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Critique du Film : Splash
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Critique du Film : Splash

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 16 octobre 2006 à 0846

L'appel de la Sirène

Une jolie sirène utilise ses pouvoirs magiques pour prendre une apparence humaine et se rendre à New York, afin de rejoindre un amour d’enfance retrouvé.
Splash raconte une charmante histoire d’amour, une romance attendrissante bien dans l’esprit des fictions de la compagnie Disney. Là dessus, il n’y a aucun doute. Mais Splash raconte aussi les débuts d’une grande amitié qui a propulsé deux icônes du cinéma américain des années 90 au sommet de leur gloire : Ron Howard et Tom Hanks. Pourtant, en trente ans, les deux hommes n’auront collaborés que pour seulement trois films (il y aura Apollo 13 en 1995 et Da Vinci Code en 2006), comme si tous les dix ans deux personnes à la gémellité artistique se retrouvaient pour faire le point sur leur évolution respective. Depuis ce fameux Splash.... en 1984.
A cette époque, le jeune Tom Hanks accumule les petits rôles dans les sitcoms américains (Happy Days, La Croisière s’amuse, Family Ties, etc.). De second coté, Ron Howard, l’ex-star de la série à succès Happy Days, a commencé à mettre de coté sa carrière de comédien pour revenir à ses premiers amours : la réalisation. Après une comédie plutôt réussi, NightShift (sortie chez nous sous le titre ridicule de Croquemorts en Folie), ce dernier est alors remarqué par les studios Disney qui lui confie la mise en œuvre d’un projet à priori stupide : une sirène amoureuse en balade incognito dans la Grosse Pomme.
La script de Brian Glazer (aujourd’hui producteur renommé de shows TV) entre les mains, Ron Howard construit son film à la manière d’un conte de fée moderne et fonce tête baissée dans le clichés hollywoodien. Histoire proche de celle de Cendrillon, jeune premier romantique et maladroit, copain rigolo et gaffeur, adversité modérée et finalement repentante, le cinéaste assume la naïveté de son sujet et de ses divers éléments et s’amuse même à les mettre même en évidence, donnant à son œuvre un surprenant - mais au combien agréable ! - parfum de fraîcheur et d’honnêteté (comme cela sera également le cas un an plus tard avec Cocoon).
Il faut dire que les dialogues sont assez drôles et jamais lourds, et que lorsque l’on a un monument de la comédie - comme l’est assurément le regretté John Candy - à ses cotés, l’on est presque assuré qu’un grand nombre de situations et de répliques font faire mouche. Dans le rôle du grand frère gaffeur au grand cœur, il est tout simplement irrésistible de drôlerie …et aussi de sensibilité. Au cœur de ce récit qui se s’embarrasse pas de ces nombreuses invraisemblances, Tom Hanks se débrouille également comme un chef, avec un jeu prenant exemple sur les comédiens référentiels des années 50 (je pense surtout à Cary Grant, puis Tony Curtis), et offre une prestation très agréable, qui le rend éminemment sympathique et sincèrement amoureux. Un profil ‘’gendre idéal, option romance et comédie’’ qui lui collera à la peau jusqu’en 1993, et le choc Philadelphia.
Remarquez, chers amis, on comprend son émoi ! Notamment lorsque l’on prend connaissance de l’identité de sa promise. Déjà remarquée avec son rôle de Pris dans le Blade Runner de Ridley Scott, la superbe Daryl Hannah parvient - malgré un jeu quasiment muet durant une bonne partie du métrage – à nous faire presque oublier l’invraisemblable et le ridicule de nombreuses situations. Une prestation mémorable, qui la propulsera instantanément, à la manière de la mythique Raquel Welsh de Docteur No, au statut de sex symbol. Elle exposera plus tard la versatilité de son talent, accumulant de nombreux rôles atypiques.
Bien entendu, Splash a des défauts et ne marque pas réellement les mémoires. Le film n’a d’ailleurs pas cette ambition. L’absence de profondeur des personnages, le manque de substance scénaristique, le classicisme des situations qui nous renvoie à la grande parade des comédies romantiques (avec ou sans aspects fantastiques) d’après guerre, empêche le film de décoller, ou tout simplement, d’acquérir sa propre personnalité. Les spectateurs les plus exigeants rigoleront donc doucement à la grande naïveté de la séquence finale, à cette atmosphère de ‘’confiserie’’ qui flotte sur ce film (Walt Disney oblige !), et au manque de réalisme de certaines situations.

La conclusion de

Au final, Splash est un comédie sentimentale fantastique pleine de fraicheur et de sentiments pas trop meilleux. Les clichés ne sont pas évités (c’est impossible sur ce genre de films) mais l’ensemble reste très agréable à voir, avec un humour léger qui n’est pas désagréable. Un film destiné à toute la famille, réunie autour d’un sympathique goûter (pour moi, cela sera un Bourdon on the rocks, merci !)

Que faut-il en retenir ?

  • Athmosphère fraiche et attendrissante
  • Bonne interprétation
  • Humour léger et efficace

Que faut-il oublier ?

  • Scénario convenu
  • Traitement très conventionnel

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