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Critique du Film : Pluto Nash
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Critique du Film : Pluto Nash

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 28 août 2007 à 1632

Black on the moon

Dans le futur, la Terre devenue poubelle, des hommes vivent sur la Lune, sous des grands dômes de verre. Faute de mieux. Comme ce sont des nostalgiques et des sentimentaux, ils ont complément calqué leur style de vie sur celui de la civilisation du 20ème siècle. Au niveau culturel, comme au niveau politique et légal.
On y trouve donc ses boites de nuit aux musiques R’n’B moisies (film de black oblige), ses casinos avec serveuses en paillette et ersatz de Frank Sinatra, ses filles aux formes avantageuses, ses noctambules et ses fêtards, et bien entendu : sa pègre. Seules différences avec le monde que vous connaissez ; l’omniprésence de serviteurs robots humanoïdes ayant le crétinisme comme principal axe de programmation et une esthétique générale pop- flashie à faire pleurer de jalousie Austin Powers.


Autre point commun avec notre époque, la Lune a aussi son Eddie Murphy. Dans ce film, il fait son cabot comme jamais. Remarquez, c’est une attitude normale lorsque l’on s’appelle Pluto, non ? Et bien, sachez que pour l’occasion, la paire de dents la plus blanche d’Hollywood incarne un contrebandier repenti et reconverti dans l’exploitation d’un casino branché.
Il est heureux, ri à pleines dents comme d’habitude, reluque, comme d’habitude également, les croupes des filles en faisant de gros yeux, et déconne avec son buddy-robot garde du corps. Bref c’est du pur Eddie Murphy, vulgaire et sûr de lui. Mais les choses vont se gâter lorsque le fort lunatique (humouuur…) – et énigmatique - caïd de la mafia lunaire, qui convoite le paisible commerce de notre ami, va prendre la mouche et expédier l’établissement de Pluto en orbite, en compagnie de son meilleur ami.
Pluto, bien décidé à montrer les crocs, va devoir alors lutter contre une bande de tueurs idiots aidés par des robots manchots afin de venger la mort de son pote et assurer sa propre sécurité. Ainsi que celle de sa petite amie, une black bien gironde… comme d’habitude.
Pluto Nash, projet conjointement mis en chantier par Ron Underwood et Eddie Murphy, fut un véritable gouffre lunaire au niveau financier, et un terrible bide populaire. Il faut dire que cette idée de mettre en scène une version loufoque et black d’un film de gangsters, sur la Lune qui plus est, pouvait sembler saugrenue. Voire suicidaire. Mais, et là je vous pose sincèrement la question, peut-on pour cela cataloguer comme merdique (le jeu de mot Pluto Nase est souvent employé) une œuvre que finalement peu de gens qui la porte au pilori ont vu ? Et tout cela parce que la vedette principale se trouve être l’un des acteurs les plus critiqués du cinéma américain. Un mec, jadis idole, devenu aujourd’hui l’incarnation du mot has-been. Franchement, je ne pense pas….
Bon, ok, après l’avoir maté, force est de reconnaître que Pluto Nash, c’est pas terrible. J’avais juste envie de défendre un peu ce pauvre Eddie. Il y a de l’action, des guns fight, des poursuites en bagnole futuriste, des sorties dans le vide spatial et des gags qui parfois marchent plutôt bien (mention spéciale à la soubrette qui fait « oups »). Ça, c’est plutôt pas mal. Mais le film contient aussi son quota de trucs nases. Commençons par l’esthétique du film, tout simplement hideuse. C’est comme si l’on avait balancé des seaux de couleurs criardes sur un objet métallique, puis éclairé tout cela à grand renfort de lampes filtrées. Ç’est moche, de mauvais goût, et ça finit par faire mal aux yeux. Puis, il y a l’humour. En dessous de la ceinture, souvent craspec et macho, débité par un Eddie Murphy déchaîné, et qui entraîne tous les autres acteurs dans la peau de simples faire-valoir (que vient faire Pam Grier dans cette galère ?). Et si, de plus, je vous dis que sur la fin, on a droit carrément à deux Eddie Murphy qui s’interpellent… Bref, un désagréable parfum de one man show exécuté par un mec qui ne se prend pas pour une crotte.
Enfin, dans la catégorie déception, il y a le scénario. Non seulement il est d’une terrible linéarité (à part le twist final) mais, de plus, il n’a aucune originalité, les scénaristes ayant piqué leurs idées à droite et à gauche. Il en ressort une omniprésente sensation de déjà vu, que la réalisation dynamique de Ron Underwood (qui fait son maximum) et la débauche d’effets spéciaux ne parviennent pas complètement à gommer. Le film est donc par moment plutôt divertissant, pour soudainement plonger dans la redite et le gag foireux (Randy Quaid en robot n’est pas, mais alors absolument pas, drôle)

La conclusion de

Pluto Nash n’est pas une bouse. Pluto Nash est juste médiocre, comme le reflet d’un comédien qui, loin d’être mauvais, a le plus grand mal à renouveler son humour. On a ainsi droit à un Eddie Murphy qui s’autoparodie, mais avec ironie et désappointement, comme s’il se navrait de sa propre image tout en refusant d’admettre ses erreurs. Ainsi aveuglé, il nous ressert le même plat, toujours à grand renfort de sourire Pepsodent, le tout avec un accompagnement SF à l’esthétisme douteux. Parfois drôle, bien réalisé, mais trop poussif pour être réjouissant

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation consciencieuse
  • Quelques gags assez drôles
  • Des effets spéciaux corrects

Que faut-il oublier ?

  • Un humour lourd et mille fois vu
  • Un scénario sans intérêt
  • Mais qui a eu l’idée d’une pareille esthétique ?

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