Employé dans un réseau d’éoliennes toutes proches (il a pour collègue un dégénéré à la gueule en biais que l’on croirait sorti tout droit de La Colline a des Yeux), le gaillard en marcel auréolé de sueur va tout d’abord s’introduire dans la maisonnée pour un diner plein de sous-entendus puis dans l’intimité offerte de la jeune dépressive, peu farouche sur le coup. Puis, cela va se compliquer encore un peu plus pour le psy quand vont débouler sans prévenir des clandestins mexicains de passage et une famille de morts-vivants affamés maquillés chez Pizza Pino.
Si les clandestins ne servent aucunement le script (à part une désopilante séquence de striptease devant deux péons sidérés par les obus siliconés d’une nymphomane du désert), les morts-vivants, réanimés par une abracadabrante malédiction Maya qui a pour principale faculté de transformer le soleil en un kaléidoscope hippie, représentent bien entendu la clé d’un secret que même un spectateur de 5 ans élevé à la lapidation de figues molles est capable d’appréhender en moins de cinq minutes. C’est dire la tenue du script et le suspense qui en découle.
Finalement, les morts-vivants mayas, ils vont bouffer tout le monde, avant de s’envoyer en l’air avec des épis de maïs (calmez-vous les obsédés, c’est une imagerie métaphorique très « pouetique »). Seule survivante de ce festin anthropophage, la maniaco-dépressive à la cuisse légère se retrouve sans tuteur. Mais il en faut beaucoup plus pour la décourager et comme elle n’a froid ni aux yeux ni ailleurs elle va se rabattre sur l’attardé du coin. Un dégénéré qui, si l’on en croit le dénouement, a au moins un attribut physique qui fonctionne correctement.

Ouaouh ! Quel film ! Il n’y a pas à dire, le cinéaste David Heavener, qui interprète également l’ouvrier lubrique, est un maître dans l’art expressionniste gerbeux. En effet, jamais je n’ai vu une aussi mauvaise, et hideuse, photographie. L’éclairage est tellement anarchique qu’aucun plan ne comporte le même bain de couleurs, même au cours de la même séquence. On passe du vert vomi au rouge ragnagna en passant pratiquement par toutes les nuances du spectre lumineux (et en insistant sur les plus moches). Conséquences directes de ce delirium photographique : tout ; décors, personnages, paysages, est laid, très laid (mention spéciale à ces cactus, symboles phalliques vérolés et décrépis). Finalement, l’on se dit que les plans les plus réussis sont ceux, très nombreux, où l’on ne voit rien tant ils sont mal éclairés.
Le scénario, vous l’avez compris, est nase. Le pire est cette tradition maya, liée au culte des défunts, qui est avancée de la manière la plus absurde et sans aucune recherche de crédibilité. La preuve, on y voit même des tombes surmontées de croix chrétiennes et des missels occidentaux. De plus, ce récit déjà complètement stupide est mis en exergue par la présence d’une bande originale étrange, mix de country de supermarché et de jazz expérimental. Un peu comme si David Lynch avait subitement perdu la moitié de son cerveau sous un excès de Prozac.
Dans ces conditions, il est à peine nécessaire que je vous précise que les effets spéciaux sont de la même veine que le reste. Celle toute moisie, qui coure dans les tréfonds des étendues neuronales sans étincelles, pas même celles du système D. Guère plus inspiré que ces petits copains, Josh Cameron, responsable du département (ahaha !) des maquillages, se contente de copier Tom Savini à grand moyen de sauce Buitoni. Le résultat, prévisible, rappellera au nanarophile le délicieux Abîme des Morts-Vivants. Comme quoi même le Z peut servir de référence….

10

Curse of the Maya est une sacrée bouse. Pur film Z réalisé sans aucune inspiration et interprété par des comédiens mauvais ou démotivés (ou les deux à la fois), il a pour défaut de ne presque jamais être drôle. Le pire est une photographie extrêmement laide, souvent trop sombre, qui fait apparaitre le film comme une sorte d’hommage aux années VHS, celles des bandes qui s’entortillent pour trop avoir tourner dans des magnétoscopes aux orifices de netteté douteuse.

Critique de publiée le 17 septembre 2007.

Que faut-il en retenir ?

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