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Critique du film : L'île Mystérieuse [1973], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 23 août 2007 à 15h16

L’île bleu, entre le ciel et l’eau…

Des prisonniers d’un camp confédérés profitent de la cohue causée par un bombardement yankee pour prendre la poudre d’escampette en volant un ballon d’observations. C’est alors qu’ils sont pris dans une violente tempête. Passant à un cheveu d’une mort horrible, les fugitifs finissent par s’échouer sur une île inconnue, qu’ils pensent déserte. Mais les étranges évènements des jours qui vont suivre les obligeront à reconsidérer leur premier jugement…


Les quadragénaires férus de science-fiction se souviennent sûrement d’une courte série télévisée mettant en image, de manière assez agréable, le récit rocambolesque de l'île mystérieuse, célèbre roman de Jules Verne. Et bien sachez, chers amis, qu’il existe une version condensée de cette production franco-espagnole, d’une durée d’environ 90 minutes. Plutôt aisée à dénicher, ce « film » nous propose une relecture plus rythmée, moins axée sur l'aspect "lutte pour la survie" découlant de la condition de naufragé, les zones d’ombre et les ellipses en résultant étant compensées par l'adjonction d'une voix off. Histoire de ne pas trop perdre le fil de l’histoire.
Produite en 1973, cette petite production ne peut prétendre rivaliser en luxe avec la version anglo-américaine de Cy Enfield, sortie une dizaine d’années plus tôt et qui bénéficiait du savoir faire de Ray Harryhausen. Conscients de ce fait, les cinéastes Juan Antonio Bardem et Henri Colpi ont choisi de personnaliser leur ouvrage en le dotant d’une atmosphère fantastique et en brassant les genres steampunk, baroques et gothique au sein du même creuset. Il en ressort que cette Ile Mystérieuse bénéficie d’une ambiance feutrée, quasi surnaturelle, et surtout très personnelle.

D’autres éléments ne manquent pas d’étonner. Par exemple, le script prend pour parti de nous écarter complètement de l’histoire en nous dévoilant l’identité des mystérieux occupants de l’île dés l’arrivée des naufragés sur les lieux. Une distanciation étonnante, intéressante dans le cadre d’une série télévisée mais qui peut être perçue, dans le cadre d’un film cinématographique qui appelle en général l’implication du spectateur, comme une maladresse (mon fils de 11 ans en a été grandement perturbé, tant il est vrai que cela va en opposition totale avec les techniques de cinéma modernes). Une impression d’autant plus étrange que les autres défis que doivent relever les naufragés sont à peine esquissés (recherche de nourriture, construction d’abris, soins, etc.), leurs principales préoccupations étant justement d’identifier les propriétaires de ces étranges machineries installées sur les hauteurs.
On regarde donc les efforts de ces braves gens pour dénicher leurs mystérieux « protecteurs » d’un regard distant, bien que parfois compatissant. Connaissant la nature pacifique des hommes du capitaine Nemo, le spectateur se voit privé de toutes ces sensations issues de l’incertitude et de la crainte du surnaturel, jusqu’à ce qu’apparaissent les pirates, vers la fin du film. C’est à ce moment que le métrage s’accélère, de manière un peu chaotique et précipitée, victime d’un montage effectué à grands coups de truelle. Là encore, difficile pour nous de ressentir la moindre tension tant les évènement se succèdent précipitamment et, comble de malheur, même la destruction du Nautilus se produit sans la moindre ampleur dramatique.

Mais bon, assez critiqué. L’île Mystérieuse possède aussi d’excellents atouts. Il a tout d’abord pour mérite de coller presque parfaitement au récit de Jules Verne, du coté de l’ambiance qui s’en dégage (n’oublions pas l’importance de cette exceptionnelle bande originale de Gianni Ferrio) comme pour ce qui est de son esthétisme victorien, si cher à ces auteurs de la fin du 19ème siècle. Puis, il y a aussi les bonnes performances d’un casting de qualité. On y trouve le fort en gueule Jess Hahn, les italiens Gabriele Tinti et Rick Battaglia, des spécialistes du film de genre, et surtout un Omar Shariff très crédible dans le rôle du capitaine Némo qui, ne l’oublions pas, était issu de la noblesse indienne. Rappelez-vous que dans la version de Cy Enfield, le capitaine Némo, interprété par Herbert Lom, se voit privé de son origine exotique malgré la portée symbolique – l’anti-impérialisme - de la chose.

La conclusion de à propos du Film : L'île Mystérieuse [1973]

Nicolas L.
63

L’île mystérieuse, cuvée 1973, n’est pas un grand cru cinématographique mais un sympathique film d’aventure familial mâtiné de science-fiction. Par manque de possibilité d’implication émotionnelle, on ne ressent guère de frissons à suivre les tribulations de ces cinq naufragés isolés sur une île hostile et riche en phénomènes inexplicables, mais il est indéniable que ce métrage possède un certain charme. On y trouve notamment une lecture assez fidèle du roman, de bons acteurs et un enrobage musical et esthétique plutôt agréable

Que faut-il en retenir ?

  • Une atmosphère étrange bien rendue
  • Interprétation de qualité
  • Bande originale devenue un classique du genre

Que faut-il oublier ?

  • Un remontage un peu chaotique
  • Absence de mystère
  • Une fin précipitée

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