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Critique du Film : Le Sang des vikings
Le Sang des vikings >

Critique du Film : Le Sang des vikings

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 9 mars 2007 à 1508

Amour bestial peu trépidant

Le film s’ouvre sur un instant de vie, avec une charmante scène baignée de rires et d’exclamations, pleine de ralentis, noyée sous une chromatique orangée qui se veut artistique, et sur de jeunes gens qui chahutent tendrement dans une eau d’un paisible absolu. Cajolée par une musique d’intonation celtisante, la caméra entame alors un panoramique en zoom arrière pour nous faire découvrir plus largement le cadre de vie de ces heureuses personnes. Nous sommes dans le Nord, en plein période des Ages Sombres, dans l’un de ces nombreux villages vikings isolés au creux des fjords de Scandinavie... Enfin, c’est ce que tente de nous faire croire le réalisateur David Lister


Car je ne sais pas où ce film a été mis en boîte, mais tous les paysages parcourus par la caméra m’inspirent un tas d’endroit… beaucoup, sauf la Scandinavie. De la végétation, en passant par la topologie des lieux ou le climat, aucun de ces aspects essentiels à une bonne immersion dans le récit ne respecte soit les connaissances que je possède sur les lieux, ni même les idées reçues. Il en est de même pour les effets vestimentaires. Trop propres sur elles (on se croirait dans un épisode de Xéna), les dames de ce villages, avec leurs sandales et leurs robes de soie, nous inspirent plus une reconstitution de la Rome antique que d’un rude village viking. Et même si le choc est moindre en ce qui concerne la gente masculine, on s’étonne d’y trouver autant de visages glabres. Seule les décors, avec ses constructions en bois et sa maison commune assez typique parviennent à entretenir quelque peu l’illusion.
Mais ne paniquons pas (encore), tout cela n’est peut-être pas si préjudiciable que l’on pourrait le craindre, car comme l’affirme ce bon vieux dicton : qu’importe le flacon, pourvu que l’on ait l’ivresse. Donc, du moment que le script rattrape le coup… Faisons donc fi de cette déception, et intéressons plutôt au scénario qui, je l’espère, sera abondance de violence, de sexe et de sang (même si les premiers plans ont relativement refroidi mon enthousiasme). Sur les conseils de mes compagnons de canapé qui commencent à en avoir marre que je ramène ma science d’expert en culture nordique, je commence par ignorer tous les détails anachroniques ou les erreurs culturelles qui abondent dans le métrage, pour consacrer mon attenttion au fond de l’histoire : une quête héroïque ! Chouette !...

Le scénario démarre plutôt bien avec une (minuscule) expédition vers une île isolée sur laquelle une redoutable créature d’Odin fait régner la terreur. Enfin, elle ne terrifie plus grand monde car elle a massacré toute la population de l’île depuis bien longtemps. Mais les mythes ont la particularité d’être éternels, et quand les guerriers du roi Thorsson posent le pied sur la berge de ce lieu maudit, ils n’en mènent pas large. Puis, de la même manière que John Carpenter lors de l’exploration de la ville fantôme de Ghosts of Mars, David Lister nous entraîne, steadycam à l’appui, dans les méandres sanglants de ce village désertique, encombré de cadavres empalés et d’ossements. C’est bien foutu, gore à souhait, et même un peu flippant. La créature va alors surgir brusquement et étriper une bonne partie de cette courageuse bande de vikings après un bref mais violent affrontement. Et là, on commence à tiquer. Oui, on commence par être surpris qu’aucun de ces braves hommes du Nord ne reconnaissent dans le monstre un berserker d’Odin, puis l’on est même stupéfié de voir que Sven (futur gendre du roi), qui se baladait quelques minutes plus tôt tout seul dans l’obscurité, devienne soudain un véritable couard pour fuir piteusement, abandonnant son roi (c’est plutôt un jarl, un chef de clan) à la fureur de la créature.
C’est à partir de ce moment précis que le scénario va partir en vrille. Où plutôt, va devenir aussi mou qu’un plat de nouilles trop cuites. On le sait, ça colle, c’est fade, c’est indigeste, et ça fait sploch ! sploch ! Bref, c’est dégueu, surtout sans sel et sans fromage. Là, c’est pareil, d’autant plus que quand bien même vous auriez du sel ou du fromage, il serait inconvenant d’en recouvrir votre téléviseur.

Pour faire court et concis, je dirais que le spectateur ayant réussi l’exploit à résister au sommeil durant la deuxième partie de ce film pourra assister à un soporifique va et vient en bateau entre le village et l’île, le tout agrémenté d’une romance à l’eau de rose inspirée de la Belle et la Bête. Si, si, la Belle et la Bête, je confirme, vous avez bien lu. Car le monstre sur l’île n’est ni plus ni moins que Agnar, le fiancé de Freya, la fille du chef, porté disparu il y a des lustres. Alors, lorsque celle-ci se rend sur l’île pour libérer son papa, le monstre va la reconnaître et l’inviter pour un séjour de luxe petit déjeuner compris, laissant le papa – malade comme un chien - repartir au village avec une jolie blonde qui s’y connaît en navigation comme moi en astrophysique. Mais cela n’est pas terminé, car au village, invectivé par un Eric (ex-meilleur ami de Sven et fiancé de la meilleure amie de Freya, vous suivez, là ?) plein de remords, les hommes décident de retourner sur l’île pour récupérer la princesse et tuer le monstre. Alors que, pendant ce temps, sur l’île de la tentation, Freya joue à cache-cache et à guili-guili avec son Agnar-ourson d’amour. Trépidant, n’est-ce pas ?
Dans les rôles principaux, les cinéphiles reconnaîtront Jane March dans la peau de la courageuse mais maigrichonne Freya. Hélas, la petite brune n’est guère convaincante, surtout quand elle tente de faire montre d’autorité. A coté d’elle, peu de gens connus. Sven est interprété par un bellâtre sculptural, qui émane un charisme semblable à celui d’une huître, et qui essaye de jouer le fourbe en tordant exagérément sa bouche dans un rictus ridicule. Plus crédible, on peut voir Justin Whalin, qui nous avait fait bien rigoler (malgré lui) dans Donjons & Dragons. Cette fois-ci, il joue le rôle d’Eric, un brave type courageux mais qui, si l’on analyse bien le film, ne sert finalement à rien. Puis, il y a le monstre. L’un des rares points positifs. Car même s’il est évident que ce n’est qu’une simple peau de bête portée sur des épaules humaines, il faut bien admettre que l’ensemble a de la gueule. Il colle surtout assez fidèlement à l’imagerie et à la symbolique scandinave créée autour du concept de berserker, mi-homme, mi-bête. Ah, oui, j’oubliais, y’a une bimbo aussi… Mais on s’en fout, car elle n’est jamais à poil.

La conclusion de

Le Sang des Vikings est un film trop lent, trop peu crédible et trop linéaire pour prétendre être autre chose qu’un navet de plus. Seul un « monstre » assez bien foutu, un premier quart d’heure faussement prometteur et quelques décors sauvent un peu le film du pilori. Et encore, je suis gentil car j’adore les films de vikings. Si ce n’est pas votre cas, ou si vous n’avez pas de problème d’insomnie, fuyez ce film !

Que faut-il en retenir ?

  • Vingt bonnes premières minutes
  • Quelques bonnes prises de vue
  • Le personnage du berserker

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario ennuyant et linéaire
  • Interprétation très fade
  • Nombreuses erreurs historiques
  • Réalisation trop insipide et propre

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