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Critique du film : Joe's Apartment [1996], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 25 février 2007 à 11h46

Quand New-York a le cafard… ça swinge!!

Lorsqu’un jeune provincial fraîchement débarqué à New-York trouve un appartement dans l’East Side, il ne sait pas encore qu’il va devoir cohabiter avec des colocataires plutôt envahissants : une horde de cafards bavards et fêtards !!

Welcome to the Big Apple!

Adaptation d’un court-métrage MTV réalisé en 1992, Joe’s Apartment subit à sa sortie en version longue, quelques années plus tard, un véritable flop critique - et par conséquence public. En effet, descendu en flèche par les médias américains qui, apparemment, n’aiment guère que l’on égratigne le rêve américain, le film de John Payson, dût se contenter de prix de consolation finalement pas si négligeables : une entrée méritée dans le panthéon des films cultes (aux cotés des Howard the Duck et autres Buckaroo Banzai) et un grand prix au festival Imagina.
En effet, l’élément le plus dérangeant, et le plus imposant, de Joe’s Apartment est l’acide critique sociale de la société américaine qui, comparée à celle des cafards qui parcourent le film de leurs fringantes petites pattes, parait bien minable et bien plus dangereuse. A coté d’une fraternité des insectes bâtie sur la fraternité et la joie de vivre, on trouve l’égocentrisme et la violence des New-Yorkais. Avec un regard cynique et très drôle sur ses concitoyens (en tout cas, personnellement j’ai bien ris), John Payton accumule les exemples ; l’arrivée en ville du jeune Joe qui se fait braquer tous les dix mètres, l’artiste new age qui baigne dans son sang durant 2 jours avant qu’un passant ne s’intéresse à lui, les enfants construisant des jouets avec des seringues usagées dans un terrain vague, la pauvre mémé jetée dans les escaliers dans un but crapuleux, et j’en passe…
Les trois compères: Ralph (ou Rodney), Joe et Rodney (ou Ralph)

Finalement, l’humanité et la compassion, Joe va la trouver auprès des cafards, notamment les deux potes Rodney Cafard et Ralph Cafard, qui vont tout faire pour que leur ami ne « change pas », avant que l’amour ne vienne s’en mêler par l’entrée en scène de la ravissante Lily (une Megan Ward très à son avantage). Un dénouement obligatoire, car n’oublions pas que nous sommes dans une comédie familiale et John Payson, malgré son cynisme, décide toutefois de garder un optimisme très MTV (qui a dit Disney ?).
Il n’empêche que durant toute sa longueur, ce film est un véritable régal à la condition que l’on soit adepte du style clippesque MTV et des séries télé survitaminées héritière de Parker Lewis. Les gags s’enchaînent à une vitesse folle, tous aussi crades les uns que les autres – un véritable régal pour l’amateur de pipi-caca que je suis resté – entrecoupés d’hilarantes chorégraphies parodiques récupérant les grands classiques de la culture américaine (une mention spéciale pour les balais nautiques dans l’eau immonde de la cuvette des chiottes !).
Un maire amateur de fine dentelle

Si la principale force du film vient évidemment de la performance technique déployée à l’occasion de la numérisation et de l’animation de cette horde grouillante et bruyante que sont les amis cafards de Joe, on ne peut mettre de coté l’atout séducteur qu’apporte l’imposant quota de sympathie dégagé par le coupe vedette. En effet, il est utile de préciser que l’excellent acteur qu’est Jerry O’Connell, assisté de Megan Ward - qui en s’hasardant loin des sentiers aseptisés de Melrose Place, nous rappelle qu’elle est une actrice construite par le film de genre – est parfais dans son rôle de jeune candide ouvrant brusquement les yeux sur le monde. Un acteur qui, en 1996, malgré son jeune age (22 ans) avait déjà dix ans de carrière derrière lui, avec notamment son inoubliable rôle de Vern dans le Stand by Me de Rob Reiner (la meilleure adaptation, à mon goût, de la bibliographie de Stephen King).
Le cafard a le pied marin

La conclusion de à propos du Film : Joe's Apartment [1996]

Nicolas L.
80

Joe’s Apartment fut un flop à sa sortie. Depuis, comme nombre de films cultes, il s’est refait une santé avec le marché du DVD, et la sortie en 2006 d’une nouvelle édition prouve que le film n’a pas été oublié. Et ce n’est que justice, tant le traitement de ce film délirant est outrecuidant et culotté. Rien que cet élément, rare dans l’univers des œuvres américaines formatées, mérite le respect. De plus, si l’on ajoute un festival de gags très crades et hilarants, des comédiens sympathiques et de superbes effets numériques, on se trouve peut-être devant l’une des comédies les plus originales des années 90.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario culotté et critique
  • Des effets numériques excellents
  • Des gags réussis dans un univers déjanté
  • Un couple vedette sympathique

Que faut-il oublier ?

  • Il faut aimer l’humour pipi-caca
  • Une fin conventionnelle

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