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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Android Apocalypse
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Android Apocalypse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 29 août 2007 à 1554

Le robot, fidèle ami du héros…

La Terre, dans un futur proche (ou pas). Jute, un sacré malabar employé aux hauts fourneaux - façon Cargo de Nuit : sueur, marcel et corps sculpturaux -, vient de perdre son taf. Viré le gars. Purement et simplement. Tout ça pour être remplacé par un androïde, jugé plus efficace et surtout non syndiqué. Par conséquent, Jute a la haine, et on le comprend. Rajustant son marcel, il se rend dans un bar pour y noyer sa rancune. Car dans ce futur, quand les robots bossent c’est les humains qui trinquent…
Là, il tombe sur un pote, une sorte de branleur écumeur de comptoir comme l’on en croise si souvent en ces lieux de débauche. Dans ce cloaque, il y a aussi des combats en free style. Et c’est l’un d’eux qui attire le regard de Jute. En effet, dans l’arène combat… un androïde (nooon ? ça alors !..) et cela malgré l’interdiction qui leur en est fait d’user de violence (le scénariste a du lire Asimov dans sa prime jeunesse). N’écoutant que sa haine, Jute bondit dans l’arène et se fritte avec le robot – il faut dire que c’est un ancien professionnel de boxe -, mais le combat doit cesser suite à une descente de flic. Pas grave, dehors, derrière l’établissement, Jute et son pote retrouve le tas de ferraille humanoïde pour une baston qui laissera la créature artificielle complètement raide.


De retour à la maison, Jute nous présente sa femme, un jolie brin de fille. On se demande d’ailleurs ce qu’il a lui a pris d’aller dans un bar au lieu de rentrer directement chez lui. Du lard aux cochons, j’vous dit… De plus, au delà des diverses cajoleries perdues, cela lui aurait évité de subir une véritable opération commando dans son appartement. Un véritable punch militaire de 3 éléments des forces répressives de la cité (des condés robots) qui l’amène directos dans un camion blindé en direction d’une prison à la sinistre réputation. On dit qu’il s’y passe des choses pas bien orthodoxes, comme le prélèvement d‘organes sur les détenus, afin de les greffer sur des androïdes.
Bref, secoué dans un fourgon cellulaire, attaché à un garde robot patibulaire, Jute ronge son frein en débitant des remarques débiles qui ne font rire personne (l’air crétin du comédien n’arrange pas les choses), ni les autres détenus et encore moins les robots qui ont mis leur puce d’Humour en mode « off ». Heureusement pour lui (et pour nous car ça met fin au festival de bons mots), le convoi va être attaqué par des machineries volantes, qui comme dans Terminator, ont décidé de s’émanciper et d’exterminer la race humaine. Parvenant à se débarrasser de la machine à grands coups de flingues futuristes mais pas trop, Jute et son geôlier, seuls survivants de l’attaque (ça alors, quel chance !), s’échappent dans un désert apocalyptique situé derrière la maison du producteur.

Là, entre deux êtres que tout sépare hormis une maire de menottes vintage, va naître une grande histoire d’amour et d’amitié, qui va commencer par un échange de baffes et s’achever par une main amputée. Des limiers robots (dont une androïde gothique à la carrosserie avantageuse) aux trousses, Jute et TeeDee (c’est le petit nom de l’androïde), progressivement converti à la cause humaine grâce au franc parler de notre héros, décident qu’il faut frapper à la source du maaaal. Ils se rendent donc au pénitencier-labo pour y délivrer les humains et mettre hors d’état de nuire les mégalomanes au pouvoir. Et par un heureux hasard, comme chez les p’tites femmes de Pigalle, Jute va y retrouver sa femme (film grand public oblige, elle n’a hélas pas subi les derniers outrages, pas même le tee-shirt un peu déchiré)…
Produit cheap par excellence, Android Apocalypse met en avant une ribambelle de concepts déjà mille fois usités. A savoir ; le remplacement de la main d’œuvre humaine par la robotisation, l’irrémédiable agonie d’un monde par trop pollué, le totalitarisme dérivant du tout technologique, et pour finir, le sursaut d’une l’humanité laissée pour compte. Rien de honteux là-dedans, me direz-vous… Oui, à la condition de trouver une approche originale et une démarche innovatrice pour aborder ces sujets.

Hélas, l’originalité, le réalisateur Paul Ziller et ses amis n’en ont cure. L’essentiel pour eux est de mettre en boîte un direct-to-DVD le plus commun possible, histoire de séduire les distributeurs de séries B sans ambition. Si l’on s’appuie sur le sérieux (à défaut de génie) de la réalisation, au niveau de l’esthétique, le panel de décors se limite à une plage de galet pour faire désert, une vieille usine désaffectée en centre de détention, un appart minuscule et un bar. Le tout est éclairé par une lumière récupérant les filtres de Planète Hurlante. C’est dire l’innovation. Pour l’histoire, c’est encore plus morne. Un simple récit de buddy-movie « futuriste » dans lequel deux individualités, qu’apparemment tout oppose (le serviteur docile et le rebelle), finissent par s’unir pour lutter contre l’injustice. Si cela ne vous dit pas quelques chose, c’est que vous n’avez plus mater un film depuis très longtemps ou que vous souffrez de la maladie d’Alzheimer.
Par contre, les quelques effets spéciaux sont corrects. Pas du coté des androïdes, qui sont interprétés par des acteurs humains qui tentent juste de se donner des airs détachés et des expressions dénuées d’émotions, mais pour ce qui est des machines révoltées, ces engins de mort qui errent dans le désert et zigouillent tout ce qu’ils trouvent à grand renfort de perceuses et de burins pneumatiques. Oui, pas de lasers, des outils de prolos, car j’ai oublié de vous dire, ces machines étaient à l’origine de paisibles engins de forage.

La conclusion de

Android Apocalype est le digne représentant de toute cette masse de séries B formatées qui envahissent les catalogues des distributeurs de direct-to-DVD. Pas forcément mal réalisés, mais à moindre coût, ces films pêchent par un cruel manque d’originalité et n’ont même pas le grain de folie que présentent les purs nanars. Ils en deviennent par conséquent prévisibles et ennuyeux, ce qui est tout à fait le cas de cet Android Apocalypse

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation convenable
  • Effets spéciaux corrects

Que faut-il oublier ?

  • Décors cheaps
  • Scénario inintéressant et mille fois vu
  • Interprétation sans saveur

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