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Critique du Film : Le Fléau selon Clive Barker
Le Fléau selon Clive Barker >

Critique du Film : Le Fléau selon Clive Barker

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 13 février 2007 à 1223

Mauvais réveil

Le Fléau démarre fort, très fort même. Un jeune père se rend dans la chambre de son fils de 9 ans afin de le réveiller pour qu’il se rende à l’école. Le voyant sans réponse, allongé sur le ventre, il le retourne… Pour le découvrir en catatonie, la bave aux lèvres (le gamin ne le fait pas trop bien, mais bon, on s’en contentera). Paniqué, le père amène son fils dans le service d’urgence le plus proche. Là, il rencontre sa sœur, qui est infirmière, mais il constate aussi que son enfant n’est pas le seul dans cet état : les couloirs sont encombrés de parents affolés portant leur enfant dans les bras. A l’écoute du flash d’info qui irradie la télévision derrière lui, il semblerait que tous les enfants de moins de 9 ans, sur la surface de la Terre, soient atteints par ce mystérieux mal…


Dix ans après, les choses ne se sont guère arrangées. Les enfants ont grandi, ils acceptent de se nourrir mais sont de véritables légumes, installés dans des immenses sanatoriums créés dans les gymnases des collèges désertés. Tous les magasins pour enfants, les parcs de jeu, les établissements scolaires sont à l’abandon. Dans les rues, les quelques rares ados ayant réussis à échapper au Fléau croisent des adultes déprimés et, dans le monde entier, les foules manifestent contre la loi sur l’avortement obligatoire… Un parfum de fin du monde. Une bonne ambiance bien glauque, sans artifice, avec des moments forts. Comme lorsque se produisent les phases de crises…
En effet, deux fois par jour, tous les enfants en catalepsie sont soudainement pris d’une crise de convulsions. Tous en même temps. Cela donne lieu à une impressionnante séquence d’ouverture dans l’hôpital mais surtout cette scène de ‘’Convulsion Party’’ dans le sanatorium où des centaines d’adolescents sanglés à leur lit s’agitent violemment en rythme devant le regard blasé des infirmières. Mis en valeur par des travellings judicieux et un délicat plan à la Louma, cette séquence est vraiment réussie. Je me dis alors que je me tiens là devant une véritable petite perle.

J’allais hélas déchanter. Dommage.
Car ce début très intriguant, basé sur une atmosphère fantastique et oppressante, empruntant à la fois au Fléau de Stephen King, bien sûr, mais aussi aux Coucous de Midwich de Wydham, va basculer dans le film d’horreur à deux balles lorsque se produit le ‘’réveil’’ des endormis. En effet, une nuit, tous les gamins se réveillent ! Affublés d’une sorte de conscience collective (comme dans le Cellulaire de Stephen King), ils se mettent à massacrer les adultes, sans distinction. Le film sombre alors dans le zombis-movie avec des séquences de sièges (dans le collège, dans le bureau du shérif, dans une église…) répétitives, avec des choix narratifs et des cadrages qui errent entre le Prince des Ténèbres de John Carpenter et les films de morts-vivants moderne (à la Danny Boyle) avec des hordes de gamins couverts de sang qui courent après leurs proies.

Il y a donc un peu de gore, un peu d’action, quelques courses poursuites, quelques échanges de coups de feu, une mère tuée par sa fille (La Nuit des Morts-Vivants, vous connaissez ?). Rien de bien original. Mais le pire vient du questionnement suivant, qui reste dans le flou : Pourquoi ? Et c’est à ce moment que l’on arrive à en déduire que ce script est un foutage de gueule. Car on ne saura jamais, je dis bien jamais, le pourquoi de ces convulsions et la raison de leur régularité ; pourquoi il va s’écouler exactement dix années avant que ne se produise le réveil ; pourquoi leur conscience collective semble si irrégulière ; pourquoi certains ados de 19 ans ne sont pas touchés. Bref, plein de questionnements qui restent sans réponse. Quand à la question principale (« que veulent-ils ? »), on obtient une très vaseuse réponse ésotérique à travers la déviance d’un texte biblique écrit par un prêtre de village qui passera tout de même à la casserole. Le seul truc que l’on pige, c’est que les ados, avant de tuer leur victime, leur vole leur âme et leurs souvenirs à travers une rapide cérémonie litanique. Encore l’occasion pour le cinéaste de nous faire preuve de sa riche culture cinéphilique en nous offrant un jeune garçon au regard prophétique, véritable duplicate du Malachai de Gatlin(Le démon du Maïs, encore de Stephen King).

Mais un quizz ne fait pas forcément un film. Sinon, appelez-moi Spielberg.

La conclusion de

Le Fléau selon Clive Barker (il aurait du s’appeler plutôt selon Stephen King) est une œuvre inachevée, un brouet cinéphilique assez prenant à ses débuts mais qui va devenir, par manque de netteté dans son scénario, un véritable navet bourré de clins d’oeils et de clichés. Les questionnements restent presque tous sans réponse, transformant des séquences intéressantes en d’inutiles effets de style, et le traitement finit par s’égarer dans le banal film de zombis. A force de vouloir cultiver le mystère, Hal Massonberg finit par s’y perdre et scier la branche sur laquelle il s’est assis. Copie à revoir, jeune homme…

Que faut-il en retenir ?

  • Un début très réussi
  • Quelques séquences efficaces
  • Un peu de gore
  • Le bref passage de Dee Wallace-Stone

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario qui dérape
  • Nombreux questionnements non résolus
  • Trop de clichés dans la deuxième partie
  • Encore des zombis !!

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