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Critique du Téléfilm : Requins tueurs
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Critique du Téléfilm : Requins tueurs

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 22 mai 2007 à 1552

Les requins tueurs venus de l’espace

Le scénario de ce film est une véritable histoire de fou. Lisez plutôt :
Dans l’espace, une bande d’astronavigateurs ivrognes ou suicidaires - ou les deux à la fois - aux commandes d’un vaisseau spatial heurtent de plein fouet un gigantesque astronef au look de Nostromo. Suite à un impact spectaculaire, digne d’un éperonnage de trirème grecque, et à l’explosion numérique qui s’en suit, une espèce de capsule non identifiée est projetée aux confins de l’espace. Suivant son petit bonhomme de chemin, la capsule finit par entrer dans l’orbite terrestre, pour enfin pénétrer dans l’atmosphère et s’abîmer dans l’océan. Non sans avoir auparavant pulvérisé (encore une « superbe » explosion numérique) un navire ayant eu la malchance de se trouver sur sa trajectoire. Mauvais karma, comme on dit à Mayotte…
Cinq ans plus tard. A vingt mètres de l’endroit où repose la fameuse capsule, les occupants de la station d’exploration sous-marine en polystyrène Oshuna effectuent leur travail de routine. Comme ils sont là - d’après leurs dires - depuis 10 ans, on se demande comment il est possible qu’ils n’aient pas encore repérés la capsule, mais bon… Pour le moment, ils s’attardent plutôt à étudier un étrange minéral recueilli dans les environs. Tous, sauf leur chef qui a décidé de rentrer chez lui, abandonnant sa femme Lèvres en feu à ses chères études et laissant ses anciens collègues sortir pour effectuer une réparation sur la structure. Le chef disparaît donc du champ de la caméra, les collègues se dirigent vers le sas pour une opération de routine….
Enfin, de routine, c’est beaucoup dire car les deux plongeurs – en tenue autonome et non pas en scaphandre ?! – se font littéralement surprendre par une soudaine attaque de requins déchaînés. Si déchaînés que non seulement contents d’avoir bouffés du plongeurs sous latex, ils coupent les câbles de communication et d’alimentation en oxygène, organes vitaux qui reliaient la station au navire de surface (qui doit se trouver au grand maximum à 20 mètres au-dessus, on voit parfois son ombre). Bref, les occupants de la station, un figurant roumain parlant par borborygmes (comme l’ogre de Naheulbeuk), deux bimbos (une bonnasse brune et une bonnasse blonde), un lâche alcoloo, un mec en blouse blanche et Lèvres en feu sont dans la merde on dirait… Ah oui, au fait, malgré les apparences, ce sont tous des scientifiques hein, ne l’oublions pas.
Puis, suite à une improbable ellipse, on retrouve le chef à Boston, dans sa bagnole. Il reçoit un coup de fil de ses collègues établis en surface disant que Oshuna ne répond plus. En fait, sa présence sur les lieux est dorénavant souhaitée par tous, car il est le chef, c’est normal. Celui-ci, doté d’une conscience professionnelle et toujours amoureux de Lèvres en feu, fonce alors vers le port (de toute façon, comme il le dit si bien « ok, c’est dans ma direction »). Chronologiquement, c’est alors que j’ai commencé à y perd mon latin, d’autant plus que suite à une seconde ellipse de folie, le chef se retrouve à bord d’un sous-marin américain ayant effectué en un temps record le trajet Boston – mer des Sargasses. Y’a du avoir un truc de téléportation que j’ai raté.
Pendant ce temps, les requins ne restent pas inactifs. Oh que non ! La production a récupéré plein de stock-shots animaliers et ils comptent bien amortir leurs achats. Ils commencent par nous refaire un remake des Dents de la Mer en attaquant simultanément des baigneurs en eau plate et des surfeurs de Big Wave, barbotant tous ensemble sur la même plage des Bermudes (la nature peut se montrer parfois curieusement sélective, surtout dans les séries Z à faux raccords). Les requins se jettent joyeusement dans la mêlée ! Et vas-y que je te grignote un mollet, que je te dévore un bras, que je te croque un genou. Bref, c’est la panique. Les gens se ruent hors de l’eau, écrasant sans vergogne les châteaux de sable construits avec amour par le petit frère. Dramatique, n’est-ce pas ? Et ce n’est pas tout. Les squales, décidemment dotés d’un esprit bien taquin, attaquent également un yacht transportant une équipe de télévision. Visiblement boostés aux sushi survitaminés, ils explosent à grands coups de tête le bateau, qui coule comme un plomb, jetant à l’eau de nouveaux amuse-gueules.
Puis le sous-marin stoppe à proximité de la station dite de grande profondeur (qui ne doit pas l’être tant que ça puisqu’à si courte distance d’une plage). Enfin, quand je dit à proximité, j’entend à un bon kilomètre. On se demande d'ailleurs bien pourquoi. On saura pas. A l’intérieur du submersible, le chef n’arrête pas de se faire emmerder par un responsable des Affaires Océanologiques qui l’accuse de négligence. De toutes façons, ce type a une tête de con, on devine que c’est un méchant. Il fait d’ailleurs tellement chier le Chef que celui-ci accepte qu’il l’accompagne à la base, le tout devant l’air compatissant du commandant de bord (un Corbin Bernsen qui a l’air aussi éveillé qu’une marmotte au mois de janvier). Les deux olibrius sortent alors du sous-marin. Comme ce dernier est en stationnement à des plombes de Oshuna, les plongeurs doivent traverser le banc de requins pour y accéder. Le plus important est donc de se faire discret. Une condition sine qua non que l’inspecteur débile pense affirmer en prenant les requins en photo, usage du flash à l’appui ! Erreur !.. Apparemment, en cette période de festival de Cannes, les squales ont décidé de se la jouer star et ils agressent ces paparazzi des (presque) profondeurs, arborant leurs grands sourires carnassiers. Les deux plongeurs ne sauvent leur peau qu'en prenant leurs palmes à leur cou.


Tout le monde se retrouve donc à l’intérieur de la base. Ouf, on respire. On profite de cette pause pour réfléchir et on se demande alors pourquoi la procédure de transfert a été effectuée dans ce sens puisque la base vise à être évacuée ? Bizarre, non ? Bon, pas grave. Moins contrariant que moi, les occupants d’Oshuna s’accommodent de cette incohérence scénaristique (quel courage !) et décident de sortir effectuer des réparations dans une espèce de module. Evidemment, on a droit à une nouvelle attaque de squales ! Et y’en a partout de ces sales bêtes. Elles bousillent le petit submersible, bouffe un figurant, et rate d’un coup de mâchoire le cul du Chef qui se planque derrière un corail. Là, se retrouvant bloqué, il demande au commandant du sous-marin de… tirer une torpille ! Après quelques hésitations, le commandant Droopy cède aux suppliques de Lévres de feu et du Chef. 350 kilos d’explosifs qui pètent sur la roche, pulvérisant requins, ébranlant la station, projetant une gerbe d’eau à la surface, mais ne parvenant même pas à égratigner les tympans du chef qui rentre à la base, frais comme une rose (il faudrait que j’amène les scénaristes pécher avec mon père à la dynamite, ils verraient bien ce que ça fait une explosion sous-marine…). En cours de route, il découvre la capsule et des agglomérats de minéraux qui en sont apparemment originaires.
Le chef rentre à la base et confie la roche zarbi au mec en blouse, pour analyse au bicarbonate-chrome-machin-chose. C’est à ce moment que la situation bascule dans l’urgence. Le lâche alcoolo pique le module d’évacuation (putain, ils ont un module d’évacuation ces crétins, pourquoi ils l’ont pas utilisés avant??) et se fait la belle. Il ne sait pas que ces requins là, ils coulent des yachts, alors un ridicule sous-marin de poche… pfff quelle affaire. Son compte est donc réglé en deux coups de boule. Plus surprenant (pas vraiment en fait) est le pétage de plomb de l’inspecteur. En fait, ce n’en est pas réellement un, d’inspecteur, et c’est même pas un extraterrestre comme je l’ai cru un moment à cause de son air con. C’est en réalité un agent secret du… Majestic ! Tadaaaa ! Il est chargé par l’organisation d’éliminer tous les témoins de l’affaire, tous ceux qui sont au courant de l’existence de la capsule. Après une explication plus que confuse (« on ne savait pas qu’elle était là mais on m’a envoyé pour vous empêcher de le dire ») il poignarde le mec en blouse blanche puis sort une mitraillette (???? mazette, elle devrait être cachée dans son slip) et tire sur tout le monde en ricanant comme un dément.
La base devient un champ de bataille. Dans le sous-marin, le commandant reprend sa phase léthargique. Les pauvres scientifiques tombent sous les balles et les sales coups de l’agent secret, sauf le Chef et Lèvres en feu qui finissent par l’harponner pendant que la station tombe en morceau (on comprend pas vraiment pourquoi, d’ailleurs). Puis, comme par hasard, arrivent les extraterrestres qui passent à coté du navire de surface sans être vus et à coté du sous-marin sans être détectés par les sonars. Les Extraterrestres font alors des guili-guili à la capsule ( ?) devant le regard étonné du chef, qui les observe à travers le sas. Puis tout pète, avec abondance d’écume et d’ondes de choc. On pense, tout comme le commandant du sous-marin et l’équipe de surface (2 figurants en larme), que c’est foutu pour nos amis. Que nenni. On tapote sur la coque du sous-marin. Toc, toc, y’a quelqu’un ? Ben vi, c’est moi le chef et je suis avec ma copine Lèvres en feu, on peux entrer ?

La conclusion de

Ce film est l’un des plus incohérents de ces dernières années. On se croirait revenu dans les années 50, à cette époque où le séries B cormaniennes et ses émules faisaient la gloire des drive-in. Il est donc parfaitement jubilatoire pour tous ceux qui apprécient de mater un nanar le soir, peinard, un verre à la main, ou lors de soirées pizza-bières avec des potes. Sinon, il faut bien admettre que c’est sacrément nul, assez mal interprété (hormis le scientologue Corin Nemec qui se démène en vain pour rendre son personnage crédible), bourré de stock-shots aux raccords parfois douteux et d’explosions numériques à peine digne d’un jeu vidéo des années 90. Vous voilà prévenu..

Que faut-il en retenir ?

  • Drôle au 10ème degré

Que faut-il oublier ?

  • Sacrément nul

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