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Critique du Film : Jack Frost

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 28 décembre 2006 à 13:17

Des meurtres de sang froid…

Par un étonnant concours de circonstances, un tueur en série se retrouve transformé génétiquement en un bonhomme de neige polymorphe et méchamment taquin…
‘’Cela me laisse froid’’, ‘’tu sens la morsure du froid’’, ‘’froid piquant’’, ‘’froid dans le dos’’… Jack Frost, le film d’horreur (à surtout ne pas confondre avec la mièvrerie éponyme interprétée par Michael Keaton) est un véritable feu d’artifices de jeux de mots reloux et de punch lines qui dérapent. Car avant toute chose, le britannique Michael Cooney a voulu que son film soit une véritable farce désopilante et horrifique. Mmouais, à voir le produit final, on peut dire qu’il n’y soit parvenu qu’en partie.


Le métrage alterne en effet le moyen, le pas terrible et le franchement mauvais, et pas toujours dans le registre attendu. Cooney a tout d’abord choisi de tourner son film comme un véritable film d’horreur avec son boogeyman indestructible qui terrorise une petite ville de bouseux, et en y glissant tous les stéréotypes indispensables au genre. On y trouve donc le shérif dépassé par les évènements, les autochtones bien beaufs, les envoyés spéciaux antipathiques venus de la ville, et quelques jeunes gens lobotomisés qui ne pensent qu’à forniquer malgré le danger. Hélas, tous les échanges relationnels entre ces différents personnages restent étrangement sages dans le cadre d’un film qui se voudrait outrecuidant, voir irrévérencieux. Une petite paire de fesse en string sera, par exemple, le seul plan coquin que pourra déguster le spectateur avide de spectacles Troma et de cinéma bis en général. Et en dehors des jeux de mots de classe ‘’carambar’’, les lignes de dialogue sont désespérément mornes.

Par contre, du coté du gore, certains effets sont vraiment très drôles. La présence du maquilleur japonais Screaming Mad George – un artiste très doué lancé dans le métier par Brian Yuzna – y est sûrement pour quelque chose. On y reconnaît d’ailleurs sa touche très glauque dans la séquence de régurgitation de Stone au cours de laquelle un Jack Frost liquide émerge du corps du pauvre homme sous la forme de gerbes d’eau gelée. Par contre, même si l’effet cheap est probablement recherché, il est regrettable que la texture qui compose le bonhomme de neige soit souvent si proche du bloc de polystyrène expansé. Et même si certaines poses de Jack Frost sont marrantes, il faut admettre que parfois son apparence de mannequin à roulettes est assez triste à visionner.

La plupart des effets humoristiques viennent du décalage entre le ton plaisantin et potache qu’emploie la ‘’créature’’ et le dramatique, voire l’horreur, de la situation. Tous les meurtres sont donc appuyés par des expressions bien grasses. Certains crimes sont vraiment originaux, comme la séquence de viol dans la salle de bain et l’empalement buccal au manche de pioche (un hommage à Vendredi 13 ?). C’est finalement cette diversification des meurtres qui m’ont empêchés de décrocher définitivement de cette histoire débile. Puis vient l’hilarante et héroïque attaque aux sèche-cheveux. Un moment de cinéma potache digne des meilleurs films de John Waters durant lequel un groupe de personnages fait reculer le monstre grâce à l’emploi de ce ridicule objet de coquetterie. Terrifié mais ayant toujours le mot pour rire (sic), c’est un Jack Frost fondant (il pleure sur son nez carotte qui vient de chuter au sol) qui recule devant la menace et se dirige - à travers une myriade de faux raccords - vers une chaudière qui sera son tombeau. Enfin presque…

Du coté des comédiens, les fans de série télé auront la surprise de voir une des stars du petit écran, Rob LaBelle, dans le rôle de Stone, le savant fou. Il a cependant bien du mal à assumer ce type de personnage dans lequel il doit débiter des dialogues stupides avec un aplomb dramatique. Il n’est d’ailleurs pas le seul car tous ont plus ou moins les plus grandes difficultés à créer ce décalage indispensable au succès des nanars. Le seul qui y réussit quelque peu c’est ce vieux briscard de F.William Parker qui, dans la peau d’un vieux villageois, a décidé de surjouer au possible. Et il est souvent drôle….

30

Les vrais nanars ‘’réussis’’ sont ceux nés d’un ratage involontaire. Ici, pour Jack Frost, Michael Cooney a décidé de construire son film pour ce faire afin de le glisser dans le registre d’un film de la Troma. Il se vautre quand même pas mal à force de vouloir trop en faire. L’humour apparaît ainsi comme forcé et les situations sont souvent trop clairement identifiées comme artificiellement foireuses. Cependant, il y a quelques bonnes idées, quelques effets spéciaux amusants, qui rattrape quelques fois le dérapage de la séquence précédente. A voir au 10ème degré.

Critique de publiée le 28 décembre 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques idées originales
  • Effets spéciaux parfois sympas
  • Quelques gags qui tombent juste

Que faut-il oublier ?

  • Un bonhomme de neige souvent peu convaincant
  • Manque de prise de risque dans le registre ‘’déjanté’’
  • Lignes de dialogue insipides.

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