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Critique du Téléfilm : Le Triangle Maudit
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Critique du Téléfilm : Le Triangle Maudit

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 2 janvier 2007 à 1616

Daube des Caraïbes

Tommy, Gus, Stu et sa copine Julia partent à la pêche à l’espadon sur un vieux rafiot rafistolé dirigé par Morgan, un capitaine au débardeur sale mais qui a comme avantage d’avoir comme second Charlie, l’une de ces blonde à forte poitrine qui ne déplairait pas à Elie Semoun.
Malgré les nombreux rêves prémonitoires de Julia, les mauvaises augures de Gus (qui était pourtant l’un des plus entrain à prendre le large au début du film) et un bain de mer – hélas bien peu sexy !- qui prend des allures dramatiques lorsque Julia manque de se noyer, la fine équipe décide de continuer l’aventure et se lance à la poursuite d’un banc de poissons au cœur des brumes jaunes du triangle des Bermudes.
Là, comme d’habitude, les boussoles deviennent folles, la radio grille, le moteur cale, les filles couinent, les mecs s’engueulent… Bref, tout le monde panique. Tous, sauf le fier capitaine crado qui parvient finalement à rétablir le calme grâce à deux répliques bien placées que l’on doit trouver dans le manuel du Parfait Naufragé tant elles sont récurrentes dans ce genre de situations.
Puis, lorsque les spécialistes des effets spéciaux finissent par se lasser de créer cette opaque fumée jaune, le ciel s’éclaircit, dévoilant un superbe paquebot de luxe en image de synthèse : le Queen of Scots. Gus, qui comme par hasard vient de lire la veille une histoire traitant de ce bateau, informe le reste du groupe qu’il est porté disparu depuis 1939. Une information de taille qui ne manque pas d’ébranler l’assurance de ses amis. Cependant, après avoir usés de nombreuses expressions faciales sensées marquer l’étonnement, les naufragés décident tout de même d’explorer le navire à la recherche de ‘’machins’’ qui peuvent servir.
L’exploration ne se fait pas sans heurts. Car réalisateur et scénaristes ont décidé de nous faire un remake du Vaisseau de l'Angoisse, mais hélas en nettement moins trépidant. On s’éloigne ainsi définitivement du concept de triangle des Bermudes pour pénétrer de plein pied dans le thème moisi du bateau fantôme. Bien sûr, en vieux briscard de la série B, Lewis Teague garde sous le coude la carte ‘’triangle maudit’’ pour masquer d’un voile de pudeur les lacunes d’un scénario qui tente de faire revivre Shining sur un navire. A chaque questionnement non satisfait, le spectateur pourra toujours se consoler en se disant : ouais, bah, c’est parce que l’on est dans le triangle des Bermudes !..
Beaucoup moins spectaculaire que le Vaisseau de l’Angoisse et nettement moins fun que le Bateau des Ténèbres (avec Lance Henriksen, réalisé la même année), le film de Lewis Teague se contente de mettre en scène les quelques molles agressions d’un Luke Perry sous Prozac possédé par l’esprit d’un acteur des années 30 que l’on devine Faustien. Quelques coups de battes de Cricket sont en effet les seules actions d’envergure d’un métrage aseptisé, au déroulement linéaire et soporifique. On en même vient à jubiler lorsque Charlie et Tommy se retrouve coincés dans une cale en train de s’inonder (la cale, pas Charlie et Tommy…) tout en sachant pertinemment qu’ils vont s’en sortir, faute de quoi le film s’achèverait au bout d’un heure. C’est triste, n’est-ce pas ?

La trépidante séquence de la cale inondée

Et ce n’est pas ce dénouement ridicule qui va réconcilier les spectateurs avec ce film. Cette séquence, qui permet à deux naufragés de faire explorer un gigantesque paquebot avec un pistolet à fusées de détresse, a cependant le mérite d’être absolument stupide donc hilarante. Son aspect comique est appuyé de plus par des effets numériques pourris dont la misère égale l’incendie final de Beowulf, en plus prétentieux, et par le sourire du crétin satisfait qu’affiche Tommy, le bellâtre de service… Rhaaaa, lovely !

La conclusion de

Pffff ! Mon dieu, quelle daube ! Pas grand-chose à sauver de ce produit de commande réalisé sans passion et interprété par des acteurs qui cachetonnent. Le scénario est terriblement prévisible et ennuyeux, l’action est inexistante et le climax présente un encéphalogramme plat. Et ne parlons pas des seuls et misérables effets spéciaux pyrotechniques qui ont lieu à la fin du film. Remarquez, ils ont au moins le mérite d’être drôle… Un spectacle soporifique.

Que faut-il en retenir ?

  • Une fin involontairement drôle

Que faut-il oublier ?

  • Scénario prévisible et sans originalité
  • Réalisation morne
  • Personnages insipides

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