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Critique du Film : Le Pacte du sang
Le Pacte du sang >

Critique du Film : Le Pacte du sang

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 12 décembre 2006 à 0026

‘tain, cool… j’kife trop les ciersors!!

Caleb, Pogue, Tyler et Reid sont les descendants de quatre familles de sorciers issus de la célèbre communauté d’Ipswich. Beaux gosses, bourrés de fric, ils font semblant d’étudier à la faculté voisine, qui ressemble plus à un hôtel particulier qu’à un établissement destiné à l’enseignement. Chouchou des filles du coin, ils n’arrêtent pas de se pavaner comme les gros cons qu’ils sont, bien évidemment. Manque plus que Paris Hilton et la fête est complète !
Dans Covenant, vous ne trouverez aucune explication sur l’origine de leurs pouvoirs magiques, aucun cérémonial chiant qui risquerait de décourager notre chère jeunesse élevée à coups d’émissions de M6, aucune étude de vieux grimoire (sauf un passage hilarant que l’on croirait emprunté à la série Charmed) aucun détail sur la signification et le symbolisme des coven wicca, pourtant riche en imagerie. Non, pour ce gros bourrin de Renny Harlin, tous ça n’est que détails insignifiants, du superflu. Ainsi désoeuvrés, les quatre sorciers passent alors leurs journées à se balader en voiture de sport, utiliser leurs pouvoirs pour mater le cul des filles, exhiber leurs musculatures et leurs fessiers dans les douches (on se croirait parfois dans un film de David DeCoteau, Harlin serait-il devenu gay ?) et peloter leurs petites amies qui, évidemment, semblent toute droit sorti d’un casting pour mannequins de mode. Oui, car apparemment les thons sont bannis de Spencer College, un établissement étrange - qui devient d’ailleurs presque complètement désert la nuit venue - où l’on on peut se balader à moitié à poil dans ses couloirs au parquet consciencieusement verni. A croire que les protagonistes sont les seuls internes…

4 sorciers en goguette

Heureusement pour notre état nerveux, cette douce et insouciante monotonie va être interrompue par un cinquième larron. Un nouveau venu encombrant, descendant d’une cinquième famille supposée éteinte. Ce dernier, après avoir (mal) caché son jeu en jouant le mec cool et affable se dévoile (il se met à faire plein de grimaces) à la moitié du métrage : c’est un super vilain pas beau méchant tout plein ! Le vil personnage désire en effet s’emparer du pouvoir des 4 autres pour devenir encore plus puissant, et pour cela, il n’hésite pas à employer la manière forte et des araignées microscopiques.
C’est sur ce pitch mince comme un papier à cigarette que Renny Harlin construit probablement le plus mauvais film d’une carrière pourtant peu glorieuse, en utilisant à outrance les poncifs éculés des films de teenagers. Bimbos dociles, érotisme mal assumé, étudiants athlétiques, soirées sur la plage, musique neo-metal pour ados, photographie MTV, tous les éléments chers aux films stéréotypés des catalogues de Dimension Films sont présents. Douloureusement prévisible, le film s’écoule comme un (très) long clip vidéo de luxe aux couleurs bleu-nuit chiadées et aux images hyper sophistiquées. On se fait donc chier grave en attendant le moment ou les principaux protagonistes vont finir par se mettre sur la gueule.
Grrr!

Le duel entre Caleb, le plus âgé des quatre gentils sorciers, et le vilain Chase (interprété par le très grimaçant Sebastian Stan) a finalement lieu au cours du dernier tiers du film, dans une grange abandonnée. On assiste alors d’un œil détaché à un combat ‘’matrixien’’, à grand coups de frisbee énergétiques et de boule élémentaires. Histoire probablement de nous rappeler que Covenant est avant toute chose un Comics Book, les deux énergumènes nous montrent alors une partie de l’étendue de leurs pouvoirs (on se demande à cette occasion comment il est possible que cette communauté ne soit pas encore maître de la Terre). Ca vole, ça tourbillonne, ça prend des tonnes de trucs zarbis dans la gueule sans que cela ne soit décoiffé, et,bien évidemment ça se charrie entre deux effets numériques tonitruants (surtout le méchant, en fait, qui n’arrête pas causer). Bien évidemment, aidé par un papa momie en crise de rédemption, c’est le gentil sorcier qui va remporter le gros lot… pffff ! Quelle originalité !
Qui veut jouer à la balle avec moi?

La conclusion de

Au final, Covenant, ou le Pacte du Sang (ne cherchez pas, y’en a pas une goutte dans ce film) est un mélange très chiant et très fade de The Craft, X-Men, Buffy, Charmed et Harry Potter. Un film formaté pour adolescents qui met en scène de beaux comédiens bien propres sur eux, avec des lignes de dialogue d’une assommante banalité et une histoire sans surprise aussi sage qu’une enquête de Scoobidoo. A éviter, sauf peut-être pour les plus jeunes…

Que faut-il en retenir ?

  • Effets spéciaux

Que faut-il oublier ?

  • Tout le reste est à jeter.

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