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Critique du Film : Paradise Lost
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Critique du Film : Paradise Lost

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 26 mars 2007 à 1324

Holà ! Il est frais mon Turistas !

Embobinée, droguée et volée, une bande de d’jeuns de virée au Brésil voit sa situation empirer gravement lorsque tous tombent entre les mains assassines d’un activiste trafiquant d’organe…


Eli Roth avait trouvé ses barbares sanguinaires dans les pays de l’Est, John Stockwell, situe les siens en Amérique du Sud, plus précisément au Brésil. Ainsi, de la même manière que Hostel nous offrait la vision d’une Slovaquie médiévale, Turistas décrit la population locale (ici, un endroit retiré, à 180 kilomètres de Ténériffe) comme une bande de crasseux, de voleurs, de vieux aigris et de jeunes putes en paréo. Encore un qui va lâchement chercher ailleurs la souillure qu’il a devant sa porte. Ah ! Qu’elle est loin cette époque où des cinéastes qui « en avaient » s’attaquaient aux problèmes communautaires et sociaux des Etats-Unis en offrant des brûlots mettant en cause leurs concitoyens. Adieu la provocation et le sens critique de Délivrance, La Dernière Maison sur la Gauche, Massacre à la Tronçonneuse et autre Colline à des Yeux (quoique ces deux derniers ont eu droit à des remakes), bonjour le politiquement correct et le racisme de Hostel et de Turistas.
Ce film là, remarquez, est encore pire que celui du duo Tarentino-Roth. Car si le premier mettait en cause des petits branleurs en soif de sensation (et qui ne trouvaient finalement que ce qu’ils méritaient - dans le bon respect des traditions anglicanes, j’entend bien), le film de John Stockwell met en avant des wasps naïfs (qui a dit niais ?) qui semblent tout droit sortis d’un magazine de mode, ou d’un soap de télévision. Histoire d’agrandir entre plus le fossé entre la belle (l’occidental puritain et de bon goût) et la bête (le latino dégueu).

Dés le début, le ton est donné, avec une séquence de voyage en bus tirant vers le cliché certifié « pur beauf ». Une passagère qui flanque ses miches dans le nez d’un des héros, et un chauffeur d’autobus complètement à l’ouest, crade, et adepte du curage de narines (le reste étant un amalgame douteux de peòn sortis tout droit d'un Tintin). Evidemment, comme cet autochtone est un con, un accident va avoir lieu et ces quelques braves américains vont se retrouver coincé pour une nuit près d’un bungalow de plage (une paillote, comme on dit chez nous) en compagnie d’un couple de Suédois et, de gamins pouilleux, et d’une bonne fournée de filles du coin à la cuisse légère.
Ainsi, pendant un bonne demi-heure, le réalisateur nous « offre » une sorte de clip publicitaire pour le Club-Med. Une très chiante exposition de séquences de bains de mer en string, de parties de foot de plage et de soirées samba arrosées. On a donc droit à un maximum de plans sur des croupes lascives, des frotis-frotas préliminaires, et cerise sur le gâteau, une véritable paire de fesses dénudée (très jolie, ma foi) filmée plein cadre. Bref, c’est la fiesta ! On se croirait dans les Bronzés, version Alerte à Malibu

Le plus chiant dans ce genre de film, c’est qu’ils sont ultra prévisibles. On devine donc bien avant que cela ne se produise que ces jeunes mannequins en goguette vont payer cher leur égarement, leur lubricité et leur goût pour l’alcool. Cela commence le lendemain, par une rencontre avec les autochtones vivant dans un village voisin. En plus d’être pauvres et sales, ces gens sont tous de contact désagréables et de véritables menteurs sadiques (ils n’arrêtent pas d’indiquer à nos pauvres amis dépouillés de fausses directions). Heureusement, dans le tas, l’un d’eux sort du lot. Normal, il a été civilisé car il parle un peu anglais. C’est un Brésilien domestiqué. Ça se voie car il sourie comme un benêt et veut savoir le nom de ta soeur. D’une serviabilité à toute épreuve, Quito (car c’est son nom) va alors les guider dans son soi-disant refuge ; mais va les jeter en réalité sous le bistouri d’un boucher ; un chirurgien fou trafiquant d’organes, un kidnappeur de touristes égarés ! Comme quoi, il ne faut pas faire confiance aux Brésiliens, même domestiques, car ce sont tous de vils chacals! (C’est bien connu, comme on sait aussi tous que les Hongroises sont toutes des putes, les Chinois des fourbes et les Italiens des voleurs…).
A partir de ce moment, il vaudra mieux que vous alliez pisser avant de voir la suite. Car le film sera une histoire d’eau, ou ne sera pas. Déjà, il n’arrête pas de pleuvoir, les gus sont donc trempés en permanence (il faisait un temps magnifique la veille, c’est juste pour le l’ambiance le brusque changement climatique). De plus, ils n’arrêtent pas de se baigner dans une rivière d’une profondeur abyssale (avec des plans en contre-plongée sur des entrecuisses féminines) et les nanas poussent même le vice à se doucher après chaque trempette. C’est également à partir de cet instant que le film se teinte un peu de gore, avec l’arrivée du chirurgien. On a donc droit à l’ablation en direct d’un rein et d’un foie sur une patiente encore consciente, gros plans à l’appui. C’est assurément le moment le plus dégueulasse du film (retenons aussi une brochette dans un œil), car l’un des rares où l’on discerne quelque chose.

En effet, la plupart des séquences se déroulent dans une quasi-obscurité (la pluie n’arrangeant rien). A vrai dire, par moment, on ne voit que dalle. Le pire étant un combat sous-marin (hé oui, encore de l’eau) dans lequel je n’ai strictement rien pigé, faute d’y voir quelque chose de concret (à part des gars respirant dans des bulles d’air, ça c’est balaise…), la scène se déroulant durant 10 minutes sous la lueur d’une lampe de poche. Heureusement que l’une des protagonistes avait de jolies fesses blanches qui dépassaient de son maillot, cela m’a servi de balise pour suivre plus ou moins le cours de l’action. Inutile de dire que quand le soleil matinal s’est levé, j’ai poussé un immense soulagement d’aise. Mais le plus con, c’est que le film était terminé…
Que retirer de positif de ce Turistas ? Pur survival se voulant exotique, il est bien moins traumatisant qu’un Hostel ou un Colline à des Yeux, il est également moins bien pourvu d’effets gore que les deux précités. Au niveau de la réalisation, c’est moyen, sans être génial, avec un gros problème dans les éclairages, nettement insuffisant (au lieu de créer une atmosphère angoissante, cela finit par agacer). Au niveau du jeu, même si les personnages sont stéréotypés, les comédiens n’en font pas trop et c’est peut-être finalement là la bonne surprise, avec une absence totale de scream-queen. Mais tout cela est bien maigre, avouons-le…

La conclusion de

Turistas n’est pas un film sur la chiasse exotique. Ce n’est pas non plus une marque de laxatif. C’est plus simplement un thriller médiocre, calqué dans sa narration sur l’Hostel d’Eli Roth. Hélas pour lui, il n’en copie guère les qualités (peu traumatisant et finalement peu gore) et adopte tous les défauts (avec notamment une vision très déformée de la société brésilienne). Reste une réalisation correcte malgré des éclairages trop sombres, et des comédiens qui n’en font pas trop dans leurs rôles respectifs.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation correcte
  • Quelques séquences gores

Que faut-il oublier ?

  • Scénario inspiré de Hostel
  • Festival de clichés racistes
  • Semi-obscurité agaçante
  • Que d’eau, que d’eau

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