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Critique du Film : Wilderness
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Critique du Film : Wilderness

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 28 février 2007 à 1541

Instinct de survie…

Lorsqu’un suicide se produit dans les locaux du Moorgate Young Offenders Institute, un centre de redressement pour adolescents masculins en échec d’intégration sociale (des voyous un brin psychopathes quoi…), le chef Jed décide de sévir et de leur montrer les durs réalités de la vie. Pour ce faire, il amène les responsables du drame en stage de survie sur une île supposée déserte. Ils vont rapidement soupçonner qu’ils ne sont pas les seuls à se trouver sur les lieux.
Film de clôture (présenté en avant-première), du dernier festival fantastique de Gérardmer, Wilderness a été introduit par un Michael J. Bassett taquin conseillant au public de personnalités présent dans la salle de bien vouloir la quitter pour céder la place à tous les fans de gore qui étaient restés sur le carreau (relativement enneigé), faute de places disponibles. Par cette pique (assez mal perçue par le gotha vosgien), le cinéaste annonçait la couleur, Wilderness est un film violent, sans concession, un film viscéral cherchant ses racines dans les classiques du survival comme Delivrance ou (surtout) To Kill a Clown. Et ses détracteurs un peu guindés finirent par lui donner raison lorsqu’ils quittèrent progressivement la salle tout au long de la projection.
Car, en effet, Wilderness est un film violent. Mais pas vraiment de la façon dont on s’y attend en premier abord. De la même manière que le très réussi Deathwatch, Wilderness se présente comme un film construit sur plusieurs niveaux de terreur. Si le plus spectaculaire est sans nul doute l’affrontement sur l’île, le plus efficace émerge de la violence latente qui baigne au fond des yeux de ces gosses incontrôlables. Et, au final, la courte partie qui se déroule dans l’intimité du dortoir H apparaît comme nettement plus dure qui celle qui voit ces jeunes délinquants tomber comme des mouches sous les coups d’un mystérieux tueur et les crocs de ses chiens. Plus réaliste, plus vulgaire, la véritable cérémonie d’humiliation (coups, soumission, urophilie) qui se déroule durant les vingt premières minutes est vraiment très éprouvante (d’autant plus qu’il s’agit de jeunes gens), et son achèvement par un départ vers une sorte d’expédition expiatrice apparaît comme un véritable soulagement.
Un moment de répits d’autant plus surprenant que, théoriquement, les gamins sont sensés être amenés sur l’île afin d’en baver. On est donc étonné de constater que ce séjour sur cette île « déserte » (à deux brasses de la côte britannique, pas très crédible, tout ça), anciennement siège d’un camp d’entraînement de l’armée, ne se trouve guère être très éprouvant. Leur progression est tellement aisée, le manque de défit si évident, que l’on en arrive à penser que cette ‘brimade’ s’approche plus d’une randonnée de louveteaux que d’une dangereuse expérience de survie. J’avoue en être resté un peu perplexe. Un sentiment étrange qui va se transformer en crainte lorsqu’, cerise sur le gâteau, arrive la rencontre hasardeuse avec un groupe de lycéennes en villégiature. Callé dans mon fauteuil, j’ai commencé à redouter le pire. A savoir la résurgence d’un slasher movie à l’américaine, avec son quota syndical de nichons, de ridicules séquences coquines et cris de scream queens. Heureusement, cela ne sera pas le cas.


Malin, Michael J. Bassett commence par éliminer – après l’habituelle découverte de signes de présence inquiétants - de manière violente le seul comédien de renom figurant à l’affiche de ce film. En effet, le premier personnage a subir les assauts de ce tueur invisible (les références à Predator seront très fréquentes) est Jed, interprété par Sean Pertwee. Criblé et cloué à un arbre par des carreaux d’arbalète, ses intestins dévorés par des bergers allemands enragés, le chef Jed connaît une agonie longue et horrible, dans la quasi indifférence des délinquants qui s’égaillent aux quatre coins de l’île pour sauver leur peau. Puis, à partir de cet instant, le film va suivre un fil classique et peu surprenant, Michael J. Bassett mettant en scène de manière métronomique tous les éléments considérés comme inévitables dans les survival : à savoir explosion sociale d’un groupe sous pression, agressions soudaines surgissant de nulle part, pièges mortels, réactions héroïques… Bref, pas grand-chose de très séduisant hormis un traitement très cru avec un festival d’effets gore de bonne tenue mis en valeur par une photographie très contrastée (dans le style Dog Soldier et The Descent, par exemple). Il est a noter que le cinéaste ne met également aucun comédien en avant dans son traitement ce qui donne une neutralité de ton bienvenue, à la limite de la froideur clinique, très adaptée à l’atmosphère de non-humanité qui se dégage du film.
Aussi, malgré ce script ultra conventionnel, et grâce à cette débauche de séquences chocs, le film se laisse très facilement suivre et le spectateur se laisse porter sans défaut par le fil de cette intrigue. En fait, la plus grosse déception vient avec la révélation du tueur embusqué : un ancien soldat des forces spéciales mais surtout un père ivre de chagrin. Peu charismatique, cet ange de vengeance semblera un peu trop faible à l’occasion d’un duel final très violent mais plutôt bref au cours duquel il se laissera tout de même surprendre par un ado de 15-16 ans. Une séquence pas très crédible et manquant quelque peu de panache. Finalement, les chiens étaient nettement plus impressionnants.

La conclusion de

Wilderness ne se distingue pas par son originalité, il n’a pas non plus la profondeur psychologique de Nightwatch, ni sa richesse symbolique d’ailleurs. C’est simplement un survival à l’ancienne, avec un script très classique et conventionnel. Le cinéaste, Micheal J. Bassett, compense cette absence de matière nouvelle en mettant en place une narration très crue, très gore, et en soignant tout particulièrement la photographie afin de rendre le film le plus glauque possible. Et dans ce secteur là, le pari est nettement réussi. A vous de voir si cela suffirait à faire votre bonheur.

Que faut-il en retenir ?

  • Traitement visuel violent sans concession
  • Excellente photographie
  • De bons effets gores

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans originalité
  • Film superficiel, essentiellement graphique.
  • Un tueur peu impressionnant

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