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Critique du Film (Direct to Vidéo) : L'Invasion des rats
L'Invasion des rats >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : L'Invasion des rats

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 20 mars 2007 à 1615

Tara(te), reine du ghetto…

Pauvres rats, sympathiques rongeurs aux moustaches si soyeuses ! Depuis la nuit des temps, ces inoffensifs quadrupèdes espiègles sont accusés par les Hommes d’être responsables de tous les maux. On les dit dévoreurs de nourrissons, vecteurs de maladies mortels, destructeurs de câbles électriques, mangeurs de fromage et occasionnellement incarnations du démon.
C’est cette dernière théorie, la plus théâtrale, qui est avancée par le cinéaste du dimanche Leslie Small à l’occasion de son « film » Hood Rat. Sachant manier aussi bien la caméra numérique que moi le un hélicoptère Apache, ce malade de la bidouille sur Adobe Première et After Effects récupère le scénario de Willard et le transpose dans le secteur du ghetto black. Une idée à priori amusante pour une mise en forme calamiteuse.


Ainsi, dans Hood Rat, sur une musique RnB casse-couille, on assiste à la naissance d’une complicité entre Tara, une rate blanche manipulatrice que l’on devine diabolique depuis le début (les yeux numériques rouges qui jaillissent de l’obscurité des conduites d’aération, c’est elle, pas un défaut de votre téléviseur), et Max, un sans-abri créchant dans la cave d’un building quelque peu délabré (euh… est-ce donc réellement un sans-abri ?). Ce brave type, qui vit en compagnie de son frère paraplégique, essaye de subsister, en supportant les quolibets des gangsta du quartier, le froid et la faim, mais surtout le jeu catastrophique de Ice-T (c’est finalement le plus difficile). Sa seule bouée d’oxygène, c’est le sourire de Nina, cette jolie voisine qui prend quotidiennement la rouste de son petit ami (comme c’est original !). Jusqu’au jour où le frangin est retrouvé dehors, mort de froid dans l’indifférence.
Max va alors crier vengeance, et Tara va profiter de l’occasion pour sceller avec lui un pacte de sang. La rate blanche va alors lancer à l’assaut du bâtiments des hordes de rat en synthèse en les haranguant, debout sur ses petites pattes arrières, tel Adolf à la tribune du stade de Berlin. C’est un massacre gore, baigné dans un flou « artistique ». Et quand le pauvre malheureux va s’apercevoir que Tara n’a aucun autre objectif que de détruire des humains, il ne pourra rattraper son erreur qu’en se sacrifiant et se purifiant par le feu, entraînant son âme damnée dans la mort.

Le plus insupportable là-dedans, en dehors d’un scénario usé jusqu’à la corde et une musique inappropriée, est la réalisation, et surtout le montage de ce film. Leslie Small (par le talent, sûrement) use et abuse des transitions numériques à deux balles, ces genres d’artifices utilisés par le quidam de base lorsqu’il monte sur son tout nouveau PC familial la vidéo du mariage de sa fille Berthe ou l’anniversaire de son petiot Barnabé à grand renfort de Première pour les Nuls. Fondus en veux-tu en voilà, ralentis, effets clavettes, miroirs ou distorsions, on assiste à un véritable festival de n’importe quoi, tant rien de tout cela n’est justifié sur le plan narratif. On sent que le cinéaste vise à obtenir une sorte d’ovni graphique dans le style Street Trash, mais il ne met pas assez de second degré dans son traitement pour que ses effets à deux balles fassent mouches. Et au final, cela devient carrément agaçant.
S’il y a un truc à sauver de ce truc moisi, c’est le jeu de Isaiah Washington, très convaincant dans le rôle du brave gars embarqué dans une histoire que le dépasse. A coté de lui, rien de remarquable hormis Jevon Sims qui joue un propriétaire cupide ayant une notion très précise et personnelle de la notion de civisme et un Ice-T que j’ai rarement vu aussi mauvais (pourtant….).

La conclusion de

L’Invasion des Rats est une grosse bouse. Réalisé par un incapable enthousiaste (Leslie Small utilise le montage numérique comme un gosse qui étrenne son nouveau jouet) et construit sur un scénario mille fois vu, le film est d’une vision difficilement supportable, d’autant plus qu’il faut supporter un Ice-T calamiteux, une musique rap à deux balles, et un manque totale de conduite narrative. Un vrai merde, même les rats ne méritent pas ça.

Que faut-il en retenir ?

  • Isaiah Washington, qui s’en sort on ne sait comment

Que faut-il oublier ?

  • Tout le reste est pourri

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