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Critique du Film : Patient 14
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Critique du Film : Patient 14

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 2 novembre 2006 à 0745

Conspiration auditive au patient 14

Suite à une violente agression, Liza a perdu l’audition. Désespérée et sans emploi, hébergée dans un centre d’accueil, elle se porte volontaire pour subir une manipulation génétique expérimentale qui pourrait la guérir de sa surdité. L’expérience porte ses fruits bien au-delà de ses espérances puisque Liza s’aperçoit avec effroi qu’elle peut entendre les pensées des gens situés autour d’elle. Lucy Jenner interprète le patient numéro 14. Sur les 15 cobayes, c’est la seule qui ne va pas succomber à l’expérience. En effet, pour une raison inexpliquée, elle ne va pas, contrairement à ses malheureux compagnons, céder à la psychose puis la folie suicidaire. Tant mieux, pour la simple bonne raison qu’il aurait été difficile de continuer l’intrigue, mais aussi, parce qu’avec son p’tit air de Kristin Scott Thomas, la jeune comédienne ne manque pas de charme (eh oui, je suis un fan de la belle anglaise !). Bref, cette patiente pas comme les autres va développer un don surnaturel : une ouïe dix fois plus développée que la normale et capable de percevoir les pensées des gens. En dehors du fait que ce pouvoir peut être vachement pratique pour éviter de se ramasser des râteaux inutiles lors de risquées séquences drague, il peut accessoirement se révéler très utile aux forces de police et aux agences de renseignement. En voilà donc notre jolie Liza qui passe du statut de chômeuse handicapée au rang prestigieux d’agent gouvernemental en tailleur à la Scully.

Une équipe scientifique soudée

Evidemment, tout ne va pas aller dans heurts. Son petit ami, déjà, qui, pour ne pas avoir été mis dans la confidence, ne comprend pas pourquoi elle se balade tout le temps avec la panoplie de Max la Menace tout en se tripotant ses boucles d’oreilles isolantes (faut voir pour comprendre mais je vous assure que c’est très drôle). Les rapports intimes deviennent même assez rocambolesque, la dame ‘’entendant’’ toutes les pensées frivoles de son partenaire. Mais ces problèmes d’ordre domestiques ne sont que des moindres choses lorsque l’agent Aiden Porter, le vilain de service, décide de la mettre sur la touche afin de la remplacer par un nouveau spécimen plus malléable. Et quand on connaît les méthodes employées en général par ce sinistre personnage pour arriver à ses fins, on en vient à s’inquiéter pour la survie de notre héroïne… Et aussi pour la cohérence du film, d’ailleurs. Car, à partir de ce moment, le scénario part dans des imbroglios de thriller d’espionnage assez improbables et remplis de situations ubuesques. Les meurtres inutiles s’accumulent, entrecoupés par des rebondissements illogiques qui vont aller jusqu’à la mise en oeuvre de nouvelles expériences, suivies par l’élimination physique de l’équipe de recherche. Opération menée bien évidemment par le Krychek de circonstance. De la manière la plus balourde possible. Le final, occasion d’un affrontement entre les deux males dominants, va voir le film se diriger vers un happy end. Mais c’est compter sans cette nouvelle mode d’entretenir artificiellement un suspense qui n’a plus de raison d’être. Le spectateur a donc droit à un stupide dénouement, qui apparaît comme une façon rustre et peu convaincante de rallonger la sauce.

Liza, un agent très spécial

Pour son premier film, cet ancien élève de Roger Corman qu’est Andrew Balakar a choisi d’utiliser une technique de réalisation très conventionnelle, avec un rythme télévisuel dans le style des X-Files. Un choix finalement assez judicieux, entrant parfaitement en phase avec le jeu feutré des comédiens et les bains de couleur choisi (dans les gris bleus). Sans aucun effet spécial (a part un très rigolo effet gore), le cinéaste n’a pas d’autre solution que de traiter son film à la manière d’un drame qui va partir petit à petit (malheureusement) dans le domaine du thriller un peu poussif, sans pour autant changer de style narratif. Le résultat est cependant, dans l’ensemble, plutôt satisfaisant, si l’on oublie les nombreux faux raccords qui auraient pu facilement être évités, et a pour argument de vraiment mettre en avant le jeu des comédiens. Des comédiens qui sont d’ailleurs très convaincants, même s’ils sont peu connus. Je vous ais déjà parlé de Lucy Jenner, qui interprète le rôle principal, mais je vais encore en mettre une couche en vous disant qu’il y a beaucoup de talent et de charme dans son jeu. Le méchant est interprété par Costas Mandylor (vu dans le génialement nul Dinocroco !). Apparemment, le grec-australien est un fan de X-Files tant il mime son jeu sur le personnage interprété par Nicholas Lea dans la série de Chris Carter. Efficace mais guère original. Plus amusant est John J. York, qui incarne le gentil assistant social Grant. Un personnage complètement improbable, mélange hallucinant de Charles Ingals et de Magnum. Un paysan au grand cœur, véritable chevalier servant adepte des bisous sur la joue ! Enfin, pour en finir avec l’interprétation, notons la présence que quelques vieux briscards de la série dans les seconds. Des seconds couteaux, comme John De Lancie, George Takei et Tucker Smallwood, qui donnent du relief aux nombreuses séquences de dialogues.

La conclusion de

Patient 14 est une série B sympathique qui mélange des ingrédients SF avec de classiques éléments de thriller. L’ensemble n’est pas toujours très passionnant ni très logique, mais le film possède une bonne ambiance servie par une réalisation conventionnelle, un scénario qui n’est pas dénue d’humour et des comédiens assez convaincants. Une bonne surprise….

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation sobre mais efficace De l’humour Des comédiens convaincants Lucy Jenner, une charmante actrice

Que faut-il oublier ?

  • Scénario un peu tiré par les cheveux Un rythme un peu trop ‘’bonhomme’’ Une fin stupide

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