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Critique du Film : Big
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Critique du Film : Big

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 26 février 2007 à 1604

Un costume trop grand pour lui

Josh est un sympathique pré-adolescent qui, comme bon nombre d’enfants de son age, n’a qu’une hâte : devenir enfin un adulte ! Un soir de fête foraine, il tombe nez à nez avec une étrange machine à vœux. En échange d’une pièce de 25 cents, il souhaite alors devenir un homme, sans vraiment y croire… Le lendemain matin, Josh se réveille dans la peau d’un adulte de 30 ans. Chassé de la maison familiale par une mère paniquée qui ne le reconnaît pas, il va alors connaître la dure réalité de la vie.
Big est le deuxième long-métrage réalisé par Penny Marshall – une actrice spécialisée dans la série télé familiale (Disneyland, Happy Days, The Saturday Night Live…) – après l’excellent Jumpin’ Jack Flash en 1986 (rappelez-vous, ce délire jubilatoire avec Whoopi Goldberg dans le rôle d’une espionne en chaussons). Autant dire, donc, que la comédie américaine n’a aucun secret pour elle lorsque, avec un bagage de 20 années dans le métier, elle décide de mettre en boîte cette gentille histoire prenant à contre-pied le syndrome de Peter Pan. En effet, dans Big, c’est un jeune garçon qui voit son vœu de devenir « grand » se réaliser. Lancé dans le monde des adultes de manière soudaine, il ne doit sa réussite qu’à sa naïveté et son innocence, les adultes séduits retrouvant en lui ce naturel qui les a quitté.
En prenant comme base narrative ce concept, Penny Marshall entame son récit en développant parallèlement une romance et une histoire d’amitié infantile, pour consacrer ensuite la deuxième partie de son film à mettre ces deux éléments en opposition. On assiste donc à une œuvre nettement découpée en étapes distinctes. Tout d’abord, afin de mettre le spectateur dans une meilleure position réceptive, la cinéaste choisit de le fragiliser émotionnellement avec une série de séquences douloureuses qui voit un Josh complètement perdu finir dans une sordide chambre d’hôtel. Puis, au moment ou la tension dramatique devient suffisamment forte, elle fait basculer son film dans la véritable comédie sentimentale, à grands efforts de gags légers et de scènes romantiques. Enfin, pour finir, Penny Marshall procède à une sorte de travail de régression avec la vision d’un Josh devenu adulte (il a consommé l’acte sexuel avec sa petite amie, cela a suffi à le rendre plus… sérieux) mais décidé à revenir à la case départ. Après une séparation du style « sortez violons et mouchoirs », la boucle est bouclée. Les éléments devenus inutiles disparaissent alors (le boulot, la petit amie, même le costard cède la place au bomber de collège par l’intermédiaire d’un très sobre fondu au noir) et l’on repart sur la séquence d’introduction.


Evidemment, pour interpréter un tel rôle d’homme-enfant, il était nécessaire confier la tache à un spécialiste de la comédie américaine. Mais il était également indispensable de trouver un comédien dégageant suffisamment de naïveté naturelle afin d’assurer la crédibilité du personnage. Et c’est à ce moment qu’intervient Tom Hanks. Et pour cause ! De la même manière que Michael J. Fox restera un éternel adolescent, Tom Hanks conservera très longtemps cette innocence dans le regard et ce sourire infantile qui sera l’une des clés de son succès. Et dans Big, il est très difficile de réaliser que l’acteur est déjà âgé de 33 ans.
Un choix donc judicieux. Et heureusement, car Tom Hanks est de tous les plans. Rarement vu un film dans lequel un premier rôle est autant assumé. Bien sur, on peut être agacé par son air un peu niais et l’abondance de scènes un peu mièvres, mais il serait vraiment injuste de critiquer la qualité intrinsèque du travail de ce comédien hors norme. A coté de lui, les autres acteurs se partagent les miettes. Le plus en vue de ces pauvres gens est un inattendu Robert Loggia qui a le don de cultiver l’art du contre-pied (remember Innocent Blood…), mais au fil du métrage l’on voit également apparaître des valeurs sures du cinéma américain comme John Heard – dans le rôle du « méchant » de service – ou Jon Lovitz. Quand à l’unique rôle féminin d’envergure, celui de la petite amie et initiatrice involontaire, il est tenu par une spécialiste du genre : Elizabeth Perkins (qui avait déjà œuvré dans le genre avec une place de choix dans le disneyen Miracle sur la 34ème Rue).

La conclusion de

Big n’a rien d’un chef d’œuvre, il pourrait même en agacer certains pour sa naïveté clairement affichée et son déballage romantique à quatre sous. Mais, paradoxalement, j’ai été séduit, et je le suis encore aujourd’hui, par la fraîcheur du traitement imposé par Penny Marshall. Une honnêteté de ton bienvenue qui, à mon avis, empêche le film de sombrer dans le ridicule. Si à ce constat bienveillant on ajoute une performance remarquable de Tom Hanks et quelques gags qui font mouche, on peut en arriver à la conclusion que Big est tous comptes faits un sympathique spectacle familial.

Que faut-il en retenir ?

  • Atmosphère sympathique
  • Quelques bons gags
  • Pour tout public
  • Un Tom Hanks à son avantage

Que faut-il oublier ?

  • Une naïveté qui peut agacer
  • A déconseiller aux détracteurs de Tom Hanks

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