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Critique du film : La Nuit des sangsues [1987], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 13 août 2007 à 16h19

Si vous (c)riez... vous êtes mort!

Des parasites extra-terrestres envahissent un campus d’étudiants, prenant le contrôle des cadavres pour les transformer en zombis assassins…


Dans les années 80, les monstres de tous poils, de toutes plumes et de toutes écailles envahissent les rayons des vidéoclubs, comme à la grande époque des drive-in, dans les années 50. Parmi ces créatures, certaines sont le fruit expériences génétiques, d’autres viennent des Enfers ou sont des victimes de mutations accidentelles, mais nombreuses sont celles qui viennent du fin fond de la galaxie. Comme, par exemple, ces limaces pernicieuses, friandes de cervelle humaine et aussi rapides qu’une Marie-Jo Perec des grands jours.
En fait, ces limaces expertes en lobotomie et qui prennent un malin plaisir à ranimer les cadavres (me demandez pas pourquoi…) en bondissant dans la bouche de leurs victimes sont sur Terre depuis bien longtemps. En fait, depuis la fin des années 50, tombées d’un astronef alien au cours d’une échauffourée entre gobelins de l’espace. Prisonnières d’un corps cryogénisé, elles attendent patiemment que deux crétins viennent les délivrer pour semer le bordel sur un campus rempli de footballeur crétins, d’intellos à lunettes et de jolies minettes. Ce qui, bien entendu, ne va pas manquer de se produire.

Bien sûr, lorsque l’on regarde ce genre de films bis, il faut bien penser à faire abstraction de relever certaines étrangetés et incohérences. Comme le fait, entre autres, qu’une simple université bénéficie de telles infrastructures de pointe, qu’elles ne soient gardées que par un concierge japonais abruti et que ces limaces soient très sélectives dans le choix de leur cible. Mais bon, l’essentiel est là, à savoir : les séquences de vestiaires avec filles dénudées (il y en a même deux, quel luxe !), les beuveries d’étudiant mineurs, les blagues potaches issus de rivalités viriles et, bien sur, les effets spéciaux sanglants.
Et pour l’époque, si on lorgne du coté des maquillages et des effets spéciaux, il faut admettre que l’ensemble est assez bien fait, avec de surcroît cette atmosphère décontractée qui rendent ces monster movies si sympathiques et qui gomment les imperfections. Certaines séquences sont même très sympas, comme lorsque la horde de zombies attaquent le dortoir des filles (dont un grand nombre sont en chemise de nuit ou en déshabillé bien kitch mais si mignon) défendu par un trio de choc ultra-poseur composé d’un flic déjanté, d’un jeune expert du fusil à pompe et d’une midinette armée d’un lance-flammes. Si ça ce n’est pas du cinéma bis… Bref, on rie beaucoup de l’invraisemblance des situations, on frissonne un peu devant quelques effets gore réussis, mais surtout, surtout, on passe un excellent moment de décontraction à visionner ce film bourré de références. D’ailleurs, tout met en avant le peu de sérieux de l’entreprise, comme cette amusante décision d’attribuer aux protagonistes du film des noms rappelant ceux des grands maîtres du fantastique. On y rencontre donc un détective Cameron, un sergent Raimi (complètement débile d’ailleurs), un détective Landis, ainsi que les étudiants Romero, Carpenter-Hooper et Cronenberg

Fred Dekker, peu prolixe dans le genre, est néanmoins un spécialiste de ce type de série B. Il proposera d’ailleurs aux fans l’année suivant un sympathique Monster Squad (jetons un voile pudique, si vous le voulez bien, sur son Robocop 3 de sinistre mémoire). Depuis, il se consacre à la production de séries télévisées, notamment la série Star Trek : Enterprise). Dans les rôles principaux, le génial Tom Atkins interprète le policier fou furieux, ennemi juré des aliens, qui les a déjà mis en échec vingt ans auparavant mais qui y a laissé un partie de son esprit. A coté de lui, les connaisseurs reconnaîtront facilement des comédiens habitués aux rôles d’adolescents comme Jason Lively et Jill Withlow ou des vieux briscards de la série B, comme David Paymer dans la peau d’un chercheur rapidement zombifié.

La conclusion de à propos du Film : La Nuit des sangsues [1987]

Nicolas L.
65

La nuit des Sangsues est une comédie horrifique puisant dans la même veine que Le Retour des Morts-vivants. Même s’il est moins réussi que le petit bijou d’humour de Dan O’Bannon, il n’empêche que l’œuvre de Fred Dekker est un bon petit film pop-corn bourré d’humour et de références comme on savait si bien les faire dans les années 80, une période faste pour le cinéma bis. Bien entendu, pour le spectateur d’aujourd’hui, tout cela va lui sembler déjà vu, mais il ne faut pas qu’il s’ôte de l’esprit que la Nuit des Sangsues fait partie des pierres de fondement qui ont servi à la construction du cinéma horrifique du 21ème siècle.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario potache et bon enfant
  • Effets spéciaux sympathiques
  • Très divertissant

Que faut-il oublier ?

  • Aucune autre ambition que celle de divertir

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