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Critique du Film : Razorback
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Critique du Film : Razorback

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 6 décembre 2006 à 2342

Une sacrée tête de lard...

Le bush australien est en émoi. Dans une partie isolée de ce désert, peuplée presque essentiellement de chasseurs de kangourous, les accidents mortels se succèdent. Pour le vieux Jake Cullen, suspecté à tort de la mort de son petit-fils, il n'y a aucun doute; le responsable de ces disparitions est un gigantesque Razorback sanguinaire qui erre dans le désert. En compagnie d'un jeune américain, qui a récemment perdu sa femme dans d'étranges circonstances, et d'une naturaliste, il part alors à la recherche de la créature...
Razorback est le premier film de Russell Mulcahy, un réalisateur australien féru de clips vidéo. Bâti sur un scénario très classique - un monstre sanguinaire qui écume une région retirée, entraînant une traque périlleuse organisée par quelques personnages cruellement impliqués -, le film vaut essentiellement par son aspect visuel qui est, il faut l'admettre, utra chiadé.


Mettant à profit sa passion pour les effets photographiques, Russell Mulcahy s'attache en effet à donner à son film une ambiance chromatique surréaliste. Mettant en évidence les particularismes lumineux qui baignent les paysages du bush australien, il les déforme et les retexture à grand renforts de filtres chromatiques, donnant à l'ensemble une atmosphère glauque, quasiment irréelle.
Appuyés par ces effets photographiques, le décorum et l'environnent, déjà bien sinistres de part le sujet traité et les personnages inquiétant qui y évoluent, prennent un visage diabolique et malsain. Un artifice réussi qui a pour principal effet de plonger le spectateur dans une sensation durable de mal à l'aise.
L'une des principales autres sensations est cet écœurement qui survient lors des scènes horrifiques. Sur le sujet, Razorback nous rappelle que les années 80 sont les années du gore, notamment lors des séquences d'équarrissage qui se déroulent dans horrible abattoir de Petpak, ce lieu sordide, domaine d'une cour de vermine et de rats dirigée par deux dangereux frangins cradingues et dégénérés (hommage évident aux classiques du Survival que sont La Colline a des Yeux et Massacre a la Tronçonneuse).

Et le monstre dans tout ça? Ben, on n’en voit pas grand chose et c'est tant mieux car l'on devine lors des plans les plus révélateurs qu'il ne s'agit que d'une poupée bien trop rigide montée sur roulettes. Sur le coup, Mulcahy préfère prendre l'option du subjectif et il en est bien inspiré, d'autant que les éléments horrifiques plus "normaux" entretiennent bien le climax (les deux frères, les cochons affamés...).

La conclusion de

Puisqu'il faut bien finir, je conclurais en disant que, plus de 20 ans après sa sortie en salle, le film qui a lancé la carrière de Russel Mulcahy a gardé son efficacité, grâce notamment à une bonne exploitation visuelle. Certes, le scénario est convenu et l'échéance prévisible, mais l'atmosphère reste suffisamment originale pour accrocher l'attention du spectateur. Un film intéressant, au moins pour son aspect avant-gardiste.

Que faut-il en retenir ?

  • Effets photographiques avant-gardistes.
  • Univers bien glauque
  • Quelques plans bien craspec

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans grande originalité

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