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Critique du Film : Erik le Viking
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Critique du Film : Erik le Viking

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 2 avril 2007 à 1450

Un Odyssée nordique version Flying Circus

Le jeune Erik se désespère. Il trouve en effet que l’existence de pillard viking est d’une déprimante monotonie. Il décide donc de donner un sens plus glorieux à son existence et, après consulté les Oracles, entreprend un périlleuse quête avec ses compagnons : atteindre le Walhalla et réveiller les Dieux, afin qu’ils mettent fin à la période de Ragnarok…


Erik le Viking est une œuvre de Terry Jones qui est, avec Terry Gilliam, le principal réalisateur de cette bande d’agités du bulbe que sont les Monty Python. Mais cette fois-ci, le cinéaste britannique a décidé d’agir en égoïste. En effet, le film ne doit son humour corrosif et délirant qu’au seul Terry Jones, même si John Cleese fait partie de l’aventure avec un rôle important. Si à l’époque, on ne pouvait guère s’en inquiéter (cela s’était déjà produit auparavant), on s’aperçoit aujourd’hui qu’il marque en fait d’une pierre blanche un véritable tournant dans l’histoire du cinéma britannique : l’inéluctable séparation des membres de la célèbre compagnie londonienne.
Cependant, pas de doute, Erik le Viking est du Monty Python pure souche, dans la forme et dans l’esprit. Le film est ainsi un défilé de gags et de situations délirantes mettant en scène une bande d’idiots partie à la quête d’un artefact tout puissant. Chaque épreuve subie alors par Erik et ses compagnons au cours de leur épopée est l’occasion de se marrer devant l’absurdité de la situation. Parmi elles, certaines sont franchement très drôles, comme cette ouverture mettant en scène un viking plein de questionnements devant une victime qui ne souhaite qu’une chose : qu’on la viole et qu’on la tue, ou la désopilante séquence de la serviette magique.
Le film se décompose en plusieurs parties ; le début du voyage et la rencontre avec le Dragon de la Mer du Nord, le séjour sur l’île Yggdrasil (l’arbre du monde de la tradition nordique, peuplé ici de lopettes adeptes des chorales cacophoniques) et la visite au Walhalla, dans le palais des Dieux. La première partie est sans nulle doute la plus réussie (la visite au palais de Halfdan le Noir est totalement déjantée), bien plus en tout cas que cette accumulation de situations à l’humour trop forcé qu’est la deuxième (il y a quand même quelques moments bien délirants). Quand à la dernière partie, c’est de loin la plus réfléchie, la plus critique aussi (dans le pur esprit Monthy Python), avec des Dieux régissant le monde qui sont autant d’enfants capricieux (des gosses qui jouent hélas très mal).

Ce qui également intéressant, c’est cette présentation pédagogique de la culture scandinave. Même si la caricature est énoooorme, de nombreux aspects véridiques sont présents ; les divinités Freya (interprété par l’actrice chanteuse Eartha Kitt), Odin, Thor et Loki, la légende des Berserkers, Fenryr le Loup dévoreur de Soleil, le pont Bifrost, le Jugement des Nattes, et bien d’autres. Terry Jones s’amuse même à reprendre des noms de héros vikings ; Erik le viking bien sur fait référence à Eric le Rouge, le norvégien qui a créé la colonie Groenlandaise (et pas Grolandaise, quoique…), mais aussi Leif le Chanceux (si chanceux qu’il meurt presque en premier), qui est le nom du viking qui découvrit le Vinland (la colonie des Amériques). Le tout, bien entendu, avec une vision bien déformée, issue de la lorgnette de cet ancien membre du Flying Circus.
Erik le Viking doit beaucoup également à ses acteurs. Tim Robins, dans le rôle principal, interprète de manière magistrale ce véritable rêveur qu’est Erik le Viking. On croirait voir parfois un barbare hirsute sorti tout droit d’un stage fumette à Woodstock, c’est totalement délirant. Mais il serait injuste de concentrer les compliments uniquement sur sa personne. De Freddy Jones (qui incarne un missionnaire chrétien au succès plus que modéré et qui, finalement, ne voit rien du voyage mythologique qu’il accomplit, faute d’y croire) à Anthony Sher (dans le rôle de Loki, conspirateur sournois et responsable de la submersion d’Yggdrasil), tous sont remarquablement drôles et contribuent au délire ambiant.

La conclusion de

S’il n’y avait pas cette retombée de soufflet en milieu de métrage, Erik le Viking serait une pure merveille de drôlerie, un concurrent sérieux à Holy Graal, ni plus, ni moins. Hélas, cela n’est pas le cas, la faute à certaines séquences un peu poussives, qui passent cependant presque inaperçu tant l’ensemble est amusant. Au final, le film est plaisant, ponctué par de grands moments comiques, et interprété par une excellent pléiade d’acteurs talentueux.

Que faut-il en retenir ?

  • Beaucoup de gags très drôles
  • Interprétation de première qualité
  • Une histoire complètement délirante
  • Un bon respect de certains aspects de la mythologie nordique

Que faut-il oublier ?

  • Un ventre un peu mou

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