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Critique du Téléfilm : Desolation
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Critique du Téléfilm : Desolation

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 26 mars 2007 à 1529

Sheriff fais-moi peur, la vraie histoire…

Dans le désert de l’Ouest Américain se trouve la ville fantôme de Desperation. Seul être « vivant » dans le coin ; le shérif Collin Entragian, un étrange et psychotique personnage qui interpelle les voyageurs malchanceux et les amène en ville… ou plus précisément en Enfer.
Desperation est la concrétisation d’une nouvelle collaboration entre Stephen King et Mick Garris, quelques temps après les assez convaincants Le Fléau et La Tempête du Siècle (jetons, si vous le voulez bien, un voile pudique sur La Nuit Déchirée). Au niveau du scénario, on voit ainsi la résurgence de nombreux aspects chers à l’auteur (Desperation est d’ailleurs tiré d’un roman éponyme qu’il a écrit en 1996). On y retrouve le décor habituel ; à savoir un climat d’horreur rurale, la notion de combat entre le Bien contre le Mal, ainsi que des icônes fantasmagoriques récurrents (incarnation du mal dans le corps d’un individu représentatif et, inversement, mise en place d’un Bien moins palpable mais plus universel). Plus précisément, Desperation met en scène les exactions maléfiques d’une entité ancestrale, réveillée suite à la mise à jour d’un site cérémonial. Ainsi, par cet aspect incontournable, ce nouveau film reprend le thème de Simetierre, l’esprit du Wendigo étant remplacé par un autre, plus proche d’un démon précolombien. Le cinéphile pourra également y trouver des similitudes avec Ghost of Mars, non seulement par le fait que c’est en creusant une mine que l’entité a été libérée, mais surtout à l’occasion de la visite de cette cité désertée, aux habitations remplie de cadavres souvent suspendus.


Ce démon, pouvant passer de corps en corps, va se trouver à la lutte avec un petit groupe de « victimes », tout d’abord emprisonnées, mais libérées par le biais de la bonté divine. Cette intervention divine, cette inspiration céleste qui permet au groupe d’échapper à leur bourreau, puis qui va leur donner la force de l’affronter, Stephen King la justifie sous la forme d’une manifestation de la foi ardente d’un jeune garçon touché par la grâce et la matérialisation d’un « ange » inspirateur. Il va en résulter une véritable métaphore un peu naïve (dans le sens positif du terme) sur la supériorité du Bien sur le Mal, à travers une narration que l’on peut considérer comme pompeuse, mais en tout cas foncièrement honnête et en aucun cas gratuite.
Au-delà de cette dissertation purement philosophique, Desperation est également un bon film d’horreur, avec un méchant très charismatique grâce au talent d’un Ron Perlman vraiment impressionnant. Pervers, sadique et violent, le shérif Entragian, possédé par Tak le démon - qui devient de plus en plus horrible au fur et à mesure que son corps se dégrade - est le véritable centre d’intérêt du film. Les séquences où il apparaît, notamment lors de ses interventions policières sur la route, sont des excellents moments de cinéma, dotées d’un fort climax, avec une ambiance aussi pesante qu’un semi-remorque. D’ailleurs, sa disparition dans la deuxième partie du métrage crée, il faut l’admettre, une baisse de tension. Sa remplaçante, la mère de l’enfant illuminé (qui ressemble comme deux gouttes d’eau au Prince of Darkness de Carpenter) est nettement moins terrifiante.

Au niveau de la réalisation, on reconnaît sans faute le style de Mike Garris, avec son goût pour les mises en scène posées et les longues séquences d’exposition. Un style qui doit fortement plaire à Stephen King car il laisse à l’auteur-scénariste tout loisir dans le traitement de ses personnages. Dans les faits, cela procure l’avantage de donner plus de relief aux différents enjeux, cela permet aussi de mettre en avant les différents niveaux de lecture indissociable de l’écriture de Stephen King. Néanmoins, cela entraîne parfois du désagrément (et c’est le cas dans ce film), comme de grosses chutes de rythme, issues des longues séquences de discussion entre les différentes personnages (un aspect récurrent dans l’écriture de l’écrivain, plus digeste dans le cadre d’un roman que lorsqu’il est porté sur un écran). De longues joutes oratoires philosophiques sur la puissance et la justification de la foi en Dieu, et sur la difficulté de sa consécration dans les moments de crise, qui pourront lasser plus d’un spectateur.

La conclusion de

Desperation, quatrième collaboration de Stephen King et de Mick Garris, se veut un film d’horreur atmosphérique mettant en avant la notion de combat entre le Bien et le Mal et lance le débat sur la puissance de la foi en Dieu. Dans sa généralité, on peut donc le rapprocher du Fléau, ou même de la Tour Sombre (deux récits cependant plus aboutis et plus subtils que Desperation), alors que le scénario lorgnerait plus du coté de Simetière. Avec toutes ces références, on pourrait ainsi, sans honte, accuser ce film de faire preuve d’un manque d’originalité, mais cela serait lui porter trop de tort. Car Desperation a d’indéniables qualités, comme la bonne mise en valeur d’un méchant très charismatique, la mise en place d’un scénario intelligent, et la présence d’une réalisation minutieuse, à défaut d’être spectaculaire.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario intelligent, porteur de nombreux questionnements
  • Bonne réalisation
  • Un Ron Perlman impressionnant

Que faut-il oublier ?

  • Peut être jugé bavard et pompeux
  • De nombreuses chutes de rythme

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