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Cold and Dark >

Critique du Téléfilm : Cold and Dark

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 3 août 2007 à 01:38

Un méchant poil dans la main

Mortimer Shade, dit Le Gouverneur, est l’idole de toute la police britannique. Efficace, discret, ayant la plus totale confiance de ses supérieurs, il mène ses enquêtes à sa guise, au-dessus de tout contrôle. Son principal admirateur est John Dark, son équipier, un jeune flic ambitieux qui fait tout pour s’attirer la sympathie de son mentor.
Un jour, alors que les deux flics se voient chargés d’élucider une sombre affaire de proxénétisme mettant en cause un certain Einstein, ils se rendent sur les docks pour une surveillance. Ils tombent alors dans un véritable traquenard. Sérieusement touché, Shade git au sol, apparemment mort. Pourtant, quelques instants plus tard, il se relève, sans aucune séquelle…


Cold & Dark est un téléfilm anglais mêlant dans son histoire les principes du parasite intelligent façon Elmer le Remue-méninge ou Frissons et le thème du vampirisme. A partir de là, scénariste et réalisateur ont conçu un script hyper alambiqué et artificiellement compliqué, rempli de flashbacks inutiles et hanté par une voix off chiante comme ce n’est pas possible. Toutes ces sophistications lourdingues, remplis de clichés et de stéréotypes, finissent par rendre le produit antipathique, bavard, mou et monotone. D’autant plus que de nombreuses pistes, de multiples éléments, se voient introduit sans être développés par la suite, ils disparaitront en se dissolvant dans cette bouillie qui se veut scénario.
Andrew Goth, réalisateur adepte du « pourquoi vouloir faire simple quand on peut faire compliqué », joue apparemment la carte de la classe par le biais du gothisme contemporain. Malheureusement pour lui, il n’en a guère les capacités. Il nous offre donc une espèce de mélasse narrative indigeste en utilisant les moyens les plus lourdingues pour donner à son film un cachet « arty ». A la base, l’histoire est pourtant simple. Deux flics, surveillés de prêt par l’inspection des services, qui s’attaquent à une ordure bénéficiant pourtant d’une protection gouvernementale grâce à ses fonctions d’indic. Indigné, l’un des deux flics décide de faire justice à sa façon. C’est tout pour le fond. Pour la forme, c’est une autre paire de manches. Andrew Goth commence par rajouter à son histoire policière des éléments fantastiques (un peu de synthèse mal foutue) et horrifiques (quelques plans gore), rien de mal à cela, bien au contraire, mais surtout, il nous gonfle par des tonnes de séquences dialoguées d’une connerie hallucinante débitées avec un sérieux qui tourne au grotesque, les moments forts étant appuyés par une musique gothique à « female voices » pompeuse (bref, tout ce qui pue dans le vampirisme moderne post Anne Rice).
Morceau choisi :
- Einstein est insignifiant, c’est une mouche sur une crotte de chien, dit la fille des services spéciaux à John Dark. - Et bien nous, on a pour spécialité de chasser les mouches, répond ce dernier. - Moi je préfère attraper le chien, rétorque gravement la fille.
Dois-je vous préciser également que ces deux là vont finir par coucher ensemble ?
Evidemment, les autres aspects du film s’attachent à coller au concept « film moderne et sombre qui se la pète ! ». Le montage, par exemple, abuse des effets de flashback non justifiés et des coupes narratives avec abondance de recoupements sensés faire réfléchir le spectateur. Mais tout cela est bien trop prétentieux et poseur pour être amusant. Cette démonstration à peine digne d’un porno-chic de Andrew Blake (qui lui, sait au moins bien mettre en valeur les chute de reins de Dahlia Grey et ses copines), ou d’une pub sur les produits laitiers, finit même par être agaçante.
Et tout cela est bien dommage, car au-delà de tous ces tares, Cold & Dark développe une idée finalement assez originale et son déroulement reste intrigant. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai tenu jusqu’à la fin. Si l’on parvient à faire fi du manque de modestie - appuyé par une absence de talent dans la mise en scène - de Andrew Goth, on trouvera quelques satisfactions à suivre cette intrigue. On attend bien sûr beaucoup du monstre. L’on sera un peu déçu de son esthétique mais pas de son influence lorsqu’il se dévoilera complètement dans la séquence finale. Une scène gore qui se trouve être assez sympa malgré des carences techniques mais qui sera à nouveau gâchée par la succession de répliques débiles, toujours aussi gravement énoncées (au est loin du second degré d’un Brian Yuzna par exemple).

35

Cold & Dark est un téléfilm prétentieux, bavard et antipathique. Mais il n’est pas complètement nul. Malgré qu’il soit aussi chiant que la pluie au mois de juillet, j’ai réussi à tenir jusqu’à son dénouement. Non pas par pur masochisme (quoique…) mais parce que finalement l’histoire est assez intéressante et elle finit par intriguer. On serre les dents, on baille probablement un peu, mais on a envie de connaitre la fin. Qui heureusement ne tarde pas trop à venir.

Critique de publiée le 3 août 2007.

Que faut-il en retenir ?

  • Une histoire assez intrigante.

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation prétentieuse, esthétisme de pacotille.
  • Montage inutilement alambiqué.
  • Effets spéciaux médiocres
  • Musique chiante

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