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Critique du film : Les monstres de la mer [1980], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 6 août 2007 à 16h25

Hommes-poissons en rut...

Dans le petit port de Noyo (un nom pareil, ça ne s’invente pas !), les préparatifs à la fête battent leur plein. En effet, tout le monde a hâte d’assister à la traditionnelle fête du Saumon, d’autant plus qu’un investisseur étranger compte profiter de l’occasion pour présenter son projet de conserverie, qui pourrait sortir la petite ville de son marasme économique.


Purée, les Monstres de la mer… depuis que j’ai vu, il y a déjà bien longtemps, sa superbe affiche en couverture du tome 1 des Craignos Monsters de monsieur Putters, je n’ai eu cesse d’essayer de dénicher ce fameux film bis qui fleure bon les années 80. Voilà qui est fait, et je peux vous dire que je n’ai pas été déçu.
L’histoire se passe dans un petit port de pêche, qui ne subsiste que grâce au marché du saumon. A partir de ce point de départ, scénariste et réalisateurs (deux pour faire ça, plus on est de fous…) ont brodé une petite poignée d’éléments narratifs, sans aucune cohérence ni liens directs ou logiques. On tente bien de nous fournir une pseudo-explication à cette invasion de saumons géants, prestement suivie de celle des hommes-poissons, par l’intermédiaire d’une scientifique aussi calée en biologique marine que moi en mécanique des fluides (pour vous illustrer mes compétences, sachez que j’ai obtenu 0.25 sur 20 dans cette matière lors de mon passage de diplôme !). Bref, ses élucubrations fumeuses tiennent si peu debout que les réalisateurs, à partir du milieu du métrage, n’abordent même plus le sujet !

Pour vous situer un peu le truc, sachez qu’au cœur de cette truculente aventure pulp se balade un indien qui, tel Astérix et Obélix, résiste à l’envahisseur yankee, une mystique compagnie qui prétend que la conserverie de poisson est l’avenir de l’homme et une horde de monstres lubriques. On ne comprend pas grand-chose tellement le montage est nul (on ne sait même plus si l’on se trouve sur la mer ou en rivière) mais l’on s’en fout complètement, car le plus important est là : des filles avec et sans maillots poursuivis par des hommes-poissons obsédés sexuels.
Car si vous voulez du cliché bis, avec les Monstres de la Mer, vous allez en avoir votre dose. Ok, les monstres sont hyper mal faits. En fait, ce sont juste des mecs avec des costumes de Kermit recouverts d’algues en plastique et dotés d’une baudruche à fortes rangées de dents en guise de tête (à coté, les humanoïdes du Continent des Hommes-Poissons mériteraient un Oscar des fx, c’est dire…). Personnellement, si la production m’avait filé de pareils costumes pour tourner un film, je les aurais caché au maximum, avec humilité. Et bien figurez-vous que le ridicule, la cinéaste Barbara Peters, elle ne le craint pas ! Car non seulement elle ne nous les cache pas, ces fameux humanoïdes palmés, mais elle nous en met plein l’écran, notamment lors d’une tentative moisie ayant pour but de reconstituer la séquence de l’attaque générale des piafs dans Les Oiseaux d’Hitchcock. Il en résulte un véritable bordel sur les quais comme si, par pur coïncidence, tous les invités d’un bal costumé s’étaient sommairement déguisés en la créature du Lac Noir. Un cran qui force le respect, je l’avoue.

Ce culot apporte ainsi son lot de pépites visuelles. Entre le viol de ces jeunes filles dénudées par des figurants empruntées dans leur costume trop grand qui fait plein de plis partout, les inserts (mal montés) d’effets gore approximatifs mais bien présents et un orchestre de country music complètement nase (le joueur de banjo complètement gâteux, un régal…), j’avoue mettre carrément bidonné. D’autant plus qu’au milieu de ce festival de n’importe quoi franchement assumé, deux ex-stars du bis trimballent leur bedaine de quinquagénaire amateur de Budweiser. Voir Vic Morrow et Doug McClure, fiers comme Artaban, interpréter leurs personnages respectifs aussi sérieusement que s’ils jouaient Hamlet au Royal Shakespeare Theater comptent parmi les aspects les plus désopilants du film. Bref, pour l’amateur de nanar décontracté, ce Monstres de la Mer est un véritable bonheur…

La conclusion de à propos du Film : Les monstres de la mer [1980]

Nicolas L.
40

Les Monstres de la Mer est un sacré nanar. Autant dire qu’il n’est apte à ne contenter que les amateurs du genre ‘’monsters movies’’ avec monstres mal foutus et filles en bikini. Parfois, le film force un peu la sauce, avec quelques effets gore et plans de nudité assez explicites, mais l’on reste quand même dans le domaine du film grand public. Une œuvre n’ayant aucune autre ambition que celle de nous faire marrer. A consommer avec quelques potes, un pizza et de bonnes bières. Cinéphiles sérieux et lecteurs des Cahiers du Cinéma s’abstenir…

Que faut-il en retenir ?

  • Pour les amateurs de nanars
  • Un esprit bis rafraîchissant

Que faut-il oublier ?

  • Ben, c’est quand même bien mauvais…

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