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Critique du Téléfilm : ADN Alien
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Critique du Téléfilm : ADN Alien

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 30 décembre 2006 à 1507

Chasse aux papillons martiens

Geronimo n’est plus un indien ! Non, de nos jours c’est un docteur de je ne sais trop quel truc dépendant de la NASA. En tout cas, c’est un type bien, avec costard et tout. Il a même des collègues et une pièce remplie d’ordinateurs en place et lieu d’une plume et d’un canasson. C’est dire l’importance de l’individu.
D’ailleurs, c’est vers Géronimo que l’on se tourne lorsqu’une navette spatiale revient de mission avec l’un de ses astronautes blessé par un grain de sable cosmique. Placé de suite en observation, le patient ne semble guère en forme mais l’équipe scientifique est trop occupée à essayer d’analyser le grain de sable pour y faire vraiment gaffe. Ils ont tort, car le vaillant astronaute en train de claquer est en fait l’hôte de papillons qui, une fois éclos, se barrent par la fenêtre et se répandent dans les rues de Houston.

On chope de ces saloperies dans l’espace, j’vous dis pas!

Dans le centre de Géronimo, c’est la panique. Manquant de filets à papillon, les scientifiques ne peuvent pas faire grand-chose pour empêcher la fuite des insectes extraterrestres. Ils se consolent en amenant sur les lieux une blonde spécialiste de la varappe qui se prétend experte en bestioles en tout genre. Ainsi, pendant que Géronimo effectue sa danse de parade nuptiale devant une Savannah polie mais dubitative, les papillons, à quelques lieues de là, agressent violemment un cuisinier de barbecue sous les quolibets de deux pétasses. On devine à ce moment qu’elles ne vont guère se marrer plus tard. En effet, le cuisinier va alors se transformer en un homme-insecte violent et vindicatif. En réalité, il ne possède de l’insecte qu’un dialogue limité, des clignements d’yeux cliquetant, deux appendices préemptifs en synthèse sur les flancs et une longue… euh… trompe planquée dans sa bouche (ça, c’est très sexy !).
En ayant apparemment marre de passer pour le débile de service, il commence par se venger des pétasses à coup de trompe qu’il utilise à travers de destructrices fibroscopies. Il est dommage que cela ne soit pas Brian Yuzna aux manettes de ce film, car un tel acte par un tout autre orifice aurait été vraiment drôle. Là, on se contente de voir un long serpentin gluant pénétrer de manière équivoque dans la gorge d’une brune siliconée qui n’en demandait pas tant. Finalement, cela n’est pas si mal, pour autant que l’on ait un peu l’esprit tordu.
Ne bougez pas madame!

Au labo, on rame sévère. On ne comprend pas pourquoi certains des humains mutent et d’autres ne servent que de victuailles. Au bout de nombreuses heures à fixer son économiseur d’écran, Savannah se lève et se blesse avec un bout de verre. Elle mate d’un air benêt le sang qui s’écoule de sa blessure. Puis ; Eurêka ! - Avons-nous analysé l’hématologie (terme nec plus ultra pour signifier le groupe sanguin) des victimes et des mutants ? dit-elle soudainement. - Euh…non, répond un Géronimo tout penaud. A croire qu’il a passé son temps à faire des ronds de fumée. Aussitôt dit, aussitôt fait. Et c’est à ce moment qu’ils apprennent que les mutants sont tous du groupe B négatif, comme Savannah (ça alors, quel hasard !!) et que les autres groupes ne servent que de nutriments.
Mulder et Scully? Non, Géronimo et Savannah

Par ailleurs, dans la cité de Houston, c’est le bordel. Car le cuisinier n’est pas le seul a avoir muté en homme-trompe suite à des piqûres (ou morsures) de papillons galactiques. De partout, les victimes vidées de leurs entrailles sont signalées et évidemment, comme à chaque fois, le FBI met les pieds dans le plat. Ici, c’est par l’intermédiaire d’un officier fan de Chuck Norris et de la série Texas Rangers. Il apprend d’un air très grave aux scientifiques qu’ils ont 48 heures pour arrêter l’invasion, faute de quoi les puissances étrangères déchargeront leur arsenal atomique sur Houston. Inutile de préciser que les scientifiques en restent comme deux ronds de flan et ont du mal à admettre une telle idiotie scénaristique. Mais bon, en professionnels consciencieux, ils acceptent de jouer le jeu. On va en faire de même, si vous le voulez bien…
Après que Géronimo ait réussi à empêcher le cuisinier de kidnapper Savanah pour en faire une congénère et que le frère de la scientifique ait repéré les traces de la colonie alien, le FBI apprend que la communauté des hommes-insectes s’est réunie sur un navire et envisage d’essaimer de nouveaux papillons. Un commando de choc est alors organisé pour faire sauter le navire. C’est la dernière chance pour sauvegarder Houston de la destruction totale ! Géronimo, Savannah et son frangin vont évidemment parti de l’expédition. - Vous savez vous servir de ça ? leur demande l’officier en leur tendant deux automatiques. - Un peu mon n’veu ! répondent en cœur Savannah et son frère en armant la culasse de leurs armes. Pas de doutes, cela doit être des amis de Charlton Heston
Le cuisinier et le capitaine

Faiblement gardé par des hommes-insectes plus axés sur la gaudriole que concernés par leur sécurité, le navire est alors consciencieusement miné par les scientifiques (les militaires du commando tapent probablement le carton avec les gardes hommes-insectes car l’on en voit pas la queue d’un). Même si le cuisinier et le capitaine du navire essayent mollement de contrecarrer les plans des humains, l’affaire est rondement menée. Le seul à y passer est l’officier du FBI qui connaît une violente indigestion de tuyau en fonte. Puis le film se conclut par une magnifique explosion numérique digne d’un jeu vidéo des années 80.
Enfin, que l’on croit, car sur une bouée de sauvetage dérivant au gré des vents, quelques papillons s’amusent à se rejouer le Radeau de la MéduseThe End
Mis en œuvre par une bonne partie de l’équipe technique des X-Files, le film de Rob Bowman est un mixage assez médiocre de L'invasion des profanateurs (version 78) et de Lifeforce. La faute en revient à un scénario bourré d’invraisemblances et un manque de rythme dans la réalisation. De leur coté, les comédiens font ce qu’ils peuvent pour rendre leurs personnages crédibles. Parmi eux, Nicholas Lea (le Krycek de X-Files) est plutôt convaincant malgré la difficulté de sa tâche. Il serait d’ailleurs intéressant de le voir dans une œuvre plus ambitieuse. Le rôle féminin a été confié à Jamie Luner, une star du petit écran (Melrose Place, Profiler…), une fille qui fait son maximum mais qui manque vraiment de personnalité pour donner du relief à un personnage si fade.

La conclusion de

ADN Alien est un téléfilm plutôt médiocre malgré les moyens débloqués. La réalisation est correcte mais manque d’ambition pour un long métrage et les effets spéciaux sont réduits au minimum. De plus, l’histoire se voit plomber par de nombreuses invraisemblances scénaristiques qui prêtent parfois à sourire. Et au final, même si l’œuvre n’est pas foncièrement désagréable à visionner, elle ne laisse pas non plus un souvenir inoubliable.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation correcte
  • Nicholas Lea, plutôt convaincant
  • Se laisse regarder

Que faut-il oublier ?

  • Nombreuses invraisemblances
  • Effets spéciaux limités
  • Manque de rythme

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