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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Fugitive Mind

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 9 février 2007 à 12:17

Mémoire défaillante

John est un parfait looser. Tireur d’élite viré de l’armée, il s’est accoquiné avec l’ex-copine de Freddy (Heather Langenkamp) et la soupe populaire est son unique refuge. Autant dire que pour la société Den Com, c’est le cobaye idéal.
Donc, à grand renforts de gnons dans la tronche et de coup de pieds dans les genoux, les molosses de la société de manipulation génétique kidnappent le paumé et son pot de colle de copine. Puis, après voir mis leur victime dans une penderie équipée d’un néon vert fluo et branchée sur un vieil Amiga 500, les scientifiques entreprennent de donner à John un nouveau passé et une nouvelle identité. Ca marche, John devient Robert (non, il ne change quand même pas de sexe, dommage, cela aurait pu être drôle), un ingénieur de Den Com, et on lui offre même une épouse, l’ex-bimbo un peu décrépie Michele Greene (Sharon Stone ne devait pas être dispo), qui est bien entendu, dans la connivence.
Le spectateur encore éveillé peut légitimement se demander le pourquoi de l’affaire. En fait, toute cette opération de lavage de cerveau a été organisée dans le but de créer le parfait crétin qui sera chargé de descendre un sénateur trop curieux. Mais évidemment cela ne fonctionne pas comme prévu (de la même manière que le suspens dans le film) et John/Robert parvient à leur échapper, en compagnie de pot de colle. Il peuvent d’ailleurs, pour la circonstance, compter sur l’incompétence de gardes surchargée de créatine et complètement lobotomisés (certains se roulent par terre avant d’avoir pris le moindre coup), ainsi que sur le travail parallèle d’un Buck Rogers (l’acteur Gil Gerard) investigateur qui, vu son tour de taille démesuré, a absorbé un très grand nombre de cheeseburger depuis les années 70.
Dans le labo suréquipé d’une unique vitrine emplie jusqu’à la gueule d’embryons en plastique, les scientifiques conspirateurs paniquent, se réunissent dans le bureau du producteur, et envoient à la poursuite des fugitifs une équipe de fins limiers. Ces derniers, pourtant bien patauds, n’ont guère de mal à retrouver le couple qui s’est réfugié dans le premier motel venu. Après un nouvel échange de mandales, le chef des limiers se souvient soudainement qu’il possède un neutraliseur électrique certifié Den Com (y’a un petit logo dessus) qu’il utilise pour mettre hors service notre héros. Par mesure de sécurité, il injecte à un John/Robert déjà dans les vapes un sérum soporifique au moyen d’une seringue qu’il gardait, telle quelle, dans sa poche. Des fois que…
Ramené aux studios, puis à nouveau conditionné dans la penderie, John/Robert part alors pour remplir son office. Mais arrivé sur les lieux, alors qu’il s’apprête à tirer une balle dans la tête du sénateur faisant un discours devant dix figurants, l’amour le ramène à la raison. En effet, surgissant des escaliers, pot de colle utilise les mots qu’il faut pour dévier le tir qui tue d’un seul coup l’un des vils conspirateurs. Alors que l’autre, complètement déprimé par la médiocrité du scénario, décide de se jeter dans le vide (bon, on l’aide aussi un peu…).
Bien évidemment, le sénateur, très reconnaissant, se montrera d’une grande générosité envers les deux SDF… en leur offrant deux médailles militaires. Ravis d’un tel honneur, John et pot de colle reprennent leur route vers l’ANPE du coin, main dans la main et le sourire aux lèvres.
Je vous l’avais dit. Ce sont des crétins.

20

Fred Olen Ray et Jim Wynorski sont les compères indécrottables de la série B tirant souvent sur le Z. Dans Fugitive Mind, il récupère des éléments de Total Recall, de Universal Soldier et d’un vieux film des années 70 dans lequel un coup de téléphone activait la mission d’agents secrets endormis. Mais la sauce a vraiment du mal a prendre, le choix des acteurs as-been Michael Dudikoff et Heather Langenkamp y est également pour quelque chose tant leur jeu est insipide, mais c’est surtout la réalisation, d’une monotonie affligeante, qui pousse lentement le spectateur dans les bras de Morphée. Restent quelques dialogues si débiles qu’ils en deviennent drôles… mais c’est bien peu de chose.

Critique de publiée le 9 février 2007.

Que faut-il en retenir ?

  • Dialogues involontairement drôles

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans originalité
  • Réalisation sans aucun punch
  • Interprétation sans saveur

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