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Critique du Film : Les morts vivants
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Critique du Film : Les morts vivants

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 6 novembre 2006 à 0849

Les zombis arrivent... et c'est la faute à Bela

Un jeune couple de fiancés est reçu dans la propriété de Beaumont, un riche planteur d’Haïti. Ce dernier, amoureux fou de la jeune femme, décide de tenter tout pour la conquérir. Pour ce faire, il n’hésite pas, avec la complicité d’un étrange et inquiétant personnage, à la tuer pour la faire ensuite revenir à lui. Sous la forme d’un zombie…
White Zombie, premier film traitant véritablement de la culture vaudou et des zombies, s’est bâti en fait sur un concours de circonstances. Au début des années trente, les studios Universal entament leur domination sur le secteur du film fantastique. Dés les prémices de cette longue période qui ira jusqu’à la fin des années 40 avant de lentement décliner, deux stars se détachent de la masse ; Boris Karloff et Bela Lugosi. Non pas pour leurs capacités dramatiques (quoique Karloff a eu mainte fois l’occasion de prouver son talent dans d’autres registres plus ‘’classiques’’), mais plus pour leur charisme et leurs particularisme physiologique. Et même si leur côte de popularité est au faît de leur possibilité, les tous puissants studios Universal possèdent en réserve quelques remplaçants de luxe (Chaney, Carradine, ect...). Des fois que...
Aussi, en cette année 1933, Bela Lugosi est considéré par la compagnie de Carl Laemmle comme peu ‘’bankable’’ (comme quoi le phénomène n’est pas nouveau). Le nom de l’inoubliable interprète de Dracula ne suffit pas, selon les critères du studio, a remplir les salles. Le demi-échec de Double Assassinat dans la Rue Morgue l’a prouvé l’année précédente. L’acteur peut donc être loué (il ne faut pas oublier qu’à cette époque, heureusement révolue, les comédiens ‘’appartenaient’’ au studios) à des compagnies plus modestes afin de mieux le rentabiliser (sic).
Le producteur Edward Halperin profite alors de l’occasion pour s’attacher les services de l’illustre vampire des Carpathes. Louant durant dix jours les studios de l’Universal, récupérant des vieux décors, il bâtit avec l’aide de son frère Victor Halperin (passé derrière la caméra), un mélodrame fantastique avec comme toile de fond une histoire de cérémonie vaudou très romanesque. On assiste à cette occasion le premier défilé cinématographique de morts-vivants, errant sans but dans les campagnes, l’air fixe et le teint blafard.

Beaumont et son cocher zombie

Malgré sa tête d’affiche dans ce film, on ne pas affirmer que Bela Lugosi (qui interprète Letendre - ce magicien créateur de hordes de domestiques zombifiés et qu’il contrôle en se serrant les mains de manière ésotéricomique !) nous offre une performance remarquable. Il nous refait en effet inlassablement ses gros yeux accentués par de risibles haussements de sourcils. En gros, il se contente de donner la seule chose qu’il soit capable de faire : Dracula. Mais sans la cape. D’autant plus, qu’avec son accent hongrois à couper au couteau, il a bien du mal à se faire passer pour un planteur d’origine française (Imaginez Jacques Fabri essayant d’imiter Winston Churchill, et vous aurez un équivalent).
Non, l’intérêt de White Zombie vient plutôt de sa très élégante mise en image et de l’utilisation optimale de ces décors improbable (la demeure de Letendre est une sorte de château gothique au bord d’une falaise à la mer déchaînée, une battisse qui serait bien plus à sa place dans les Balkans qu’au cœur des Antilles). Les intérieurs sont superbes et la caméra exploite le moindre détail avec précision, la photographie expressionniste donnant à l’ensemble une excellente atmosphère fantastique. Le scénario n’est pas non plus inintéressant. Bien sûr, on lorgne bien du coté des mélos si courus à cette époque avec l’habituelle galerie de personnages stéréotypés au possible, mais l’ensemble est bien écrit, avec des gros efforts sur ces effets théâtraux empruntés au cinéma muet. Ainsi, tout en faisant preuve d’un charme désuet, White Zombie ne sombre jamais dans le ridicule.

La conclusion de

Au final, White Zombie n’est pas le chef d’œuvre du cinéma fantastique. Il serait certainement tombé dans l’oubli s’il n’avait pas été le premier film à nous exposer le mythe du zombie moderne, et en définir les standards. Cependant, il serait injuste de ne voir que cela en l’œuvre de Victor Halperin. C’est véritablement un film charmant, doté de qualités graphiques et narratives indéniables, qui mérite qu’on le visionne en tant que tel.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario intéressant
  • Bonne réalisation
  • Atmosphère fantastique saisissante
  • L’arrivée des hordes de zombies !
  • La présence de Bela Lugosi

Que faut-il oublier ?

  • Dracula aux Caraïbes
  • Un peu trop de surjeu
  • Le mélo des années 30

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