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Critique du Jeu de rôle : Fading Suns - La Geste du Futur
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Critique du Jeu de rôle : Fading Suns - La Geste du Futur

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 7 novembre 2006 à 0842

Pistolasers et épées batardes

Fading Suns est un jeu de rôle SF américain dont la version 2 fut éditée par Multisim. Avec la disparition de l’éditeur, le relais fut pris par UbIK qui propose irrégulièrement des traductions des derniers suppléments parus en version originale. Jusqu’à quand, nul ne saurait le dire, mais même si les chose devaient restés en l’état, la gamme Fading Suns est si vaste qu’elle peut vous procurer sans problème des années d’aventures stellaires.
UN PEU D'HISTOIRE
La partie background du jeu est très importante et vise à préciser l’univers bien particulier de Fading Suns. Un monde uchronique dans lequel le high tech se mêle au rustique. Un monde dans lequel l’obscurantisme religieux et le fanatisme fait office de loi. Un monde de contradictions et de secrets bien gardés.
A l’origine de cette situation, il y a la civilisation disparue des Annunaki, une mystérieuse race extraterrestre qui a laissé derrière elle de nombreux artefacts extraordinaires. Dont les Portails de Saut. Les fans de la série Stargate verraient mieux de quoi je cause si je leur disais que ces étranges artefacts permettent de se déplacer d’un bout à l’autre de la galaxie simplement en les franchissant matériellement. Ils n’ont juste qu’à les imaginer beaucoup plus grand et flottant dans l’espace...
Découverts à l’occasion d’une simple expédition, les Portails servirent à la race humaine, originellement établie sur la Terre, à explorer puis coloniser de nombreux systèmes planétaires. Tout ne se fit pas sans heurts, car l’humanité du composer avec de nombreuses races extraterrestres intelligentes. L’impérialisme inné de la race humaine et son intolérance conduisirent souvent aux conflits, larvés puis ouverts et destructeurs. Faisant montre d’une très forte volonté expansionniste, la politique humaine parvint néanmoins à ses fins, ils découvrirent dans leur extension de nombreux autres Portails, et ils purent ainsi poursuivre leur effort.
Cependant, comme chacun le sait, toutes les bonnes choses ont une fin. Trop grand, l’empire Terrien devint incontrôlable, les planètes les plus éloignées revendiquèrent leur émancipation d’un système qu’il ne reconnaissait plus comme guide. La situation d’envenima, les guerres se succédèrent au guerres, entrecoupées de trop courtes trêves pour permettre une reconstruction. Puis les Symbiotes parurent, des créatures extraterrestres parasites qui commencèrent à grignoter les possessions les plus éloignées de cet Empire déchiré.
C’est dans ce contexte que grandit l’église du Pancréateur, une structure dogmatique prônant l’arrêt de la course à la technologie et un retour aux anciennes valeurs. Devenu omnipotente, peut-être encore plus que les dirigeants politiques, elle répandit sa parole et fit retomber la civilisation humaine dans l’obscurantisme médiéval. Des portails furent oubliés, d’autres condamnés, et aujourd’hui, dans ce cinquantième siècle, le monde connu se résume à une quarantaine de planètes. C’est dans cet univers crépusculaire que vont évoluer les personnages.

Non, non, ce n’est pas un perso de D&D

ET LES PERSONNAGES ALORS?
La lecture de la partie ci-dessus a sûrement rappelé à certains joueurs l’univers guerrier et religieux de Warhammer 40000. Fading Suns présentent en effet quelques similitudes avec la dark fantasy spatiale développée par les studios Games Workshop. Mais contrairement au jeu de la compagnie anglaise, celui de Holistic Design propose un panel de possibilités plus vaste, et les meneurs de jeu disposent de nombreuses orientations scénaristiques. Explorations, intrigues, enquêtes criminelles, combats spatiaux, duels à l’épée en apesanteur, dans Fading Suns, les joueurs devront se plonger dans un monde surprenant et exotique. Un monde étonnamment rustique dans lequel la société humaine est divisée en castes.
Ces castes (ceux qui gouvernent, ceux qui prient, ceux qui commercent), à la manière d’un jeu de rôle purement médiéval, représentent les rouages essentiels au bon fonctionnement de la mécanique impériale. Elles sont décrites de manières très précises dans le livre de base, mais présentent toutefois un large éventail de possibilités concernant la création du personnage. Que votre avatar soit noble, religieux ou marchand, vous pourrez vraiment le personnaliser, tant les sous-classes et les courants philosophiques et sociaux proposés sont riches. Dans Fading Suns, un paladin dans pur style Lancelot peut côtoyer un pilote de vaisseau spatial tête brûlée et un peu filou (un Ian Solo quoi !). Comme d’habitude, chaque personnage est défini par une somme de caractéristiques chiffrées et de compétences, plus 3 paires ‘’d’attitudes’’ (l’Esprit) regroupées par opposition (extraverti/introverti, passion/calme, foi/ego). A la façon du jeu de rôle Pendragon, lorsque la valeur d’une attitude progresse, son opposée faiblit de la même valeur.
Le système de création de personnages est d’ailleurs très original puisqu’il propose deux méthodes. La méthode biographique, qui est la plus simple, avec une réflexion pyramidale sur le cursus de votre personnage (enfance, apprentissage, etc…) qui fournit alors les éléments chiffrés nécessaires. Et la méthode personnalisée, avec création en détail de votre personnage par la répartition de points dans les attributs. Je dois avouer que je préfère la première, de loin plus fun et plus rapide. A noter qu’il est également possible d’interpréter des personnages extraterrestres…
ET COMMENT CA MARCHE?
Dans le livre de base, après la partie consacrée à la création de vos personnages, l’on arrive à la section détaillant les règles de simulation. Les concepteurs, privilégiant l’héroïsme et le spectaculaire, voire le cinématographique, ont opté pour un système simple et intuitif : le Victory Points System. La résolution des différentes situations se résout par l’intermédiaire d’un lancer de D20. Pour réussir une action, il faut obtenir un score inférieur à la somme [Compétences utilisée + caractéristique concernée]. Tout en sachant qu’il vaut mieux que le résultat du jet soit le plus haut possible, car plus l’écart entre le jet obtenu et le score [Compétence utilisée + caractéristique concernée] est faible, plus l’action effectuée est de qualité et fournit plus de points de victoire. Cela parait un peu obscur, dit comme ça, mais je vous promets que l’on s’y fait très vite. A noter qu’une version anglaise fournit une adaptation pour le D20 System, mais personnellement, je trouve que l’utiliser dénaturer vraiment trop le jeu, tant le système de ces points de victoire encourage les actions d’éclat.
Voilà, c’est mieux comme ça ?

ET LE MONDE?
Le livre de base est un peu chiche en informations (et encore plus en illustrations) concernant l’environnement des personnages. Seuls sont réellement bien décrits les courants théologiques et les arts occultes dans la partie Création de Personnages (les pouvoirs psi prennent une grande place dans la société des Mondes Connus), ainsi que des détails concernant l’environnement technologique et notamment ses décalages uchroniques (il y est décrit comment piloter un vaisseau par exemple…). En fait, le seul élément de décors qui est fourni dans un premier temps est la planète Pandémonium, et encore, de manière succincte. Ce gros défaut est cependant compensé par la tonne de suppléments qui sont parus depuis la sortie du livre de base.

La conclusion de

Pour conclure, je dirais que Fading Suns est le jeu de rôle incontournable pour tous les rôlistes férus de Space Opéra. Certains de mes joueurs n’ont pas adhéré à ce portage médiévaliste dans l’espace intersidéral, le jugeant peu crédible. C’est vrai, je les comprends, cet aspect peut être dérangeant. Néanmoins, je persiste à dire que ce jeu est excellent, que le système de règle colle parfaitement au sujet, et que la liberté de choix qui est proposé au meneur de jeu est un véritable bonheur. De Dune à Hyperion, en passant par Star Wars, Tschaï ou les Princes-démons, tous les styles sont permis !!

Que faut-il en retenir ?

  • Règle claire et très agréable à lire (malgré quelques coquilles !)
  • Grande possibilité de développement
  • Système de création de personnage très intéressant
  • Mécanique de jeu efficace

Que faut-il oublier ?

  • Une gamme à l’avenir plus qu’incertain
  • L’investissement dans les suppléments est indispensable à court terme
  • Un mélange de genre qui peut déranger.

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