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Critique du roman : Zoulou Kingdom [2007], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 28 août 2007 à 15h25

Marée noire sur Londres…

La ville, livrée au chaos. Le fleuve noir se déverse aussi bien dans les larges artères du West End que dans les allées, se ramifiant en d’innombrables canaux secondaires. Des poches de résistance voient le jour, ici ou là. On tire depuis les caves, les greniers, les mansardes, les fenêtres, les toits. On se barricade dans des cages d’escaliers rapidement encombrées de cadavres. Quand on a plus de balles, on jette des pavés et quand on a plus de pavés, il reste toujours les poings et les dents…
Une invasion zouloue au cœur du Londres victorien. Une vague de destruction primale, une apocalypse, qui fait vaciller sur ses bases le symbole de la modernisation et de la civilisation occidentale. Tel est Zoulou Kingdom, le roman de Christophe Lambert. Dans ce roman dramatique et guerrier, d’un style nerveux et direct, l’auteur nous invite à séjourner un moment (environ 300 pages) dans un XIXe siècle uchronique et violent, pour y suivre les agissements d’un panel de personnages d’origines sociales diverses. Des individus choisis (élus ?) dont les parcours vont être amenés à s’entrecroiser… et souvent pour le pire.
Malgré son titre, et comme Christophe Lambert le signale en fin d’ouvrage, ce roman n’est pas a proprement parler une œuvre traitant des us et coutumes, ni mettant en exergue les croyances, du peuple zoulou. On y apprend en effet que très peu de choses sur eux. Un peu comme les « enragés » des films de zombis de Danny Boyle – évidents symboles de la punition « divine » -, ils sont en fait la matérialisation métaphorique de la révolte de la nature contre l’industrialisation aveugle. Quoi de mieux en effet que ce fier peuple d’hommes à demi nus, impitoyables mais dénués de cruauté, visant en osmose avec leur environnement, pour représenter la fureur revancharde de la Terre Nouricière. Alors… Zoulou Kingdom, roman à message écologiste ? Oui. Et non.
Non, car l’œuvre de Christophe Lambert se veut surtout un hommage à la littérature populaire de la première moitié du vingtième siècle, qui se voulait héroïque et constructive (happy end de rigueur). Et encore, se contenter de cela pour classifier ce Zoulou Kingdom serait par trop réducteur. En fait, on retrouve dans le texte de l’auteur le reflet de nombre de ses influences (il le revendique d’ailleurs) qui vont de Edgar Allan Poe à Stephen King, en passant par Edgar Rice Burroughs ou Rudyard Kipling. Un véritable patchwork littéraire qui, une fois couché sur le papier, donne naissance à une histoire palpitante et pleine de rebondissements. L’auteur pousse même sa démarche à peupler son histoire de personnages référentiels comme ce vieux chasseur de fauves, qui n’est pas sans rappeler un Alan Quatermain au bout du rouleau.
Le romancier s’amuse également à introduire dans son histoire nombre de personnages ayant marqué la fin du XIXe siècle britannique, leur donnant de surcroît une grande importance dans l’évolution de cette intrigue à tiroirs. Ainsi, le lecteur n’est pas amené à suivre les aventures d’un seul personnage anonyme mais pléthore de personnalités de l’époque. On y rencontre par exemple, pour ne citer que les plus importants, John « Jack » Bannister, dont le fonction d’éventreur se trouve à l’occasion une essence métaphysique, John « Elephant Man » Merrick, héros malgré lui et Herbert George Welles en adolescent égaré. Tous ces personnages sont astucieusement introduits dans le roman, et leurs agissements apparaissent comme tout a fait naturels.
Le récit est trépidant et l’action omniprésente, bien que l’écrivain ne néglige pas pour autant d’esquisser la psychologie de ses personnages, de manière concise et efficace. L’identification est donc aisée, et le lecteur se retrouve, au gré des lignes, embarqué dans différentes expériences émotionnelles, souvent liées aux notions d’urgence et de danger. Dans la plus pure tradition de la littérature romanesque, direz-vous – et vous avez raison -, mais avec une inattendue touche de modernisme qui se matérialise par la présence de nombreuses descriptions sexuellement explicites et gores. Un détail qui, je l’admets, n’est pas pour me déplaire.

La conclusion de à propos du Roman : Zoulou Kingdom [2007]

Nicolas L.
80

Zoulou Kingdom est un excellent roman d’aventure uchronique. Dans ce livre, Christophe Lambert s’amuse avec nombre de symboles et d’icônes, et l’on sent qu’il y a pris du plaisir. Cette verve de l’écriture, il la retranscrit à travers une œuvre palpitante, parfois dure, souvent héroïque, mais surtout très divertissante. Je ne connaissais pas ce romancier, la lecture de Zoulou Kingdom m’encourage à continuer l’exploration de son univers littéraire.

Que faut-il en retenir ?

  • Très divertissant, bon rythme
  • Excellente construction à tiroirs
  • Une écriture simple et facile d’accès
  • Quelques sympathiques détails horrifiques

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